énergies renouvelables

Rejoignez le projet de toit solaire citoyen à Trémuson

Le collectif Trégor Énerg’éthiques et le projet Tinatur à Trémuson

Le collectif citoyen Trégor Energ’éthique est né en 2019 à la suite d’un projet d’installation photovoltaïque sur la toiture de la salle des sports de Ploulec’h. L’idée était que cette initiative pouvait être un catalyseur pour l’émergence de projets fédérateurs autour de la question de l’approvisionnement énergétique d’un territoire.

Aujourd’hui, ce collectif porte un nouveau projet sur la toiture de l’entrepôt de Tinatur à Tremuson. Ainsi, les 500 m2 de panneaux solaires photovoltaïques prévus produiront 89 000 kWh/an, soit l’équivalent de la consommation d’électricité spécifique de 17 foyers. Cette production sera intégralement vendue sur le réseau.

Si vous souhaitez contribuer concrètement à la transition énergétique sur votre territoire, vous pouvez participer dès 50 € ! Au-delà d’un financement, vous prendrez part pleinement à l’émergence d’un véritable projet de territoire et la première référence locale en matière de projets citoyens d’énergie renouvelable.

Ce projet sera notamment présenté le 16 novembre à la Salle Horizon à Plédran lors de l’atelier organisé par Saint-Brieuc Armor Agglomération « Envie de produire une énergie citoyenne et locale ? »

Le solaire photovoltaïque : pourquoi s’y intéresser ?

Le territoire de l’agglomération de Saint-Brieuc consomme l’équivalent de 4% de la facture énergétique bretonne dont une part importante d’électricité notamment pour les besoins domestiques. Dans les projections, les différents scénarios prévoient une croissance de la part d’électricité du fait d’un basculement de certains usages vers l’électricité (tels que le transport, le mode de chauffage…).

Actuellement, sur l’agglomération de Saint-Brieuc, seuls 5% de nos besoins énergétiques sont produits localement, par quelques installations (3 parcs éoliens, 5 installations de méthanisation à la ferme, …). La majorité de notre énergie est donc importée d’autres régions, avec, pour l’électricité, des pertes en lignes qui peuvent représenter jusqu’à 10,5 milliards de kWh par an à l’échelle nationale, soit l’équivalent de la production d’une tranche nucléaire.

Peut-on vraiment compter sur le soleil pour produire une part de notre énergie en Bretagne ?

Contrairement aux idées reçues, c’est la luminosité globale qui est convertie en courant électrique par un panneau solaire photovoltaïque : une installation produira donc par temps couvert et même par temps pluvieux ! Ainsi, 30 m2 de panneaux installés en Bretagne suffisent à produire l’équivalent de la consommation annuelle d’un foyer (hors chauffage et eau chaude sanitaire), avec l’avantage de rapprocher le lieu de production du lieu de consommation limitant les pertes en lignes.

Actuellement l’agglomération est dotée de 32 000 m2 de panneaux solaires photovoltaïques installés sur 700 toitures produisant 1% des besoins électriques locaux. D’ici 2050, le territoire devra multiplier par 10 cette production photovoltaïque pour répondre aux objectifs du plan climat de l’agglomération et de la stratégie nationale bas carbone.

L’investissement citoyen et les énergies renouvelables

Nous sommes tous consommateurs d’énergie dans notre quotidien : pour nous loger, nous déplacer, dans nos modes de consommation, dans nos bâtiments publics… Même en réduisant nos consommations d’énergie et plus globalement notre empreinte carbone par de nouvelles pratiques, nous continuerons à utiliser de l’énergie. Il est donc pertinent de s’interroger et de soutenir un mode de production vertueux et qui bénéficie directement au territoire.

Se lancer seul peut être complexe et coûteux et investir dans un projet collectif citoyen est une excellente alternative ! En France, il existe plus de 256 projets citoyens d’énergie renouvelable, dont 201 en photovoltaïque. Ils génèrent chaque année une production de 170 Gwh/an, soit l’équivalent de la consommation électrique (hors chauffage et eau chaude sanitaire) de 150 000 personnes. En moyenne, pour 1€ investi dans un projet citoyen d’énergie renouvelable, 2,5€ profitent au territoire.

→ Pour en savoir plus

Rendez-vous le 16 novembre 20h à Plédran !

Dans le cadre d’une réflexion sur la mise en place de panneaux photovoltaïques sur son patrimoine, la Ville de Plérin s’est rendue dans la commune de Langouët en Ille-et-Vilaine. Cette petite commune de 600 habitants est connue pour son côté précurseur et son dynamisme dans le domaine du photovoltaïque.

Photos ©
smile-smartgrids.fr / bruded.fr

En effet, la première installation de 30 m² en bacs lestés sur une toiture terrasse, qui intéressait particulièrement la Ville de Plérin, a été mise en œuvre en 2004. Ce type d’installation, encore relativement confidentielle, que souhaitait voir la Ville de Plérin, a été identifiée par l’ALEC grâce à son homologue Rennaise. Ce système permet de ne pas avoir à perforer l’étanchéité de la toiture terrasse existante pour fixer les panneaux. Une technique particulièrement propice pour le projet de production photovoltaïque en autoconsommation que porte la Ville de Plérin sur sa cuisine centrale puisque la toiture vient d’être rénovée.

Un retour d’expérience intéressant

Celui-ci montre que la production est conforme à ce qui était attendu, mais également que les performances de l’installation se maintiennent dans le temps (16 ans !) avec des opérations de maintenance relativement réduites. Cette installation ayant fait ses preuves, cela a incité la commune à poursuivre sa stratégie de déploiement des centrales photovoltaïques.
Ce sont ensuite trois autres installations photovoltaïques qui ont été réalisées sur la mairie (21m²), le pôle enfance (35 m²) ainsi que sur le centre technique municipal (180 m²) !

Un tracker solaire de 75m²

Cette visite a également été l’occasion de voir la dernière réalisation de la commune qui, soutenue en cela par la SEM energ’iV du SDE 35, a mis en place un tracker solaire de 75m². Ces panneaux, installés sur un mat motorisé, suivent la course du soleil. Ce dispositif a été retenu car l’ensemble des toitures du patrimoine communal avait été équipées. Spécificité de l’installation, la production est autoconsommée en direct par un groupe de clients locaux (8 particuliers et 1 agriculteur) qui sont réunis au sein d’une boucle d’autoconsommation collective.

Cette visite organisée par les services de la Ville en lien avec Mickael LAURENT de BRUDED a été très enrichissante grâce aux apports techniques de Pierre MOAL technicien à Energ’iV. Elle a permis à la Ville de Plérin de mieux identifier les ingrédients nécessaires à la mise en place d’une stratégie de développement des moyens de productions d’origine renouvelable sur un patrimoine.
Les points essentiels ayant été soulignés par Jean-Luc DUBOIS Maire de Langouët : « la constance dans l’effort et un bon accompagnement technique ».

Pour aller + loin :

Des entreprises font actuellement du démarchage à domicile et proposent des installations photovoltaïques pour de l’autoconsommation.

Ces installations sont présentées comme se finançant elles-mêmes, par l’économie d’électricité générée par l’autoconsommation d’une part, et par la vente du surplus de production pour le reste. S’il est vrai que l’autoconsommation de l’électricité produite par les panneaux fait économiser de l’argent sur sa facture d’électricité, une installation photovoltaïque ne pourra être rentable que si les habitudes de consommation des habitants du logement correspondent à la production solaire.

Lors de propositions d’installations photovoltaïques, il faut savoir que les techniques envisagées ne sont pas toujours adaptées à la situation du bâtiment et les coûts pratiqués sont souvent très au-dessus des tarifs constatés habituellement.

Si vous êtes démarché,
il est fortement conseillé de ne rien signer.

En effet, les documents présentés sont systématiquement des bons commandes (une fois signés, ils ont valeur de contrat, vous êtes donc engagés). Si vous avez déjà signé un document sachez que vous pouvez vous rétracter dans un délai de 14 jours après la livraison du matériel sans aucun frais en envoyant à l’entreprise un courrier en recommandé avec accusé de réception. Si le délai de rétractation est dépassé, il est possible de faire annuler le contrat en sollicitant l’aide d’une association de consommateurs. Attention, une fois que les travaux sont commencés, il est souvent très difficile d’obtenir des recours.

De plus, il pourra vous être dit que ces installations bénéficient d’aides de l’État, sur le modèle d’autres opérations d’économies d’énergie, comme des travaux de remplacement de chauffage par exemple. En réalité ces installations bénéficient de contrats d’achat de l’électricité, encadrés par l’État, qui fixent les tarifs de vente du surplus de production ainsi que le montant d’une prime pour l’autoconsommation. Ces installations ne bénéficient pas du crédit d’impôt transition énergétique ni d’autres aides à la rénovation énergétique.

Dans tous les cas, si vous vous posez des questions sur des travaux de rénovation énergétique de votre logement (isolation, chauffage, énergies renouvelables…), les conseillers de l’Agence Locale de l’Énergie et du Climat (ALEC) sont à votre disposition pour y répondre de manière neutre, objective et gratuite, par téléphone, email, en rendez-vous dans nos locaux de Saint-Brieuc, ou lors d’une de nos permanence.

L’ALEC est partenaire de l’Espace Info Habitat et de Bonjour Habitat, les dispositifs pour l’amélioration de l’habitat porté par Saint-Brieuc Armor Agglomération et Lamballe Terre & Mer.

Pour tout renseignement, n’hésitez pas à contacter l’ALEC au 02 96 52 15 70.

Liens utiles :

La crise sanitaire que nous traversons ne nous laissera pas indemnes. Parmi les multiples bouleversements dont les effets pourraient se faire sentir pendant encore longtemps, notre système économique n’est pas épargné : plus de 450 000 emplois détruits en un trimestre selon les premières estimations de l’INSEE, recul du PIB estimé à 5,8 %…
Les pouvoirs publics se trouvent alors face à une triple exigence qui nécessite un plan de relance ambitieux : mobiliser le système de santé pour sauver des vies, sauvegarder l’économie pour préserver les revenus et les emplois, et négocier une sortie de crise vers une société plus résiliente. Mais au-delà des réponses directes en matière de santé, les plans de relance pourraient être l’occasion de donner un véritable coup d’accélérateur à la transition écologique de notre société, notamment par la création d’emplois verts, ou en repensant nos modes de productions vers un système plus responsable.

L’institut de l’économie pour le climat (I4CE), fondé par la caisse des dépôts et l’agence Française de développement, a publié un rapport intitulé « Investir en faveur du climat contribuera à la sortie de crise ».

Ce rapport propose un plan de financement public et privé de 26 milliards d’euros pour contribuer à la reprise économique post-Covid, tout en renforçant notre société face à des chocs futurs, et en accélérant notre contribution aux objectifs climatiques.

image © I4CE

À travers 30 actions basées sur les directives de 3 grands secteurs de la stratégie nationale bas carbone (Bâtiment, transport et production d’énergie), I4CE propose un véritable plan de relance qui s’appuie sur les objectifs suivants :

  • La préservation du capital industriel des filières bas-carbone, et l’adaptation de notre économie aux dérèglements climatiques 
  • La relance de l’activité à court terme et en réduisant la sensibilité à des crises futures : chocs de prix du pétrole, approvisionnement alimentaire et industriel…
  • La réduction de nos fragilités face à des menaces sanitaires, notamment par l’amélioration de la qualité de l’air et la réduction de la précarité énergétique.

Plus d’infos :
Rapport de l’I4CE : Investir en faveur du climat contribuera à la sortie de crise

Depuis plusieurs années, le SDE 22 porte un groupement d’achat pour la fourniture d’énergie des collectivités. Le 26 mai dernier, la commission d’appel d’offre du SDE 22 s’est réunie pour attribuer le lot 4 dédié aux tarifs bleus (petites puissances < à 36 kVA). Ce marché lancé pour répondre à la fin des tarifs réglementés de vente (TRV), qui sera effective le 1er janvier 2021, débutera à compter du 1er septembre 2020. Il est conclu pour une durée de 16 mois et se terminera le 31 décembre 2021.

Plusieurs fournisseurs étaient en lice (EDF, ENGIE, PLUM, TOTAL-DIRECT ENERGIE), et c’est finalement l’opérateur historique EDF qui a remporté le marché grâce aux meilleurs prix (fermes sur la durée du marché) et à une bonne note technique. Comme pour les autres marchés du SDE 22, les communes auront la possibilité de « verdir » leurs contrats en souscrivant une part de garantie d’origine renouvelable. Toutefois, le choix doit être fait rapidement pour laisser à l’opérateur la possibilité de commander les volumes nécessaires.

Dans le cadre de ce nouveau marché, pour les comptages équipés de Linky, la tarification pourra être modifiée avec l’ajout d’une saisonnalité (heures creuses / heures pleines, été et hiver) à l’instar de ce qui se pratique sur les tarifs jaunes (C4 moyennes puissances entre 36 et 250 kVA).

À titre indicatif, le SDE a calculé la différence de prix entre le TRV et l’offre d’EDF à partir de deux profils témoins :
Tarif de base 36 KVA, consommation de 30 MWH / an
→ 3% de gain pour l’offre EDF
Tarif de base 6 KVA, consommation de 4 MWH / an
→ 11% de gain  pour l’offre EDF

photo compteur linky
Photo © Sciences & Avenir

À noter également que les tarifs EJP et TEMPO ne seront plus maintenus et remplacés par une des 3 grilles tarifaires, la plus avantageuse. Pour ces deux tarifs, les simulations font également apparaitre un gain alors que les consommations en période rouge TEMPO et de pointe EJP ont été effacées.

Enfin, le contexte COVID aura pu empêcher certaines collectivités de se positionner sur ce marché. En fonction du nombre de contrats concernés, un second marché pourra être proposé par le SDE dans le courant du mois de septembre.