énergies renouvelables


L’État, l’ADEME, et la Région Bretagne lancent, pour la 8ème année consécutive, les Trophées bretons du développement durable. Associations, entreprises, collectivités locales et établissements d’enseignement sont invités à concourir en déposant leur candidature avant le 30 juin 2013. L’objectif est d’encourager et de valoriser les initiatives exemplaires. Ces distinctions sont l’occasion pour les participants de faire valoir leurs projets de développement durable. En 2012, plus de 100 participants ont candidaté et 5 lauréats ont été récompensés.
Les projets de qualité et innovants seront récompensés
5 catégories sont définies dont 4 en fonction de la structure porteuse (association, entreprise, collectivité ou établissement scolaire) et un prix spécial sera décerné autour du thème « Imaginer l’avenir ». Ce prix spécial récompensera un projet qui anticipe sur les modes de vie de demain en inventant des biens ou services (nouvelles manières de consommer, d’habiter, de se divertir…). Bref, imaginer la Bretagne de demain.
Pour s’inscrire et trouver tous les renseignements sur ces trophées, un site internet a été mis en ligne : www.tropheesdd-bretagne.org.


photo ALE du Pays de Saint-Brieuc

Le 27 octobre dernier a été inauguré un nouveau parc éolien terrestre à Lamballe. C’est l’occasion pour nous de faire un petit point sur cette technologie que l’on voit fleurir sur notre territoire. Rappelons tout d’abord que ces grands moulins servent à capter l’énergie du vent pour la transformer, à l’aide d’un alternateur, en énergie électrique. Cette électricité est ensuite injectée dans le réseau qui alimente tous les bâtiments. La production par des éoliennes n’est pas négligeable en Bretagne et s’intensifiera pour respecter les objectifs du Pacte électrique breton. En effet, ce pacte, signé notamment par l’Etat et la région Bretagne, prévoit de multiplier par 4 la production d’électricité d’origine renouvelable en Bretagne. L’éolien terrestre y prendra sa place au côté d’autres énergies comme l’éolien offshore, le photovoltaïque, la biomasse… A notre échelle, nous pouvons également soutenir les énergies renouvelables par exemple en investissant dans un projet d’énergie citoyenne. Le principe est de regrouper des personnes ayant un potentiel d’investissement (même petit : 100€) et de monter un projet d’installation d’énergie renouvelable. Le réseau breton Taranis recense toutes ces initiatives sur son site internet : www.reseau-taranis.fr. Vous pourrez trouver à l’ALE des compléments d’information.

Comme les grandes, les petites éoliennes produisent de l’électricité grâce à l’énergie du vent. Elles peuvent être installées sur un mât ou fixées au pignon d’une maison. Ce système de production d’électricité verte se développe rapidement depuis quelques temps, mais des dérives sont observées. En effet, le taux de crédit d’impôt intéressant booste artificiellement le développement de nombreuses d’entreprises. Avant de s’engager, quelques éléments sont importants à vérifier.
© Ademe / Hippocampe

En dessous de 12 mètres de haut, il n’y a pas de démarche administrative à faire. Seules les règles d’urbanisme et de relations de bon voisinage s’appliquent. Cela simplifie considérablement l’installation de ces machines et il n’existe aucune limitation du nombre de petites éoliennes qui peuvent être installées sur un territoire (sauf si les documents d’urbanisme locaux le stipulent, c’est à vérifier auprès de la mairie).

Le tarif d’achat de l’électricité produite par ce type de machine est relativement bas (8cts d’euros le kiloWatt/heure) et en dessous du coût moyen de l’électricité (12 cts d’euros  le kiloWatt/heure). Dans ces conditions, dans la grande majorité des cas, l’énergie produite est auto-consommée c’est-à-dire que la production est utilisée directement par les appareils électriques de la maison. Cela implique qu’il faut adapter la puissance (et donc la taille) de l’éolienne aux besoins de la maison. En conséquence, la plupart du temps, la machines proposées sont de moins de 2000 Watts.

Une rentabilité à discuter…
La production de l’éolienne dépendra essentiellement de deux facteurs : le niveau de vent (et sa régularité) et la qualité de l’installation.
Dans les Côtes d’Armor, d’après le cahier technique du schéma régional éolien (datant de 2006), à 40 mètres de haut, les vents moyens mesurés n’excèdent pas 7m/s. Plus l’éolienne sera haute, plus le vent sera fort et régulier. Hors, une petite éolienne (sur mât ou sur pignon) ne sera pas installée à plus de 12 mètres de haut. De plus, pour qu’un vent soit régulier, il ne faut pas qu’il rencontre d’obstacle que sont, par exemple, les arbres, les murs, les habitations… Plus l’éolienne se trouvera éloignée de ces obstacles, moins le vent sera perturbé et mieux l’éolienne produira.
Dans ces conditions, nous pouvons faire une approximation de la production annuelle attendue qui sera de l’ordre de 1000 à 1500 kiloWatt/heure. Si cette électricité est consommée sur place, cela représente une baisse de 120 € à 180 € sur la facture annuelle.

Pour accompagner le développement de cette filière de production d’énergie renouvelable, l’Etat a mis en place un crédit d’impôts (appelé crédit d’impôt développement durable). Il est de 32% du prix d’achat de l’éolienne (sans prendre en compte le coût de la main d’œuvre et des autres équipements type onduleur…). Ce taux peut monter à 40% si, en plus de l’installation d’une éolienne, d’autres travaux sont réalisés sur le logement (ex : isolation des murs ou de la toiture…). Mais, même avec cette aide de l’Etat, ce genre d’opération n’est réellement rentable que dans les cas d’impossibilité de raccordement du logement au réseau d’électricité. 

Néanmoins, l’installation d’une petite éolienne, lorsque les conditions de vents sont optimum, est une démarche citoyenne qui va dans le bon sens en permettant de soulager le réseau et de consommer une électricité locale produite par une énergie propre.

L’Europe a soulevé la question de savoir si les pompes à chaleur sont un source directe d’énergie renouvelable. Et la réponse est « non, mais oui »…

Fonctionnement d’une pompe à chaleur – © Ademe / Hippocampe

Principe de fonctionnement
La pompe à chaleur permet de récupérer les calories ambiantes (dans l’air, le sol ou l’eau) et de les transférer à un fluide en les concentrant. Pour faire simple, avec de l’eau à 13°C, elle fait de l’eau à 50°C ou 60°C ! Sur le principe c’est extrêmement intéressant. Mais cette concentration en calories ne se fait pas sans une certaine dépense d’énergie liée au fonctionnement de pompes et ventilateurs notamment.

Les coefficients
Afin de se rendre compte de l’efficacité des pompes à chaleur et de pouvoir les comparer entre elles, deux coefficients ont été créés : le coefficient de performance (CoP) et le coefficient moyen annuel d’exploitation (CoE). Le CoP est un calcul standardisé qui permet connaître la dépense énergétique nécessaire en fonction d’une température ambiante définie (en général +7°C pour l’air) et d’une température de sortie de l’eau fixée également (en général +35°C pour alimenter un plancher chauffant). Prenons un exemple : une pompe à chaleur Aérothermique (ou air-eau) alimentée à l’électricité affichant un CoP de 4. Cela signifie que la pompe à chaleur va consommer 1kWh d’électricité pour produire 4kWh de chaleur dans des conditions de température d’air extérieur de 7°C et pour alimenter un plancher chauffant avec de l’eau à 35°C. Le CoP sera d’autant plus élevé que l’écart entre la température de l’air et celle de l’eau de chauffage sera faible.
Changeons maintenant un petit peu les paramètres pour se rapprocher des conditions réelles. Imaginons une période hivernale un peu plus fraîche avec une température de l’air qui tombe à 0°C. Le Cop peut alors descendre en dessous de 3, soit une consommation de 1kWh d’électricité pour une production de chaleur inférieure à 3 kWh. (Vous pouvez retrouver les CoP des pompes à chaleur certifiées NF sur le site internet de Certita, organisme de certification). Ces variations saisonnières sont donc à prendre en compte lors du choix d’un appareil. Pour cela, une Directive européenne (Energies renouvelables 2009/28) définit le Coefficient moyen annuel d’exploitation ou CoE. Celui-ci décrit le rendement réel d’un appareil au court de l’année entière.

Pompe à chaleur et énergie renouvelable
C’est grâce à ce dernier coefficient que l’Europe classe ou non les pompes à chaleur en énergie renouvelable. Pour une pompe à chaleur alimentée à l’électricité, il faut que le CoE soit au minimum de 2,9 pour qu’elle soit considérée comme une énergie renouvelable directe. Dans les autres cas, elle est décrite comme un outil favorisant certaines énergies renouvelables. Donc une pompe à chaleur ne doit pas systématiquement être considérée comme une énergie renouvelable ! Malheureusement, aujourd’hui, ce coefficient moyen annuel d’exploitation n’est pas mentionné dans les documents de présentation des appareils. La Commission Européenne a jusqu’au 1er janvier 2013 pour donner aux Etats membres les modalités de calcul de ce coefficient en fonction des conditions climatiques.

Si vous souhaitez installer une pompe à chaleur, n’oublier pas que votre Conseiller Info-Energie peut vous accompagner pour décrypter ces informations.

sources : CLER Infos
Plus d’informations :
. guide de l’Ademe « les pompes à chaleur« 
. fiche pratique des Espaces Info-Energie bretons « les pompes à chaleur électriques« 
. rubrique « Comment ça marche » de Qualit ENR