économie d’énergie


Depuis le 1er janvier 2013, tous les permis de construire sont soumis à une nouvelle règlementation thermique : la RT 2012. Mais, qu’est-ce qui change ?
Cette nouvelle réglementation s’appuie en partie sur les principes de construction des maisons BBC (Bâtiment Basse Consommation). En pratique, de nouveaux éléments sont pris en compte et vérifiés par une étude thermique (qui doit être jointe à la demande de permis). Cette étude est réalisée par un bureau d’étude thermique et comprend plusieurs critères. Le premier est la conception (orientation du bâtiment, compacité…) et le niveau d’isolation. Ce coefficient s’appelle le Bbio (besoins bioclimatiques). Le second critère correspond à la consommation d’énergie nécessaire pour le chauffage, l’eau chaude sanitaire, le refroidissement, les auxiliaires (ventilation…) et l’éclairage. C’est le Cep. En Bretagne, ce Cep ne doit pas dépasser 55kWh/m².an pour une maison de 120m². Enfin, l’indice Tic (température intérieur de confort) caractérise le confort d’été (pour éviter les surchauffes l’été). La bonne mise en œuvre des matériaux doit être validée par la réalisation d’un test d’étanchéité à l’air. Pour finir, une partie des besoins énergétiques doit être couverte par une énergie renouvelable.

Si vous avez un projet de construction, le conseiller Info-Energie est à votre disposition pour répondre à toutes vos questions de manière objective et gratuite.

Pour aller plus loin, consulter la lettre des Espaces Info-Energie Bretons qui consacre un dossier à cette nouvelle réglementation thermique.

Au 1er octobre, le tarif réglementé du gaz augmentera de 2%. Ce sera la troisième augmentation de l’année 2012. Au total le prix du gaz de réseau aura pris près de 10% en un an. Pour limiter l’impact sur nos porte-feuilles de cette hausse, il nous faut diminuer nos consommations.

Principe de fonctionnement d’une chaudière à condensation © Hippocampe/Ademe EIE

Pour faire des économies d’énergie, tous les gestes comptent.

Le chauffage est le premier poste de consommation de gaz dans un logement (65%). Le moindre geste que nous pouvons faire aura donc un impact fort. Parmi ces gestes, nous pouvons citer la fermeture des volets et des rideaux dès que le soleil est couché. Cela permet de diminuer les déperditions par les fenêtres et de réduire la sensation de paroi froide. Le choix des températures de chaque pièce est également déterminant. Il est conseillé de limiter la température du salon et pièces de vie à 19°C et 16°C dans les chambres. Évidemment, ces températures sont indiquées en cas de présence dans la maison. Pendant les périodes d’absence, elles peuvent être diminuées. A titre d’exemple, si je diminue la température de mon salon de 1°C (je passe de 20°C à 19°C), je fais 7% d’économie d’énergie !
Et pour que ma chaudière fonctionne correctement, je dois l’entretenir au moins une fois par an. Cela permet de vérifier qu’elle est bien réglée, que la température de l’eau chaude n’est pas trop élevée… Et hop, encore 8% à 12% d’économie !
La cuisson ne doit pas être oubliée, elle représente 6,5% des consommations d’énergie de mon logement. Alors, lorsque je suis derrière les fourneaux, j’utilise des couvercles sur mes casseroles (30% d’énergie en moins) et j’adapte mon récipient à la taille de mon feu.

L’isolation, un investissement rentable.
Pour diminuer mes consommations de chauffage, au delà des gestes, il y a également des travaux qui peuvent s’avérer rentables notamment l’isolation. En effet, elle permet de limiter à la chaleur de sortir de ma maison. Pour cela, la priorité sera donnée à une bonne isolation de la toiture (environ 30% des déperditions de chaleur), puis les murs (environ 25%), enfin les fenêtres (environ 13%). Mais si j’engage des travaux d’isolation, je dois également penser au renouvellement de l’air qui peut se faire grâce à ventilation mécanique contrôlée (VMC). On peut se demander pourquoi, en faisant sortir de l’air chaud, je fais des économies ? En améliorant l’isolation de mon logement, je le rends plus étanche à l’air. Il y a donc moins de renouvellement et la vapeur d’eau qui se dégage de mes activités (cuisine, douche…) et par ma simple présence (par la respiration, la sueur…) s’accumule dans l’air intérieur. Or, comme nous le savons bien en Bretagne, à température égale, dans un air humide, la sensation de froid est plus importante. Plus l’air est humide et plus nous avons tendance à vouloir augmenter le chauffage.
En isolant ma maison, je peux diviser ma consommation de chauffage par deux voire plus !
Un autre investissement qui peut s’avérer intéressant est le remplacement de la chaudière (si celle-ci est assez ancienne). Dans ce cas, la réflexion sur une chaudière à condensation (cf schéma si ci-dessus) est à prendre en compte ou bien un changement d’énergie pour aller vers celle dont le coût devrait être relativement stable comme le bois par exemple.
Pour toutes ces questions, l’Espace Info-Energie de Saint-Brieuc peut vous aider à faire un bilan de vos consommations, évaluer avec vous les gestes ou les investissement les plus pertinents et vous orienter vers les aides financières existantes. Son conseil est neutre, objectif, gratuit et accessible sur rendez-vous ou par téléphone au 0805 203 205.

pour aller plus loin :
guide Ademe « Chauffage, régulation, eau chaude« .
guides des Espaces Info-Energie Bretons : « Économies d’énergie, des gestes qui comptent« , « La rénovation thermique« , « Les équipements performants dans l’habitat« .

L’Agence de l’Environnement et de la Maitrise de l’Energie (Ademe) vient de publier son baromètre annuel du comportement des Français face à la performance énergétique de leur logement.

© Ademe

Malgré une prise en compte plus importante de l’efficacité énergétique des logements lors de l’achat ou de la location de leur logement (cf enquête TNS-Sofres, janv 2012), en 2011, les Français ont moins investi dans les économies d’énergie.

Crise financière versus crise énergétique ?
Ce baromètre a été établi à partir d’une enquête réalisée auprès de 10 000 ménages. Ce travail montre, sans surprise, que la facture énergétique moyenne des Français est à la hausse avec une dépense annuelle moyenne en 2010 de 1368 € contre 1394 € en 2011. Pratiquement la moitié des foyers interrogés (48%) considèrent que la part de l’énergie dans leur budget est trop importante. De ce fait, 63% d’entre eux évoquent l’augmentation du prix des énergies comme motivation première pour réduire leur consommation d’énergie. En ce sens, la crise financière pourrait être vue comme un accélérateur pour la maîtrise de la demande énergétique.
Mais tout n’est pas si simple. Cette crise a également pour conséquence de limiter le pouvoir d’achat des ménages et leur capacité d’investissement. La part des travaux réalisés est donc en repli par rapport aux années précédentes : 12,8% en 2011 contre 14,4% en 2010 (et 14,8% en 2009). La répartition de ces travaux est également en évolution avec une diminution des travaux sur le bâti (isolation de la toiture, des murs, des fenêtres…) qui passe de 72,5% en 2010 à 66,4% en 2011 au profit des interventions sur le chauffage avec 27,5% en 2010 et 33,6% en 2011.

L’accompagnement financier et technique au niveau national n’est pas toujours décisif.
Les aides mises en place par l’Etat, le crédit d’impôt développement durable et l’Eco-Prêt à taux zéro, n’ont plus le même impact pour déclencher les travaux. Cela va de pair avec une diminution du taux du crédit d’impôt et une baisse significative de la connaissance de l’Eco-Prêt à taux zéro (40% de notoriété contre 54% en 2010).
Concernant l’information des ménages, le vecteur privilégié est le recours aux professionnels (47% des foyers interrogés) alors que seulement 4% on fait appel aux Espaces Info-Energie (conseils techniques et financiers, neutres, objectifs et gratuits).
Pour réaliser les objectifs européens de 20% d’amélioration d’efficacité énergétique et de 20% de diminution des gaz à effet de serre d’ici 2020, il faudra notamment améliorer la notoriété des Espaces Info-Energie qui peuvent aider les particuliers à choisir les travaux les plus efficaces et à bénéficier des aides financières nationales et locales. Sur notre territoire, l’Espace Info-Energie du Pays de Saint-Brieuc a permis de générer 1 036 107 € d’investissement et d’économiser 378 Tonnes équivalent CO2 soit l’équivalent de la consommation d’une voiture qui aurait fait 67 tours du monde. Ces chiffres sont à retrouver dans le rapport d’activité de l’ALE.

Depuis le 1er juillet 2007, nous pouvons tous choisir notre fournisseur d’énergie (électricité et gaz). Pour se décider, nous avons maintenant plus d’informations à notre disposition et les critères ne manquent pas : coût du kiloWatt/heure, origine de l’énergie, abonnement…

© Ademe / Hippocampe

L’ouverture du marché de l’énergie est plus large que la possibilité du particulier de choisir son fournisseur. Elle permet également l’installation de producteurs et de fournisseurs et le droit d’accès au réseau de transport et de distribution de l’énergie pour tous les utilisateurs.

Jusqu’en 2007, pour alimenter nos logements en électricité et en gaz, nous n’avions que deux interlocuteurs possibles (sauf exception) : EDF pour l’électricité et GDF Suez pour le gaz. Aujourd’hui, ils sont plusieurs dizaines. Ce qui signifie que nous pouvons voire même, que nous devons, comparer les propositions. Les opérateurs historiques sont toujours présents, mais ils peuvent maintenant proposer plusieurs tarifs soumis ou non à une régulation de l’Etat. En effet, sont appelés « tarifs réglementés » les prix du gaz et de l’électricité fixés par l’Etat. Ces tarifs réglementés ne sont proposés que par les opérateurs historiques. Evidemment, ce n’est pas parce que l’on change d’opérateur ou d’offre, que la qualité de l’énergie est différente. Ce sont uniquement les contrats qui diffèrent.

Pourquoi changer de fournisseur ?
Chaque fournisseur peut avoir des spécificités : un prix d’abonnement moins cher, une énergie d’origine renouvelable, un prix du kiloWatt/heure plus faible… Ces spécificités permettent d’avoir une offre qui correspond au mieux à nos besoins et/ou à notre idéal. Je peux, par exemple, choisir de soutenir le développement des énergies renouvelables en souscrivant une offre chez un fournisseur qui me garantit que l’énergie que je consomme est 100% d’origine renouvelable…

Ce qui ne change pas…
Sur ma facture d’énergie, il y a trois postes : les taxes (30% de ma facture), l’acheminement de l’énergie (33% de ma facture) et la fourniture de l’énergie (la quantité d’énergie que je consomme). Seul le dernier poste peut changer en fonction de mon fournisseur. Les deux premiers sont fixés par l’Etat et applicable sur l’ensemble du territoire français.

Les aides à la décision
Evidemment, tout cela demande de s’informer. Heureusement, nous ne sommes pas seul face à cela. Le médiateur national de l’énergie a créé spécifiquement un site internet qui présente les possibilités, les démarches et permet de comparer les offres et les fournisseurs : www.energie-info.fr. Les Espaces Info-Energie peuvent aussi aider par l’analyse en amont de nos factures d’énergie et le décryptage des offres.

Pour aller plus loin :
guide pratique du marché de l’électricité et du gaz édité par le Médiateur de l’énergie.

Les modes d’éclairage ont changé. Quels sont les nouveaux critères ? Comment faire son choix ? Voici quelques éléments de réponse.

© Ademe/Hippocampe

Lorsque, il y a quelques temps, nous devions changer une lampe, on ne se posait pas beaucoup de question : j’avais une 100 W, je reprenais une 100 W… Aujourd’hui, nous avons le choix ! Et cela nous permet notamment de mieux adapter notre éclairage à nos besoins et de faire des économies d’énergie.

Par quoi remplacer ma lampe à incandescence de 60 W ?
En incandescence, nous nous fiions à la puissance (ex : 60 W) pour connaître l’intensité de l’éclairage. Cette notion n’est plus suffisante avec les lampes basse consommation (lampe fluo compactes ou LED). L’information sera donnée par le « flux lumineux » exprimée en lumens. Cette mesure existait déjà, mais elle n’était pas accessible aux consommateurs.
Par exemple, ma lampe à incandescence de 60W émettait 750 lumens. Pour avoir l’équivalent en Lampe Fluo compacte (LFC), j’en prends une de 15W.

Et la couleur de la lumière, ça compte !
Si les premières Lampes basse consommation (LBC) émettaient une couleur assez blanche, aujourd’hui, on trouve de tout. Cette couleur de la lumière est exprimée en « température de couleur » (unité : « Kelvin » ou K). Pour retrouver la couleur qu’émettaient les lampes à incandescence, il faut choisir une lampe dont la température de couleur est entre 2700 K et 3000 K. Au dessus de 4000 K, la lumière tend vers la couleur blanche puis bleue.

Savoir lire l’étiquetage…
Beaucoup d’informations complémentaires sont maintenant inscrites sur les étiquettes des lampes fluo compactes (il n’y a pas encore d’obligation pour les LEDs) comme la classe énergétique (de A à G), la durée de vie (en heures d’éclairage), la puissance (en Watt), le flux lumineux (en Lumens), la température de couleur (en Kelvin). Et puis, apparaissent d’autres critères :
. l’indice IRC noté de 0 à 100 (cf image) qui donne la capacité de la lampe à restituer les couleurs naturelles et manière durable dans le temps (0 = faible capacité, 100 = bonne capacité)
. le temps d’allumage (temps qu’il faut pour que la lampe émette 60% du flux lumineux indiqué sur l’emballage), aujourd’hui, le temps d’allumage des LBC a énormément diminué (et pour les LEDs c’est quasi instantané !)
. le nombre de cycle d’allumage et d’extinction
. la capacité de la lampe à être sur un variateur ou en extérieur…

Les petits trucs en plus
La forme de l’ampoule peut avoir son importance. Par exemple, dans une cuisine, les ampoules ont tendances à se couvrir d’un film de graisse et de poussière. Afin de pouvoir les nettoyer (et donc de conserver toute son efficacité), il est conseillé d’opter pour une ampoule de forme ronde plutôt qu’un tube enroulé qui ne sera pas facilement lavable.
Dans un couloir ou un endroit de passage, le principal critère de choix peut être le nombre de cycle d’allumage et d’extinction. Ce sera ce nombre qui déterminera la durée de vie de la lampe. A l’inverse, dans une pièce de vie (comme le salon), la durée de vie de la lampe sera contrainte par le temps d’éclairage.

Plus d’informations en contactant votre conseiller Info-Energie ou en téléchargeant le guide de l’Ademe « Bien choisir son éclairage » ou son avis technique.