rénovation



© Hippocampe/Ademe EIE
Pour les économies d’énergie dans l’habitat, le premier réflexe à avoir est d’améliorer l’isolation. C’est naturel, avant de changer de système de chauffage, il est important d’en réduire les besoins. Et bien, c’est le rôle de l’isolation.
Il existe 4 principaux postes d’isolation à prioriser. Pour une maison non isolée, les déperditions de chaleur par la toiture représentent environ 30%, par les murs 25%, par les fuites d’air 20%, par les fenêtres 13%, par le plancher 7%. La priorité doit donc être de traiter la toiture et les murs. Bien souvent, ce sont les fenêtres que l’on change, alors qu’elles ne sont pas le premier poste de déperdition et que, la plupart du temps, leur remplacement coûte plus cher que l’isolation de la toiture ! Il existe deux grandes méthodes d’isolation : par l’intérieur ou par l’extérieur du logement. L’isolation par l’extérieur, lorsqu’elle est possible, est plus efficace et ne diminue la surface habitable, mais souvent plus coûteuse. Quelque soit la technique d’isolation choisie, il existe des aides financières pour la réalisation les travaux. A l’Espace Info-Energie de l’ALE du Pays de Saint-Brieuc, un conseiller est à votre disposition pour faire le point sur les travaux les plus judicieux et vous présenter ces dispositifs d’aides.

Au 1er octobre, le tarif réglementé du gaz augmentera de 2%. Ce sera la troisième augmentation de l’année 2012. Au total le prix du gaz de réseau aura pris près de 10% en un an. Pour limiter l’impact sur nos porte-feuilles de cette hausse, il nous faut diminuer nos consommations.

Principe de fonctionnement d’une chaudière à condensation © Hippocampe/Ademe EIE

Pour faire des économies d’énergie, tous les gestes comptent.

Le chauffage est le premier poste de consommation de gaz dans un logement (65%). Le moindre geste que nous pouvons faire aura donc un impact fort. Parmi ces gestes, nous pouvons citer la fermeture des volets et des rideaux dès que le soleil est couché. Cela permet de diminuer les déperditions par les fenêtres et de réduire la sensation de paroi froide. Le choix des températures de chaque pièce est également déterminant. Il est conseillé de limiter la température du salon et pièces de vie à 19°C et 16°C dans les chambres. Évidemment, ces températures sont indiquées en cas de présence dans la maison. Pendant les périodes d’absence, elles peuvent être diminuées. A titre d’exemple, si je diminue la température de mon salon de 1°C (je passe de 20°C à 19°C), je fais 7% d’économie d’énergie !
Et pour que ma chaudière fonctionne correctement, je dois l’entretenir au moins une fois par an. Cela permet de vérifier qu’elle est bien réglée, que la température de l’eau chaude n’est pas trop élevée… Et hop, encore 8% à 12% d’économie !
La cuisson ne doit pas être oubliée, elle représente 6,5% des consommations d’énergie de mon logement. Alors, lorsque je suis derrière les fourneaux, j’utilise des couvercles sur mes casseroles (30% d’énergie en moins) et j’adapte mon récipient à la taille de mon feu.

L’isolation, un investissement rentable.
Pour diminuer mes consommations de chauffage, au delà des gestes, il y a également des travaux qui peuvent s’avérer rentables notamment l’isolation. En effet, elle permet de limiter à la chaleur de sortir de ma maison. Pour cela, la priorité sera donnée à une bonne isolation de la toiture (environ 30% des déperditions de chaleur), puis les murs (environ 25%), enfin les fenêtres (environ 13%). Mais si j’engage des travaux d’isolation, je dois également penser au renouvellement de l’air qui peut se faire grâce à ventilation mécanique contrôlée (VMC). On peut se demander pourquoi, en faisant sortir de l’air chaud, je fais des économies ? En améliorant l’isolation de mon logement, je le rends plus étanche à l’air. Il y a donc moins de renouvellement et la vapeur d’eau qui se dégage de mes activités (cuisine, douche…) et par ma simple présence (par la respiration, la sueur…) s’accumule dans l’air intérieur. Or, comme nous le savons bien en Bretagne, à température égale, dans un air humide, la sensation de froid est plus importante. Plus l’air est humide et plus nous avons tendance à vouloir augmenter le chauffage.
En isolant ma maison, je peux diviser ma consommation de chauffage par deux voire plus !
Un autre investissement qui peut s’avérer intéressant est le remplacement de la chaudière (si celle-ci est assez ancienne). Dans ce cas, la réflexion sur une chaudière à condensation (cf schéma si ci-dessus) est à prendre en compte ou bien un changement d’énergie pour aller vers celle dont le coût devrait être relativement stable comme le bois par exemple.
Pour toutes ces questions, l’Espace Info-Energie de Saint-Brieuc peut vous aider à faire un bilan de vos consommations, évaluer avec vous les gestes ou les investissement les plus pertinents et vous orienter vers les aides financières existantes. Son conseil est neutre, objectif, gratuit et accessible sur rendez-vous ou par téléphone au 0805 203 205.

pour aller plus loin :
guide Ademe « Chauffage, régulation, eau chaude« .
guides des Espaces Info-Energie Bretons : « Économies d’énergie, des gestes qui comptent« , « La rénovation thermique« , « Les équipements performants dans l’habitat« .

L’Agence de l’Environnement et de la Maitrise de l’Energie (Ademe) vient de publier son baromètre annuel du comportement des Français face à la performance énergétique de leur logement.

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Malgré une prise en compte plus importante de l’efficacité énergétique des logements lors de l’achat ou de la location de leur logement (cf enquête TNS-Sofres, janv 2012), en 2011, les Français ont moins investi dans les économies d’énergie.

Crise financière versus crise énergétique ?
Ce baromètre a été établi à partir d’une enquête réalisée auprès de 10 000 ménages. Ce travail montre, sans surprise, que la facture énergétique moyenne des Français est à la hausse avec une dépense annuelle moyenne en 2010 de 1368 € contre 1394 € en 2011. Pratiquement la moitié des foyers interrogés (48%) considèrent que la part de l’énergie dans leur budget est trop importante. De ce fait, 63% d’entre eux évoquent l’augmentation du prix des énergies comme motivation première pour réduire leur consommation d’énergie. En ce sens, la crise financière pourrait être vue comme un accélérateur pour la maîtrise de la demande énergétique.
Mais tout n’est pas si simple. Cette crise a également pour conséquence de limiter le pouvoir d’achat des ménages et leur capacité d’investissement. La part des travaux réalisés est donc en repli par rapport aux années précédentes : 12,8% en 2011 contre 14,4% en 2010 (et 14,8% en 2009). La répartition de ces travaux est également en évolution avec une diminution des travaux sur le bâti (isolation de la toiture, des murs, des fenêtres…) qui passe de 72,5% en 2010 à 66,4% en 2011 au profit des interventions sur le chauffage avec 27,5% en 2010 et 33,6% en 2011.

L’accompagnement financier et technique au niveau national n’est pas toujours décisif.
Les aides mises en place par l’Etat, le crédit d’impôt développement durable et l’Eco-Prêt à taux zéro, n’ont plus le même impact pour déclencher les travaux. Cela va de pair avec une diminution du taux du crédit d’impôt et une baisse significative de la connaissance de l’Eco-Prêt à taux zéro (40% de notoriété contre 54% en 2010).
Concernant l’information des ménages, le vecteur privilégié est le recours aux professionnels (47% des foyers interrogés) alors que seulement 4% on fait appel aux Espaces Info-Energie (conseils techniques et financiers, neutres, objectifs et gratuits).
Pour réaliser les objectifs européens de 20% d’amélioration d’efficacité énergétique et de 20% de diminution des gaz à effet de serre d’ici 2020, il faudra notamment améliorer la notoriété des Espaces Info-Energie qui peuvent aider les particuliers à choisir les travaux les plus efficaces et à bénéficier des aides financières nationales et locales. Sur notre territoire, l’Espace Info-Energie du Pays de Saint-Brieuc a permis de générer 1 036 107 € d’investissement et d’économiser 378 Tonnes équivalent CO2 soit l’équivalent de la consommation d’une voiture qui aurait fait 67 tours du monde. Ces chiffres sont à retrouver dans le rapport d’activité de l’ALE.

D’après une enquête TNS-Sofres de janvier 2012, les français prennent de plus en compte l’efficacité énergétique des bâtiments lors de l’achat ou de la location.
Cette enquête a été mené auprès de ménages, d’agents immobilier et de notaires. Les résultats montrent un intérêt croissant des acheteurs ou locataires potentiels pour le Diagnostic de Performance Energétique (DPE). Ce constat peut être attribué à deux facteurs principaux :
. l’obligation d’affichage de l’étiquette énergétique sur les offres de vente ou de location
. l’augmentation du prix des énergies.

Une étude de l’ADEME, en partenariat avec le CSTB et le Cired, réalisée par le cabinet Artelia, a cherché à définir la « valeur verte » dans l’immobilier. Cette notion prend notamment en compte l’efficacité énergétique des bâtiments. Il en ressort que 2/3 des personnes interrogées estiment que la performance énergétique sera désormais à prendre en compte dans le choix d’un logement.

En d’autres termes, le marché commence à intégrer la performance énergétique dans les éléments contribuant à l’établissement du prix d’un logement.
Votre Conseiller Info-Energie peut vous accompagner dans vos projets de construction ou de rénovation pour minimiser leurs besoins énergies.

plus d’informations sur le n°32 de Stratégies & études

Les certificats d’économies d’énergie sont un outil destiné à promouvoir les économies d’énergie pour les particuliers, les entreprises, les collectivités territoriales. C’est une obligation faite aux fournisseurs d’énergie de participer à la maîtrise de la demande en énergie.

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Comment ça marche ?

Tous travaux d’amélioration des performances énergétiques dégagent des « certificats d’économie d’économie » (CEE), ces derniers appartenant aux porteurs de projet. Par exemple, un particulier isolant sa toiture génèrerait un certain nombre de CEE en fonction de la surface isolée.
En rétrocédant ces certificats, le particulier peut bénéficier d’avantages sous différentes formes : soit une réduction du coût des travaux, soit une subvention, soit des bons d’achat, soit des prêts bonifiés… Attention, ces certificats ne peuvent être valoriser qu’une seule fois et la demande doit être faite avant le début des travaux !
Pour les négocier au mieux, il est important de connaître leur valeur. Les CEE sont représentés par des kiloWatts/heure cumulés actualisé (kWhcumac) sur la durée de vie du matériel installé. Chaque type de travaux dégageant ces certificats est décrit dans des « fiches standardisées » qu’il est possible de télécharger sur le site du Ministère du développement durable (pour le calcul, la Bretagne est en zone H2). Le cours actuel du kWhcumac est d’environ 0,00425€ (cours des CEE sur www.emmy.fr). Ainsi, vous avez la possibilité de comparer les différentes propositions de valorisation des CEE qui vous sont faites.
Prenons un exemple : l’installation d’une chaudière à condensation pourrait générer (pour une maison de 100m²) environ 480€ (en fonction du cours du CEE). Mais le particulier ne récupèrera pas la totalité de cette somme car il y a toujours des frais de dossier, de gestion….

A qui s’adresser pour la valorisation ?

Tous les fournisseurs d’énergie (électricité, gaz, fioul, carburants…) ont l’obligation de récupérer les CEE. Ils sont les premiers interlocuteurs. Mais certaines collectivités peuvent également proposer des subventions en échange de la rétrocession des CEE. C’est le cas de Saint-Brieuc Agglomération (dossier de demande de subvention ) qui propose une aide à l’amélioration des systèmes de chauffage et de production d’eau chaude.

Pour plus d’information, vous pouvez télécharger la fiche pratique des Espaces Info-Energie breton.