énergies renouvelables

La crise sanitaire que nous traversons ne nous laissera pas indemnes. Parmi les multiples bouleversements dont les effets pourraient se faire sentir pendant encore longtemps, notre système économique n’est pas épargné : plus de 450 000 emplois détruits en un trimestre selon les premières estimations de l’INSEE, recul du PIB estimé à 5,8 %…
Les pouvoirs publics se trouvent alors face à une triple exigence qui nécessite un plan de relance ambitieux : mobiliser le système de santé pour sauver des vies, sauvegarder l’économie pour préserver les revenus et les emplois, et négocier une sortie de crise vers une société plus résiliente. Mais au-delà des réponses directes en matière de santé, les plans de relance pourraient être l’occasion de donner un véritable coup d’accélérateur à la transition écologique de notre société, notamment par la création d’emplois verts, ou en repensant nos modes de productions vers un système plus responsable.

L’institut de l’économie pour le climat (I4CE), fondé par la caisse des dépôts et l’agence Française de développement, a publié un rapport intitulé « Investir en faveur du climat contribuera à la sortie de crise ».

Ce rapport propose un plan de financement public et privé de 26 milliards d’euros pour contribuer à la reprise économique post-Covid, tout en renforçant notre société face à des chocs futurs, et en accélérant notre contribution aux objectifs climatiques.

image © I4CE

À travers 30 actions basées sur les directives de 3 grands secteurs de la stratégie nationale bas carbone (Bâtiment, transport et production d’énergie), I4CE propose un véritable plan de relance qui s’appuie sur les objectifs suivants :

  • La préservation du capital industriel des filières bas-carbone, et l’adaptation de notre économie aux dérèglements climatiques 
  • La relance de l’activité à court terme et en réduisant la sensibilité à des crises futures : chocs de prix du pétrole, approvisionnement alimentaire et industriel…
  • La réduction de nos fragilités face à des menaces sanitaires, notamment par l’amélioration de la qualité de l’air et la réduction de la précarité énergétique.

Plus d’infos :
Rapport de l’I4CE : Investir en faveur du climat contribuera à la sortie de crise

Depuis plusieurs années, le SDE 22 porte un groupement d’achat pour la fourniture d’énergie des collectivités. Le 26 mai dernier, la commission d’appel d’offre du SDE 22 s’est réunie pour attribuer le lot 4 dédié aux tarifs bleus (petites puissances < à 36 kVA). Ce marché lancé pour répondre à la fin des tarifs réglementés de vente (TRV), qui sera effective le 1er janvier 2021, débutera à compter du 1er septembre 2020. Il est conclu pour une durée de 16 mois et se terminera le 31 décembre 2021.

Plusieurs fournisseurs étaient en lice (EDF, ENGIE, PLUM, TOTAL-DIRECT ENERGIE), et c’est finalement l’opérateur historique EDF qui a remporté le marché grâce aux meilleurs prix (fermes sur la durée du marché) et à une bonne note technique. Comme pour les autres marchés du SDE 22, les communes auront la possibilité de « verdir » leurs contrats en souscrivant une part de garantie d’origine renouvelable. Toutefois, le choix doit être fait rapidement pour laisser à l’opérateur la possibilité de commander les volumes nécessaires.

Dans le cadre de ce nouveau marché, pour les comptages équipés de Linky, la tarification pourra être modifiée avec l’ajout d’une saisonnalité (heures creuses / heures pleines, été et hiver) à l’instar de ce qui se pratique sur les tarifs jaunes (C4 moyennes puissances entre 36 et 250 kVA).

À titre indicatif, le SDE a calculé la différence de prix entre le TRV et l’offre d’EDF à partir de deux profils témoins :
Tarif de base 36 KVA, consommation de 30 MWH / an
→ 3% de gain pour l’offre EDF
Tarif de base 6 KVA, consommation de 4 MWH / an
→ 11% de gain  pour l’offre EDF

photo compteur linky
Photo © Sciences & Avenir

À noter également que les tarifs EJP et TEMPO ne seront plus maintenus et remplacés par une des 3 grilles tarifaires, la plus avantageuse. Pour ces deux tarifs, les simulations font également apparaitre un gain alors que les consommations en période rouge TEMPO et de pointe EJP ont été effacées.

Enfin, le contexte COVID aura pu empêcher certaines collectivités de se positionner sur ce marché. En fonction du nombre de contrats concernés, un second marché pourra être proposé par le SDE dans le courant du mois de septembre.

La baisse du coût d’achat des panneaux solaires photovoltaïques amène de plus en plus de personnes à vouloir s’équiper afin de chercher une autonomie électrique. Si l’autoconsommation photovoltaïque, c’est-à-dire la consommation directe de l’électricité produite, est énergétiquement intéressante, encore faut-il que le projet soit rentable !
Voici quelques principes pour optimiser son autoconsommation photovoltaïque, à la suite des conseils donnés dans cet article Des panneaux photovoltaïques, oui, mais pas à n’importe quel prix ! :

Quelle est ma consommation d’électricité ? 

Pour s’assurer que la future production électrique soit en cohérence avec la consommation d’électricité (énergie en kWh (kilo-Watt-heure), sur les factures), la première étape est de bien comprendre la consommation quotidienne : quelle est la puissance électrique à chaque instant (puissance en W Watt). Généralement, nous consommons un peu plus en début de matinée et également en soirée. Les logements équipés de compteurs communicants Linky peuvent demander une courbe précise de leur consommation. 

Exemple de consommation électrique résidentielle mesurée par le GEFOSAT
(les pics de consommations peuvent correspondre à un chauffe-eau électrique par exemple)
Les panneaux solaires produisent un courant continu, qui doit être transformé en courant alternatif : c’est le rôle primordial de l’onduleur. Ainsi, la production photovoltaïque peut alimenter le réseau électrique.

Schéma de connexion électrique :

 Il existe plusieurs manières de connecter les panneaux photovoltaïques au réseau électrique.

Source : GUIDE Programme pacte INSTALLATIONS PHOTOVOLTAÏQUES EN AUTOCONSOMMATION Juin 2019

Le schéma de droite montre une connexion indépendante, avec un compteur supplémentaire dédié au photovoltaïque. Ainsi, le propriétaire possède deux contrats, avec deux factures séparées, l’une de consommation d’électricité, l’autre de vente totale de la production.

Le schéma de gauche montre une connexion au réseau électrique domestique. Le compteur communicant Linky sera en mesure de compter à la fois la consommation, mais aussi l’éventuelle surproduction. Au moment de la production électrique, la demande au niveau du compteur sera plus faible. Ainsi l’électricité autoconsommée ne sera pas facturée. La facture d’électricité sera diminuée, les économies sur les factures permettront de rembourser l’installation photovoltaïque.

Au niveau technique et électrique, les électrons iront toujours au plus court : vous consommerez toujours en priorité l’électricité produite par les panneaux (avant l’électricité provenant du réseau électrique). Le choix de l’autoconsommation est donc plutôt un choix de rentabilité financière liée aux différences entre les tarifs d’électricité et les différents prix de vente de l’électricité produite.

Compatibilité entre production et consommation 

Le schéma suivant montre une production idéale d’une installation photovoltaïque journalière, ainsi qu’une consommation d’électricité qui correspondrait à un usage résidentiel, tôt le matin et tard le soir. La rentabilité d’une installation de panneaux photovoltaïques en autoconsommation dépend donc de la capacité à consommer la production photovoltaïque (par le taux d’autoconsommation), et de l’optimisation de l’éventuel surplus.

Exemple d’autoconsommation photovoltaïque (Source : AQC) : une maison qui aurait une consommation électrique représentative, avec un talon de consommation minimale d’environ 500W, pourrait autoconsommer environ 30 à 50 % de la production d’une centrale photovoltaïque. Le surplus pourra être vendu, stocké, etc.

Comme il n’y a pas de production durant la nuit, on peut étudier plusieurs pistes pour optimiser l’installation : 

– Diminuer le nombre de panneaux, et ainsi être en autoconsommation totale. L’installation devient plus simple, sans contrainte de surplus, mais la production s’en trouve d’autant diminuée. 

– Valoriser le surplus : o En interne : à l’aide de moyens de stockage (batteries, ballon d’eau chaude, …), ou d’une gestion adaptée de la consommation par rapport au photovoltaïque. Ces solutions permettent d’améliorer le taux d’autoconsommation, mais sont souvent très coûteuses. 

Vendre le surplus : Aujourd’hui, il est possible de vendre à tarif fixé, inférieur au tarif d’électricité, la production photovoltaïque. Ainsi les panneaux produiront au maximum de leur utilisation, et électriquement, la production ira au plus court : chez votre voisin ! 

Vendre la totalité de l’électricité produite, via un deuxième compteur. Lorsque le taux d’autoconsommation est faible, il est parfois plus intéressant de valoriser l’ensemble de la production à un tarif fixé pendant 20 ans. 

– Diminuer la consommation, car l’énergie la moins chère est celle que l’on ne consomme pas ! 

Plusieurs outils en ligne permettent d’étudier et de dimensionner le potentiel d’autoconsommation par rapport à votre consommation personnelle. Forts de ces quelques informations, vous pourrez contacter les artisans qualifiés les plus proches de chez vous (grâce au site www.faire.gouv.fr par exemple). Ils proposeront des solutions techniques adaptées à votre bâtiment. Ensuite, il est possible d’étudier vos devis non signés avec l’aide de votre conseiller info-énergie. 

Néanmoins, il convient de rappeler les priorités : à l’échelle d’un logement, les investissements doivent d’abord porter sur les économies d’énergie (notamment sur l’isolation thermique), et en second lieu sur la production d’énergie renouvelable. Des aides de l’agglomération de Saint-Brieuc existent pour financer une partie de l’installation photovoltaïque, mais également des travaux de rénovation performants. 

  • Outils

Évaluer votre devis photovoltaïque
AutoCalSol : logiciel de pré-dimensionnement pour vos installations

  • Pour aller plus loin

Des panneaux photovoltaïques, oui, mais pas à n’importe quel prix !
PhotoVoltaïque.info
Autoconsommation photovoltaïque : comment produire de l’électricité et la consommer chez soi ?
Plaquette technique : Photovoltaïque en autoconsommation, les points de vigilance pour tous types de bâtiments.
Photovoltaïque en collectivité

La commune de Plourhan, adhérente à l’ALEC depuis 2010, a mené un programme d’actions en matière d’économies d’énergie et de production d’énergies renouvelables. Le résultat est une réduction particulièrement significative des émissions de gaz à effet de serre du patrimoine communal, qui va au-delà des engagements fixés au niveau national.

Concrètement, les actions menées par la commune vont du plus simple au plus ambitieux, avec chronologiquement :

  • La mise en place d’un réseau de chaleur alimenté par une chaufferie bois dès 2009,
  • L’installation d’une centrale solaire photovoltaïque sur le toit de l’école en 2009,
  • La rénovation de l’école (isolation, menuiseries, chauffage et régulation) en 2013 et 2017,
  • La rénovation de la salle des fêtes (éclairage led et menuiseries) en 2015,
  • L’achat d’électricité verte pour l’éclairage public et les « tarifs jaunes » en 2017,
  • L’acquisition d’un véhicule électrique en 2018.

En outre, elle a également rationnalisé son parc de matériel en choisissant de ne pas renouveler les tracteurs vieillissants.
Ce programme a permis de diviser par 3 les émissions de GES depuis 2009, ce qui place d’ores et déjà la commune à proximité de l’objectif facteur 4 fixé pour 2050.
Ce résultat a été salué par les membres du jury du challenge des communes organisé par l’ALEC en 2018. En effet, la commune a été sur le podium des 2 catégories « émissions de GES/habitant » et « réductions des consommations d’énergies ».
Ces actions assurent également une excellente maîtrise financière. En effet, le budget énergie communal est resté stable depuis 10 ans, malgré la hausse continue du coût des énergies (fioul, gaz et électricité).

Pas d’inquiétudes, si vous ne nous trouvez pas dans le programme.  Comme chaque année depuis sa création, l’ALEC du Pays de Saint-Brieuc est présente dans la Rotonde, à l’entrée du salon avec l’ensemble des partenaires de l’Espace Info-Habitat de Saint-Brieuc Armor Agglomération.

Vous pourrez prendre des informations neutres, objectives et gratuites auprès des conseillers à votre entrée ou à la sortie du salon.  Les techniciens de l’ALEC se mobilisent pour être présents durant les 3 jours : le 2, 3 et 4 mars 2019.

C’est l’occasion de rappeler que lorsque vous achetez un bien ou un service lors d’une foire, d’un salon ou de toute autre manifestation commerciale, vous n’avez pas de droit de rétractation. En revanche, si l’achat est financé par un crédit qui lui est affecté, vous devez être informé d’un droit de rétractation portant sur ce crédit.

Prendre des conseils avant de rénover, de construire c’est important pour pouvoir :

  • Avoir des informations objectives sur les besoins de rénovation de son logement,
  • Avoir une relecture expliquée des devis proposés,
  • Bénéficier des aides financières locales et nationales les plus intéressantes pour votre projet.

Au sein de l’Espace Info Habitat, vous retrouverez les structures de conseils indépendantes pour vous apporter des réponses claires, objectives et gratuites.

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