énergies renouvelables

La baisse du coût d’achat des panneaux solaires photovoltaïques amène de plus en plus de personnes à vouloir s’équiper afin de chercher une autonomie électrique. Si l’autoconsommation photovoltaïque, c’est-à-dire la consommation directe de l’électricité produite, est énergétiquement intéressante, encore faut-il que le projet soit rentable !
Voici quelques principes pour optimiser son autoconsommation photovoltaïque, à la suite des conseils donnés dans cet article Des panneaux photovoltaïques, oui, mais pas à n’importe quel prix ! :

Quelle est ma consommation d’électricité ? 

Pour s’assurer que la future production électrique soit en cohérence avec la consommation d’électricité (énergie en kWh (kilo-Watt-heure), sur les factures), la première étape est de bien comprendre la consommation quotidienne : quelle est la puissance électrique à chaque instant (puissance en W Watt). Généralement, nous consommons un peu plus en début de matinée et également en soirée. Les logements équipés de compteurs communicants Linky peuvent demander une courbe précise de leur consommation. 

Exemple de consommation électrique résidentielle mesurée par le GEFOSAT
(les pics de consommations peuvent correspondre à un chauffe-eau électrique par exemple)
Les panneaux solaires produisent un courant continu, qui doit être transformé en courant alternatif : c’est le rôle primordial de l’onduleur. Ainsi, la production photovoltaïque peut alimenter le réseau électrique.

Schéma de connexion électrique :

 Il existe plusieurs manières de connecter les panneaux photovoltaïques au réseau électrique.

Source : GUIDE Programme pacte INSTALLATIONS PHOTOVOLTAÏQUES EN AUTOCONSOMMATION Juin 2019

Le schéma de droite montre une connexion indépendante, avec un compteur supplémentaire dédié au photovoltaïque. Ainsi, le propriétaire possède deux contrats, avec deux factures séparées, l’une de consommation d’électricité, l’autre de vente totale de la production.

Le schéma de gauche montre une connexion au réseau électrique domestique. Le compteur communicant Linky sera en mesure de compter à la fois la consommation, mais aussi l’éventuelle surproduction. Au moment de la production électrique, la demande au niveau du compteur sera plus faible. Ainsi l’électricité autoconsommée ne sera pas facturée. La facture d’électricité sera diminuée, les économies sur les factures permettront de rembourser l’installation photovoltaïque.

Au niveau technique et électrique, les électrons iront toujours au plus court : vous consommerez toujours en priorité l’électricité produite par les panneaux (avant l’électricité provenant du réseau électrique). Le choix de l’autoconsommation est donc plutôt un choix de rentabilité financière liée aux différences entre les tarifs d’électricité et les différents prix de vente de l’électricité produite.

Compatibilité entre production et consommation 

Le schéma suivant montre une production idéale d’une installation photovoltaïque journalière, ainsi qu’une consommation d’électricité qui correspondrait à un usage résidentiel, tôt le matin et tard le soir. La rentabilité d’une installation de panneaux photovoltaïques en autoconsommation dépend donc de la capacité à consommer la production photovoltaïque (par le taux d’autoconsommation), et de l’optimisation de l’éventuel surplus.

Exemple d’autoconsommation photovoltaïque (Source : AQC) : une maison qui aurait une consommation électrique représentative, avec un talon de consommation minimale d’environ 500W, pourrait autoconsommer environ 30 à 50 % de la production d’une centrale photovoltaïque. Le surplus pourra être vendu, stocké, etc.

Comme il n’y a pas de production durant la nuit, on peut étudier plusieurs pistes pour optimiser l’installation : 

– Diminuer le nombre de panneaux, et ainsi être en autoconsommation totale. L’installation devient plus simple, sans contrainte de surplus, mais la production s’en trouve d’autant diminuée. 

– Valoriser le surplus : o En interne : à l’aide de moyens de stockage (batteries, ballon d’eau chaude, …), ou d’une gestion adaptée de la consommation par rapport au photovoltaïque. Ces solutions permettent d’améliorer le taux d’autoconsommation, mais sont souvent très coûteuses. 

Vendre le surplus : Aujourd’hui, il est possible de vendre à tarif fixé, inférieur au tarif d’électricité, la production photovoltaïque. Ainsi les panneaux produiront au maximum de leur utilisation, et électriquement, la production ira au plus court : chez votre voisin ! 

Vendre la totalité de l’électricité produite, via un deuxième compteur. Lorsque le taux d’autoconsommation est faible, il est parfois plus intéressant de valoriser l’ensemble de la production à un tarif fixé pendant 20 ans. 

– Diminuer la consommation, car l’énergie la moins chère est celle que l’on ne consomme pas ! 

Plusieurs outils en ligne permettent d’étudier et de dimensionner le potentiel d’autoconsommation par rapport à votre consommation personnelle. Forts de ces quelques informations, vous pourrez contacter les artisans qualifiés les plus proches de chez vous (grâce au site www.faire.gouv.fr par exemple). Ils proposeront des solutions techniques adaptées à votre bâtiment. Ensuite, il est possible d’étudier vos devis non signés avec l’aide de votre conseiller info-énergie. 

Néanmoins, il convient de rappeler les priorités : à l’échelle d’un logement, les investissements doivent d’abord porter sur les économies d’énergie (notamment sur l’isolation thermique), et en second lieu sur la production d’énergie renouvelable. Des aides de l’agglomération de Saint-Brieuc existent pour financer une partie de l’installation photovoltaïque, mais également des travaux de rénovation performants. 

  • Outils

Évaluer votre devis photovoltaïque
AutoCalSol : logiciel de pré-dimensionnement pour vos installations

  • Pour aller plus loin

Des panneaux photovoltaïques, oui, mais pas à n’importe quel prix !
PhotoVoltaïque.info
Autoconsommation photovoltaïque : comment produire de l’électricité et la consommer chez soi ?
Plaquette technique : Photovoltaïque en autoconsommation, les points de vigilance pour tous types de bâtiments.
Photovoltaïque en collectivité

La commune de Plourhan, adhérente à l’ALEC depuis 2010, a mené un programme d’actions en matière d’économies d’énergie et de production d’énergies renouvelables. Le résultat est une réduction particulièrement significative des émissions de gaz à effet de serre du patrimoine communal, qui va au-delà des engagements fixés au niveau national.

Concrètement, les actions menées par la commune vont du plus simple au plus ambitieux, avec chronologiquement :

  • La mise en place d’un réseau de chaleur alimenté par une chaufferie bois dès 2009,
  • L’installation d’une centrale solaire photovoltaïque sur le toit de l’école en 2009,
  • La rénovation de l’école (isolation, menuiseries, chauffage et régulation) en 2013 et 2017,
  • La rénovation de la salle des fêtes (éclairage led et menuiseries) en 2015,
  • L’achat d’électricité verte pour l’éclairage public et les « tarifs jaunes » en 2017,
  • L’acquisition d’un véhicule électrique en 2018.

En outre, elle a également rationnalisé son parc de matériel en choisissant de ne pas renouveler les tracteurs vieillissants.
Ce programme a permis de diviser par 3 les émissions de GES depuis 2009, ce qui place d’ores et déjà la commune à proximité de l’objectif facteur 4 fixé pour 2050.
Ce résultat a été salué par les membres du jury du challenge des communes organisé par l’ALEC en 2018. En effet, la commune a été sur le podium des 2 catégories « émissions de GES/habitant » et « réductions des consommations d’énergies ».
Ces actions assurent également une excellente maîtrise financière. En effet, le budget énergie communal est resté stable depuis 10 ans, malgré la hausse continue du coût des énergies (fioul, gaz et électricité).

Pas d’inquiétudes, si vous ne nous trouvez pas dans le programme.  Comme chaque année depuis sa création, l’ALEC du Pays de Saint-Brieuc est présente dans la Rotonde, à l’entrée du salon avec l’ensemble des partenaires de l’Espace Info-Habitat de Saint-Brieuc Armor Agglomération.

Vous pourrez prendre des informations neutres, objectives et gratuites auprès des conseillers à votre entrée ou à la sortie du salon.  Les techniciens de l’ALEC se mobilisent pour être présents durant les 3 jours : le 2, 3 et 4 mars 2019.

C’est l’occasion de rappeler que lorsque vous achetez un bien ou un service lors d’une foire, d’un salon ou de toute autre manifestation commerciale, vous n’avez pas de droit de rétractation. En revanche, si l’achat est financé par un crédit qui lui est affecté, vous devez être informé d’un droit de rétractation portant sur ce crédit.

Prendre des conseils avant de rénover, de construire c’est important pour pouvoir :

  • Avoir des informations objectives sur les besoins de rénovation de son logement,
  • Avoir une relecture expliquée des devis proposés,
  • Bénéficier des aides financières locales et nationales les plus intéressantes pour votre projet.

Au sein de l’Espace Info Habitat, vous retrouverez les structures de conseils indépendantes pour vous apporter des réponses claires, objectives et gratuites.

En savoir plus sur :

A Dunkerque, du 22 au 24 janvier dernier se tenaient les 20èmes Assises Européennes de la Transition Energétique. Ce rendez-vous, incontournable pour les territoires, constituent une opportunité inédite de rencontres, d’échanges, de découvertes et d’inspiration.

Pendant 3 jours, près de 3000 participants représentant les élus, les collectivités locales, les institutionnels, les organismes privés et associatifs se sont réunis autour du fil rouge 2019 « Des territoires engagés et solidaires ».

En effet, les territoires n’ont jamais été aussi engagés et nous avons pu noter que la transition énergétique s’y incarne car ce sont des espaces d’actions, d’innovations et d’initiatives. Les collectivités ont pu mettre en avant leur savoir-faire et présenter des projets ambitieux. C’est sans aucun doute le signe que, dans le domaine de la transition énergétique, nous avons changé de verticalité, les initiatives viennent des territoires et concernent tous les citoyens.

Certes l’Etat reste le régulateur, il cadre l’organisation par des prescriptions, des règlementations, mais il doit aussi mobiliser les énergies en favorisant les projets locaux.

Nous le savons tous, les enjeux sont énormes, le temps presse et c’est à chacun de nous de préparer un futur plus désirable.

Ces assises nous ont montré que notre société fourmille d’expériences porteuses d’espoir, alors continuons de rester actifs !

Jean Pierre STEPHAN, Administrateur de l’ALEC, Adjoint à Ploufragan, Conseiller Communautaire de Saint-Brieuc Armor Agglomération

Pour clôturer une année 2018 riche en évènements, en animations et en temps forts pour l’ALEC, le service de Conseil en Energie Partagé, organisait, avec le concours de la Ville de Langueux, une rencontre technique sur le thème de l’expérimentation « bâtiment à énergie positive et réduction carbone (E+/C-) ».


L’objectif de cette rencontre était d’appréhender le référentiel E+/C-, qui préfigure la future réglementation pour les bâtiments neufs, en partant d’un cas concret : le projet de construction de la salle Omnisports de Langueux. Gràce à la large place faite aux matériaux biosourcés, aux équipements performants et aux énergies renouvelables, ce projet qui participe à l’expérimentation nationale et qui a été désigné lauréat de l’appel à projet régional « bâtiment performant » de l’ADEME et de la Région, devrait atteindre un niveau de performances énergétique et environnementale assez inédit sur le territoire.

Après une intervention de l’ALEC pour poser le cadre de l’expérimentation, c’est l’Architecte Pierre BEOUT du cabinet Nunc Bretagne et Thomas PRIMAULT du bureau d’études thermique Hinoki qui sont venus présenter les spécificités de ce projet qui lui permettront d’atteindre le Niveau Energie 3 (pour un référentiel qui en compte 4) et un niveau Carbone 1 (tout proche du niveau carbone 2 qui est le niveau le plus élevés du référentiel).

Pour l’occasion, un public nombreux et d’horizon divers avait répondu à l’invitation. On retrouvait parmi les inscrits des représentants des collectivités bien sûr, mais aussi des maîtres d’œuvre, des bureaux d’études, des fédérations ou encore des entreprises. Au final, ce sont plus de 60 personnes, qu’ont accueilli Thérèse Jousseaume, Maire de Langueux et Michel Hinault Président de l’ALEC pour cet évènement.

Rendez-vous a été pris sur la même période, en 2019, pour organiser une nouvelle visite et bénéficier du retour d’expérience des premiers mois d’utilisation effective puisque la livraison du bâtiment devrait intervenir vers la fin du 1er semestre 2019.

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