énergies renouvelables

entretien_conseiller_fond_blanc2Le bilan 2014 de l’Espace Info-Energie témoigne du besoin croissant d’information des particuliers sur les questions énergétiques. Les deux Conseillers Info-Energie ont ainsi répondu à plus de 2000 demandes très variées :

  • questions techniques sur les performances de l’isolation, sur les systèmes de chauffage, sur l’installation d’énergies renouvelables…
  • questions sur les aides financières : Crédit d’Impôt, Eco-prêt à taux zéro, Certificat d’économie d’énergie…

D’après une enquête de satisfaction menée par l’Ademe, près de 98% des particuliers ayant fait appel à l’Espace Info-Energie ont trouvé les conseils clairs et explicites !

Plus d’information avec le bilan de l’Espace Info-Energie de Saint-Brieuc.

actu_bilan_elec_2014RTE (Réseau de Transport d’Electricité) vient de publier le bilan électrique français pour l’année 2014. Il en ressort trois points importants : la consommation électrique française a baissé de 6% par rapport à 2013, la part d’électricité d’origine renouvelable a augmenté pour atteindre près de 20% des consommations, et les émissions de gaz à effet de serre ont diminué de 40%. Toutefois, il est important de nuancer ces résultats.

D’abord, la baisse des consommations électriques est essentiellement due à la clémence de l’année 2014 (la plus chaude depuis  le début du XXème siècle). Si l’on corrige la consommation des aléas climatiques, alors la baisse des consommations n’est plus que de 0,4%, en lien avec un ralentissement de l’activité économique et avec des actions d’efficacité énergétique.

Ensuite, l’augmentation de la part des renouvelables est effectivement due à de nouvelles installations notamment éoliennes et photovoltaïques… mais si l’on atteint un taux de 20%, c’est surtout grâce à la baisse des consommations : si la consommation avait été celle de 2013, la production n’atteindrait pas les 20%.

Enfin, la baisse importante des émissions de gaz à effet de serre est également directement liée à la baisse de la consommation : les centrales thermiques fossiles (charbon, fioul, gaz), qui sont les principales émettrices de gaz à effet de serre du système électrique français, sont principalement utilisées pour assurer l’appoint de production lors des pics de consommation hivernaux.  L’année 2014 ayant présenté peu d’épisodes de froid et donc de pics de consommation, il n’a pas été nécessaire d’avoir recours à ces centrales, ce qui explique en grande partie la diminution globale des émissions de gaz à effet de serre.

L’exemple de l’année 2014 illustre bien comment la réduction des consommations d’énergie amène avec elle trois effets induits positifs : la réduction des émissions de gaz à effet de serre, l’augmentation du taux de couverture en renouvelables, auxquels on pourrait ajouter la baisse de la facture pour le consommateur final et pour le pays tout entier…

 

Pour aller plus loin :

RC AmorceDans le cadre du Club des Collectivités Chaleur Biomasse ( C3Biom) et en partenariat avec l’ADEME, l’association AMORCE a réalisé une enquête sur les réseaux de chaleur au bois. Ce document est d’abord un recueil de données caractéristiques des installations réalisées depuis environ 25 ans dans les réseaux de chaleur utilisant du bois énergie.

En France, en 2012, on dénombre environ 500 Réseau de Chaleur bois de toutes tailles. L’enquête porte sur un échantillon de 153 installations réalisées depuis 25 ans pour des puissances allant de 28 kW à 63 MW bois. Elle montre que ce ne sont pas nécessairement les territoires les mieux dotés en terme de ressources en bois qui sont le mieux équipés. Par exemple, la région Aquitaine qui dispose du 2ème gisement en bois a très peu de réseaux de chaleur sur son territoire.

Par ailleurs, la majorité des réseaux de chaleur alimenté par du bois sont installés sur de petites communes : 14% des réseaux de chaleur concernent des communes de moins de 500 habitants et 65% des communes de moins de 5000 habitants.

Pour aller plus loin, vous pouvez télécharger la Synthèse enquête Amorce RC 2012 réalisée par les Conseillers de l’ALE ou l’intégralité de l‘Enquête Amorce RC 2012

 

Assises BEL4L’Agence Locale de l’Energie est présente aux 16ème Assises de l’Energie à Bordeaux. Elle y a présenté le projet de Boucle Energétique Locale de Saint-Brieuc Agglomération, dans le cadre d’un atelier dédié aux réseaux de chaleur, aux côtés de Brest Métropole, Bordeaux Métropole et la Communauté d’Agglomération Tour(s)Plus.

Les réseaux de chaleur, qui permettent de distribuer de la chaleur à plusieurs bâtiments en milieu urbain dense, via des canalisations d’eau chaude enterrées, peuvent être un vecteur énergétique tout à fait pertinent pour valoriser des énergies locales renouvelables ou « fatales » (biomasse, déchets, etc.).
C’est pourquoi, à travers son projet de boucle énergétique locale, Saint-Brieuc Agglomération cherche à identifier les opportunités de créer et de développer des réseaux de chaleur sur le territoire de l’agglomération : dans ce cadre l’ALE mène actuellement un travail de recensement et de cartographie des points de consommation de chaleur sur le territoire.

carto BELSource : service SIG intercommunal SBA

L’atelier a permis d’aborder quatre exemples de stratégies à différents niveaux d’avancement, mises en œuvre par des Communautés Urbaines ou d’Agglomération, et appuyées par leurs partenaires : Agences Locales de l’Énergie et du Climat, Agences d’Urbanisme, bureaux d’études, concessionnaires.

© Ademe / Hippocampe
 

Depuis 10 ans, le développement des énergies renouvelables (notamment les panneaux photovoltaïques) a consacré une expression dans le vocabulaire courant : « re-vendre » de l’électricité. On dit que l’on « re-vend » l’électricité à EDF, et que l’on bénéficie de tarifs de « rachat ».

Mais au fait, pourquoi ce préfixe « re- » ? Il sous-entend que l’électricité que nous produisons chez nous a appartenu à quelqu’un d’autre avant… ce qui n’est pas le cas bien sûr ! Installer des panneaux solaires, une petite éolienne ou une chaudière à co-génération, c’est devenir un vrai producteur d’électricité au même titre que n’importe quel industriel ! Libre alors à chacun de consommer directement cette électricité ou de la vendre à un fournisseur d’énergie !

 
Dans le cadre du débat national sur la transition énergétique, des questions sur le rôle des citoyens et des collectivités locales dans le système énergétique français se sont posées. Hors rappeler cette nuance est important pour prendre conscience que nous avons tous la possibilité d’être acteur sur ces questions énergétiques !
Si vous ne souhaitez pas ou ne pouvez pas installer de système de production d’énergie renouvelables, vous avez toujours la possibilité d’investir dans des projets collectifs citoyens. Le réseau Taranis fédère les porteurs de projet à l’échelle de la Bretagne. Vous pourrez y trouver l’ensemble des projets en cours, des retours d’expériences…
Pour aller plus loin :
. le site du réseau Taranis : www.eolien-citoyen.fr/accueiltaranis.html
. le site de Energie Partagée : www.energie-partagee.org
. le site de l’Ademe sur la production d’électricité chez soi