fourniture d’énergie

label-ecoquartier-983(1)Le 2 décembre 2015, Sylvia Pinel, Ministre du Logement, a officiellement présenté les opérations lauréates de la 3ème vague du label EcoQuartier : 7 nominés pour cette année 2015, dont la Ville de Saint Brieuc pour l’opération de renouvellement urbain sur le Quartier Europe.

La démarche EcoQuartier vise à favoriser l’émergence d’une nouvelle façon de concevoir, construire et gérer la ville, basée sur l’économie des ressources (énergie, foncier…) et l’adaptation aux changements climatiques.

La démarche s’appuie sur la Charte des Ecoquartiers, qui repose sur 4 dimensions :

  • Faire le projet autrement
  • Améliorer le cadre de vie
  • Dynamiser le territoire
  • Répondre à l’urgence climatique et environnementale

Concilier ces 4 dimensions appelle une démarche ambitieuse qui ne se limite pas à la construction de bâtiments performants. C’est toutes les pratiques d’urbanisme classique et d’aménagement qu’il faut reconsidérer selon une approche multicritère : organiser la ville pour limiter les déplacements, repenser les aménagements des espaces publics pour favoriser les modes de transports doux, intégrer le bio-climatisme dans la conception des bâtiments et des espaces publics, intégrer la biodiversité en Ville…

Ce quartier de 1500 habitants, s’étendant sur 20 ha, situé à l’Est de Saint-Brieuc était constitué principalement de grands ensembles collectifs construits sous forme de tours et de barres dans les années 60 / 70, dont les caractéristiques techniques et architecturales ne correspondaient plus aux besoins et aux normes actuelles. Le projet urbain a permis d’améliorer le cadre de vie, tout en posant les piliers de la Ville Durable.

hydrolienAprès plusieurs mois de test, la 1ère hydrolienne DCNS/Open Hydro sera immergée au large Ploubazlanec. Une 2ème est en production actuellement (à Cherbourg et à Brest) et devrait être mise en service prochainement. Ces deux machines auront une puissance de production de 1MW d’électricité. Ce sera donc la 1ère ferme française, et même mondiale, d’hydroliennes raccordée au réseau national de distribution.

C’est encore une étape de démonstration technologique avant le passage aux fermes pilotes d’ici 2018. Cette nouvelle étape devra à son tour permettre de valider le modèle économique et l’organisation industrielle avant le passage aux fermes commerciales.

A l’heure de la COP 21 et donnant écho au rapport de l’Ademe sur la possibilité d’une France 100% renouvelable (lien vers notre article), la mise en service de ces équipements de production utilisant une source d’énergie non polluante et prévisible place la Bretagne dans les bons élèves des régions françaises.

Plus de renseignement sur l’ademe.fr

image slimeLamballe Communauté a mis en place, depuis 2014, un dispositif d’aide et d’accompagnement auprès des ménages les plus en difficulté dans leur logement, qui subissent des problèmes d’humidité, d’inconfort, ou de charges énergétiques trop élevées.

L’ALE anime ce dispositif et réalise des visites à domicile gratuites pour toutes les personnes qui le souhaitent. Dans ce cadre, la conseillère énergie de l’ALE a tenu sa première permanence dans les locaux des Restaurants du Cœur, antenne de Lamballe, sous la responsabilité de Madame LUCIENNE.

Les Restaurants du Cœur font ainsi partie du réseau de « sentinelles » de la précarité énergétique sur le territoire.

Deux autres permanences sont prévues avec les Restaurants du cœur le 10 décembre 2015 et le 14 janvier 2016. Nous remercions Monsieur LE DREZEN, responsable des Restaurants du Cœur des Côtes d’Armor et tous les bénévoles qui nous ont ouvert leur porte pour un meilleur repérage des ménages.

La mobilisation des associations et la structuration d’un large réseau de sentinelles sur le territoire sont des leviers indispensables pour augmenter le nombre de bénéficiaires du dispositif SLIME.

De ce fait, nous invitons toutes les associations caritatives et tous les acteurs sociaux sur le territoire à rejoindre le réseau de sentinelles du SLIME pour, ensemble, faire reculer la précarité énergétique.

Plus d’informations sur le SLIME.

 

 

pdt 100 ENR AdemeL’ADEME vient de publier officiellement sa fameuse étude prospective, partiellement dévoilée par Médiapart au printemps, sur la viabilité d’un système électrique 100% renouvelable en France métropolitaine.

Sur le réseau électrique, la production d’électricité et la consommation doivent s’égaliser à chaque instant. Or les énergies renouvelables comme le photovoltaïque ou l’éolien produisent au gré de la météo… Alimenter le mix électrique français avec 100% d’EnR est-il possible ?

Les analyses s’appuient sur un modèle permettant de déterminer les parcs renouvelables optimaux région par région, et de vérifier heure par heure que l’équilibre entre la production et la demande peut être réalisé.

Que retenir de cette étude ?

  1. Que plusieurs mix électriques semblent techniquement possibles pour atteindre 80 ou 100% de renouvelables, en satisfaisant la demande chaque heure de l’année. Le potentiel de production, toutes filières renouvelables confondues, est 3 fois supérieur à la demande annuelle estimée en 2050.
  2. Qu’un tel mix 100% renouvelable nécessiterait des adaptations très importantes du système électrique, mais que son coût global serait vraisemblablement du même ordre de grandeur qu’un mix 40% renouvelable.

La production à l’échelle nationale

Dans le scénario le moins cher, l’Ademe prévoit un déploiement massif de l’éolien terrestre (technologie la plus mature) qui représente alors plus de 63% de l’électricité produite, suivi par le solaire (17%), l’hydraulique (12%), l’éolien en mer, la biomasse et la géothermie.

Le rapport souligne toutefois l’importance du déploiement d’un système électrique intelligent et flexible pour permettre le pilotage de la demande avec une flexibilité journalière et plusieurs systèmes de stockage (hydrauliques, sur batteries, à air comprimé)ainsi que le développement du « power to gas » (stockage de la surproduction grâce à sa transformation de l’électricité en gaz par la méthanation).

Un mix à toutes épreuves climatiques

L’Ademe a simulé plusieurs cas de figure avec des journées sans vent, des journées froides, des journées sans soleil et des journées avec beaucoup de vent. Dans tous les cas, grâce au foisonnement géographique, aux technologies de stockage à court et à long terme et au report de production sur d’autres filières, le mix imaginé est capable de subvenir à la demande d’électricité.

Zoom sur la Bretagne

La Bretagne est l’une des régions identifiées par l’Ademe comme ayant un fort potentiel de production renouvelable avec notamment l’éolien, le photovoltaïque, les filières marines…

La production en Bretagne serait en majorité issue de l’éolien en mer (plus de 50% de la production), puis du PV au sol (moins de 20%) et, dans une moindre mesure, à la méthanisation, au photovoltaïque sur toiture, à la cogénération bois et aux énergies marines (autres que l’éolien).

Un coût maîtrisé de l’électricité dans le mix 100% renouvelable

Dans les conditions idéales (meilleure maîtrise de la demande, acceptabilité sociale, progrès technologiques), le scénario à 100% d’énergie renouvelable ne représenterait qu’un surcoût de 2% par rapport à un mix à 40% de renouvelables (prévu d’ici à 2050 dans la Loi sur la transition énergétique) et ce sans intégrer les coûts du nucléaire lié au démantèlement des centrales et à la gestion des déchets.

Toutefois, quel que soit le mix retenu (40% ou 100% d’énergie renouvelable), l’électricité sera de l’ordre de 30% plus cher qu’actuellement.

 

Cette étude est incomplète (pas de prise en compte de l’existant, prise en compte insuffisante de la stabilité du réseau…), mais elle a le mérite d’ouvrir le champ des possibles et de mettre en réflexion et sur la place publique, une vision différente de notre système de production d’électricité.

 

Plus d’informations :

Le dispositif des CEE (Certificats d’Economie d’Energie), est un outil de la politique nationale de maitrise de la demande énergétique. Il impose aux vendeurs d’énergie (électricité, gaz, carburants, fuel…) de faire réaliser des économies d’énergie aux consommateurs.

Pour ce faire, un objectif global d’économies est défini, pour une période de 3 ans, puis réparti entre les fournisseurs d’énergie. La 3ème période a débutéCEE le 1er janvier 2015 avec un objectif de 700 Twhcumac (rappel de l’objectif de la 2ème période : 345 TWhcumac).

Au vu des volumes de vente, les fournisseurs de carburants héritent de près de la moitié de l’obligation totale, suivis par les fournisseurs d’électricité.

 

Les principales évolutions à signaler pour cette troisième période sont les suivantes :

  • Clarification du montage des dossiers et des pièces à fournir
  • Disparition des énergies renouvelables dans le dispositif
  • Passage d’un système de demande et de contrôle à priori, à un mode déclaratif avec contrôle à posteriori
  • Le silence vaut acceptation (si le demandeur n’a pas de retour dans les 2 mois qui suivent sa demande alors le dossier est considéré comme accepté)
  • Elargissement des échantillons de contrôle : le demandeur doit archiver ses dossiers pendant 6 ans afin de pouvoir répondre aux éventuels contrôles
  • Obligation de recourir à des professionnels titulaires de la mention RGE (Reconnu Garant de l’Environnement) pour la réalisation des opérations d’économies d’énergie dans le bâtiment résidentiel (obligation effective au 1er juiIlet 2015)
  • Exigence des performances demandées globalement plus ambitieuses en 3ème période
  • Traitement chronologique des dossiers.

Le tableau ci-dessous synthétise les autres évolutions remarquables, d’une période du dispositif CEE à l’autre.

CEE2

Enfin, il faut noter que les actions engagées jusqu’à fin 2014 pourront continuer à être déposées selon le cadre réglementaire de la 2ème période (arrêté du 29 décembre 2010) et les fiches d’opérations standardisées actuelles  jusqu’à un an après leur achèvement (respect du délai d’un an).

 

Pour aller plus loin