Depuis le 1er avril, la trêve hivernale est terminée. Les expulsions locatives comme les coupures d’énergie sont de nouveau possibles jusqu’au 1 er novembre.
En 2025, en France, on déplore une forte augmentation des expulsions locatives, avec 30 500 ménages forcés de quitter leur logement après décision de justice, selon les données de la Chambre nationale des commissaires de justice.
Dans le même temps, les difficultés à payer les factures d’énergie continuent de s’accentuer. D’après le Médiateur national de l’énergie, 1,2 million d’interventions pour impayés ont été recensées l’an dernier. Un chiffre qui traduit une fragilisation croissante des ménages face à la hausse des coûts de l’énergie.
Des pratiques qui évoluent, mais une pression toujours forte
Les réductions de puissance sont devenues, en quelques années, la mesure privilégiée de recouvrement. Plus simples à mettre en œuvre car téléopérées à distance et plus supportables pour les foyers qui les subissent que les coupures d’électricité, les réductions de puissance ont été multipliées par 3,5 entre 2019 et 2025.

Des dispositifs locaux pour accompagner les ménages
Dans le cadre des « visites eau-énergie » à domicile proposées par Saint-Brieuc Armor Agglomération, Lamballe Terre & Mer et Leff Armor Communauté, les locataires comme les propriétaires en difficultés de paiement d’énergie peuvent solliciter le service de lutte contre la précarité énergétique de l’ALEC. Les conseiller(e)s sont en mesure de les accompagner dans la recherche de solutions pour diminuer le montant de leurs factures et les accompagner dans leurs échanges avec les fournisseurs d’énergie.
Pour les ménages redoutant une procédure d’expulsion locative, l’ADIL des Côtes d’Armor, partenaire des collectivités locales peut également apporter un appui juridique aux locataires menacés d’expulsion par leurs propriétaires.

