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L’ensemble des énergies a vu son prix évoluer au cours des derniers mois. En effet, le marché des énergies s’est tendu notamment à cause de la guerre en Ukraine et au peu de disponibilités des centrales nucléaires françaises. Malgré ce contexte, il faut rappeler que, pour les communes, le prix du gaz naturel conclu via le groupement d’achat du SDE22 (syndicat départemental d’énergie), restera fixe jusqu’au 31 décembre 2023. 

Face à ces augmentations, les collectivités devront continuer d’investir dans la sobriété énergétique voire le développement des énergies renouvelables puisque ces investissements deviennent de plus en plus rentables d’un point de vue économique et face à l’urgence climatique. 

Des actions rapides d’économies

En premier lieu, il sera nécessaire de mettre en place des actions rapides d’économies, du type : 

  • Ajuster le fonctionnement des systèmes de chauffage et de ventilation aux horaires d’utilisation des bâtiments 
  • Réfléchir aux possibilités de mutualisation de bâtiment 
  • Réduire la durée de l’éclairage public 
  • Sensibiliser les usagers des bâtiments de la collectivité

Une fois ces premières actions de sobriété mises en place, il est important d’élaborer une stratégie à plus long terme de réduction des consommations d’énergies. Celle-ci passe par le ciblage des bâtiments les plus consommateurs et la détermination des travaux à effectuer. 

Pour aller plus loin

Vous trouverez dans les liens suivants des documents listant les actions (rapides ou stratégiques) possibles : 

Bâtir un plan d’actions avec votre conseiller CEP

Le travail du conseil en énergie partagé permet de bâtir le plan d’actions mais parfois, il est nécessaire d’engager un audit sur certains bâtiments et de réaliser des études plus précises qui permettront de mieux appréhender les travaux les plus pertinents. Ces audits, qui peuvent être mobilisés notamment via le programme ACTEE porté par le SDE22, montreront plusieurs scénarii de travaux permettant d’atteindre des niveaux de performances plus ou moins élevés et faciliteront la rédaction d’un cahier des charges de consultation des entreprises pour la réalisation des travaux. 

En lien avec le SDE22, le CEP vous aidera à lancer les démarches d’audits et vous indiquera les possibilités d’aides financières pour ceux-ci. 

Dans bien des situations, les financeurs tels que l’État (DSIL, DETR, CAF, …) la Région (appel à projet « Bien Vivre en Bretagne », …) solliciteront des études pour le dossier de candidature à leurs aides financières. Ces audits seront alors les bienvenus. 

Avec la réalisation du bilan énergétique du patrimoine de votre commune, votre conseiller CEP vous a transmis un jeu de préconisations permettant de réduire votre consommation. Vous pouvez, dans un premier temps, vous appuyer sur ces éléments pour bâtir votre plan de sobriété. Il peut également vous aider à établir une stratégie de rénovation et vous accompagner dans la recherche de financement. 

En complément de ce jeu de préconisations, votre conseiller va prendre contact avec vous, dans les semaines à venir, pour vous remettre gracieusement (grâce à un financement de l’Ademe Bretagne) un kit d’économies d’énergie, destiné à initier les bonnes pratiques pour les usagers de votre patrimoine (veille des ordinateurs, écrans, température de la pièce, débit de robinet, etc.).

Un bon isolant ne suffit pas à se protéger du froid et du chaud !
L’étanchéité à l’air est elle aussi essentielle pour obtenir un bâtiment réellement performant : pourquoi, comment, avec quelles vérifications et obligations ?
On vous donne des réponses dans notre dernière vidéo :

À plusieurs reprises ces dernières semaines, des personnes habitant l’agglomération de Saint-Brieuc nous ont signalé avoir été démarchées pour des travaux de rénovation énergétique en se faisant passer pour l’ « Ademe de Saint-Brieuc », l’ « Agence pour la transition écologique de Saint-Brieuc », ou encore « Gouvernement Ma Prim Rénov »…

L’ALEC ne fait pas de démarchage téléphonique

Nous rappelons que nous sommes une association à but non lucratif et que notre champ d’action est de conseiller et éclairer les choix des habitants en matière de diminution des consommations d’énergie et/ou de production d’énergie. Nous sommes à la disposition de tous pour répondre aux questions, mais ne pratiquons jamais de démarchage. Notre intervention est gratuite pour les habitants car elle s’intègre dans les politiques portées par Saint-Brieuc Armor Agglomération et Lamballe Terre & Mer (qui nous financent).

Ce type de démarchage est illégal

En effet, le démarchage téléphonique pour des travaux de rénovation énergétique est illégal depuis la loi du 24 juillet 2020. Si vous rencontrez cette situation, nous vous encourageons à faire un signalement sur le site gouvernemental SignalConso.

Surtout ne rien signer

Si vous êtes démarchés, nous vous conseillons de ne rien signer (tout document, même présenté autrement, serait un engagement de votre part). Pour plus d’information, vous pouvez visionner le tuto sur le démarchage, que nous avons produit il y a près d’un an.

Si vous souhaitez des informations neutres, objectives et gratuites, nos conseillers sont à votre écoute, vous pouvez les contacter au 02 96 52 15 70 ou via notre formulaire de contact.

Vous n’êtes sans doute pas passés à côté des nombreux articles sur les évolutions du marché du granulé de bois ces derniers mois. Dans ses dernières notes, Propellet (association nationale des professionnels du chauffage au granulé de bois) explique les problèmes que rencontre la filière et les solutions qui sont en train d’être mises en place pour y remédier.

image ©Propellet

Dans un contexte de crises, sanitaire et géopolitique, plusieurs facteurs compliquent l’approvisionnement et provoquent l’augmentation des prix : accroissement rapide de la demande, difficultés d’approvisionnement international et évènements soudains, cela conduit inévitablement à des tensions.

Si le prix du granulé de bois est fortement impacté par l’augmentation du coût des matières premières, de l’électricité, du transport et de l’emballage, il augmente toutefois moins que les autres énergies et reste très compétitif.
Pour l’association Propellet, la filière du chauffage au granulé de bois est jeune mais solide, et possède une vision à long terme, comme le montre son rythme de développement avec une large couverture sur l’ensemble du territoire. Elle permet une plus grande indépendance énergétique tout en répondant aux enjeux écologiques actuels en termes de baisse d’émissions de gaz à effet de serre.

Le consommateur (entreprise, particulier, collectivité) a également un vrai rôle à jouer dans la réduction de ses consommations d’énergie : réduire les températures de 2°C et bien entretenir ses équipements sont deux actions simples à mettre en pratique pour aller vers davantage de sobriété énergétique.

Pour en savoir plus :

Qu’est-ce que le radon ?

Le radon est un gaz radioactif présent en tout point du territoire et sa concentration dans les bâtiments est très variable.
Son unité est le becquerel par mètre-cube (Bq/m3) et va de quelques becquerels à plusieurs milliers de becquerels par mètre-cube.
Le radon représente en France 10% des cancers du poumon (soit plus que l’amiante).

Quelles sont les communes concernées ?

Il existe 3 catégories pour le radon :
1ère catégorie : zone avec une présence très faible en radon.
2ème catégorie : zone avec une présence faible en radon. Il existe un léger potentiel de transfert possible vers les bâtiments liés aux facteurs géologiques.
3ème catégorie : zone avec un potentiel en radon significatif : sous-sol riche en uranium (granit, volcanique) où la probabilité est plus élevée d’avoir des problématiques liées au radon.

La cartographie avec le potentiel du radon des collectivités est présente ici :
Connaître le potentiel radon de ma commune (irsn.fr)

Il est important de noter que si une commune est en 3ème catégorie, cela ne signifie aucunement que l’ensemble du sol de la collectivité présente un taux élevé en radon.

Obligation dans les collectivités

Dans les écoles et les crèches, les mesures de radon sont obligatoires depuis le 1er juillet 2020.
Ces mesures se font entre le 15 septembre et le 30 avril durant une période de 2 mois (le coût d’une campagne est à minima de 500€). Elles vont déterminer un seuil et en fonction de celui-ci des travaux peuvent être nécessaires.

Voici ci-dessous les obligations en fonction des seuils atteints lors des mesures :

Une fois les analyses réalisées, les résultats doivent être communiqués aux utilisateurs (accompagnés d’un affichage). Les mesures doivent être à disposition de l’ARS ainsi que du préfet.

En savoir plus