économie d’énergie

A partir du 1er juillet prochain, une nouvelle réglementation entre en application : l’extinction obligatoire des éclairages des magasins et bâtiments de bureau. Concrètement, pour les commerçants, cela se traduit par une coupures des lumières de leurs vitrines entre 1h et 7h du matin. Pour les bâtiments de bureau, les lumières devront être éteintes 1h après la fin de l’occupation des locaux.

Une mesure efficace

C’est une réglementation qui ne nécessite pas ou peu d’investissement pour sa mise en œuvre : il suffit d’éteindre en sortant du bâtiment ou d’installer un programmateur. De plus, pour les utilisateurs de ces locaux, cela représentera également une économie sur la facture d’électricité pouvant aller jusqu’à quelques centaines d’euros. A l’échelle française, cette mesure permettra, chaque année, une diminution de la consommation d’électricité équivalente à la consommation de 750 000 ménages soit une économie de 200 millions d’euros. Cela évitera donc l’émission de 250 000 tonnes de CO2.

Cette réglementation vient compléter celle applicable depuis le 1er juillet 2012 qui imposait l’obligation d’éteindre les publicités et enseignes lumineuses entre 1h et 6h du matin. Ces deux dispositions, associées aux efforts constants des collectivités pour optimiser l’éclairage public, devraient diminuer la pollution lumineuse, source de nuisance pour la santé et l’environnement.

Plus d’information :
consulter l’arrêté sur le site de Légifrance


L’État, l’ADEME, et la Région Bretagne lancent, pour la 8ème année consécutive, les Trophées bretons du développement durable. Associations, entreprises, collectivités locales et établissements d’enseignement sont invités à concourir en déposant leur candidature avant le 30 juin 2013. L’objectif est d’encourager et de valoriser les initiatives exemplaires. Ces distinctions sont l’occasion pour les participants de faire valoir leurs projets de développement durable. En 2012, plus de 100 participants ont candidaté et 5 lauréats ont été récompensés.
Les projets de qualité et innovants seront récompensés
5 catégories sont définies dont 4 en fonction de la structure porteuse (association, entreprise, collectivité ou établissement scolaire) et un prix spécial sera décerné autour du thème « Imaginer l’avenir ». Ce prix spécial récompensera un projet qui anticipe sur les modes de vie de demain en inventant des biens ou services (nouvelles manières de consommer, d’habiter, de se divertir…). Bref, imaginer la Bretagne de demain.
Pour s’inscrire et trouver tous les renseignements sur ces trophées, un site internet a été mis en ligne : www.tropheesdd-bretagne.org.


Depuis le 1er janvier 2013, tous les permis de construire sont soumis à une nouvelle règlementation thermique : la RT 2012. Mais, qu’est-ce qui change ?
Cette nouvelle réglementation s’appuie en partie sur les principes de construction des maisons BBC (Bâtiment Basse Consommation). En pratique, de nouveaux éléments sont pris en compte et vérifiés par une étude thermique (qui doit être jointe à la demande de permis). Cette étude est réalisée par un bureau d’étude thermique et comprend plusieurs critères. Le premier est la conception (orientation du bâtiment, compacité…) et le niveau d’isolation. Ce coefficient s’appelle le Bbio (besoins bioclimatiques). Le second critère correspond à la consommation d’énergie nécessaire pour le chauffage, l’eau chaude sanitaire, le refroidissement, les auxiliaires (ventilation…) et l’éclairage. C’est le Cep. En Bretagne, ce Cep ne doit pas dépasser 55kWh/m².an pour une maison de 120m². Enfin, l’indice Tic (température intérieur de confort) caractérise le confort d’été (pour éviter les surchauffes l’été). La bonne mise en œuvre des matériaux doit être validée par la réalisation d’un test d’étanchéité à l’air. Pour finir, une partie des besoins énergétiques doit être couverte par une énergie renouvelable.

Si vous avez un projet de construction, le conseiller Info-Energie est à votre disposition pour répondre à toutes vos questions de manière objective et gratuite.

Pour aller plus loin, consulter la lettre des Espaces Info-Energie Bretons qui consacre un dossier à cette nouvelle réglementation thermique.

Au 1er octobre, le tarif réglementé du gaz augmentera de 2%. Ce sera la troisième augmentation de l’année 2012. Au total le prix du gaz de réseau aura pris près de 10% en un an. Pour limiter l’impact sur nos porte-feuilles de cette hausse, il nous faut diminuer nos consommations.

Principe de fonctionnement d’une chaudière à condensation © Hippocampe/Ademe EIE

Pour faire des économies d’énergie, tous les gestes comptent.

Le chauffage est le premier poste de consommation de gaz dans un logement (65%). Le moindre geste que nous pouvons faire aura donc un impact fort. Parmi ces gestes, nous pouvons citer la fermeture des volets et des rideaux dès que le soleil est couché. Cela permet de diminuer les déperditions par les fenêtres et de réduire la sensation de paroi froide. Le choix des températures de chaque pièce est également déterminant. Il est conseillé de limiter la température du salon et pièces de vie à 19°C et 16°C dans les chambres. Évidemment, ces températures sont indiquées en cas de présence dans la maison. Pendant les périodes d’absence, elles peuvent être diminuées. A titre d’exemple, si je diminue la température de mon salon de 1°C (je passe de 20°C à 19°C), je fais 7% d’économie d’énergie !
Et pour que ma chaudière fonctionne correctement, je dois l’entretenir au moins une fois par an. Cela permet de vérifier qu’elle est bien réglée, que la température de l’eau chaude n’est pas trop élevée… Et hop, encore 8% à 12% d’économie !
La cuisson ne doit pas être oubliée, elle représente 6,5% des consommations d’énergie de mon logement. Alors, lorsque je suis derrière les fourneaux, j’utilise des couvercles sur mes casseroles (30% d’énergie en moins) et j’adapte mon récipient à la taille de mon feu.

L’isolation, un investissement rentable.
Pour diminuer mes consommations de chauffage, au delà des gestes, il y a également des travaux qui peuvent s’avérer rentables notamment l’isolation. En effet, elle permet de limiter à la chaleur de sortir de ma maison. Pour cela, la priorité sera donnée à une bonne isolation de la toiture (environ 30% des déperditions de chaleur), puis les murs (environ 25%), enfin les fenêtres (environ 13%). Mais si j’engage des travaux d’isolation, je dois également penser au renouvellement de l’air qui peut se faire grâce à ventilation mécanique contrôlée (VMC). On peut se demander pourquoi, en faisant sortir de l’air chaud, je fais des économies ? En améliorant l’isolation de mon logement, je le rends plus étanche à l’air. Il y a donc moins de renouvellement et la vapeur d’eau qui se dégage de mes activités (cuisine, douche…) et par ma simple présence (par la respiration, la sueur…) s’accumule dans l’air intérieur. Or, comme nous le savons bien en Bretagne, à température égale, dans un air humide, la sensation de froid est plus importante. Plus l’air est humide et plus nous avons tendance à vouloir augmenter le chauffage.
En isolant ma maison, je peux diviser ma consommation de chauffage par deux voire plus !
Un autre investissement qui peut s’avérer intéressant est le remplacement de la chaudière (si celle-ci est assez ancienne). Dans ce cas, la réflexion sur une chaudière à condensation (cf schéma si ci-dessus) est à prendre en compte ou bien un changement d’énergie pour aller vers celle dont le coût devrait être relativement stable comme le bois par exemple.
Pour toutes ces questions, l’Espace Info-Energie de Saint-Brieuc peut vous aider à faire un bilan de vos consommations, évaluer avec vous les gestes ou les investissement les plus pertinents et vous orienter vers les aides financières existantes. Son conseil est neutre, objectif, gratuit et accessible sur rendez-vous ou par téléphone au 0805 203 205.

pour aller plus loin :
guide Ademe « Chauffage, régulation, eau chaude« .
guides des Espaces Info-Energie Bretons : « Économies d’énergie, des gestes qui comptent« , « La rénovation thermique« , « Les équipements performants dans l’habitat« .

L’Agence de l’Environnement et de la Maitrise de l’Energie (Ademe) vient de publier son baromètre annuel du comportement des Français face à la performance énergétique de leur logement.

© Ademe

Malgré une prise en compte plus importante de l’efficacité énergétique des logements lors de l’achat ou de la location de leur logement (cf enquête TNS-Sofres, janv 2012), en 2011, les Français ont moins investi dans les économies d’énergie.

Crise financière versus crise énergétique ?
Ce baromètre a été établi à partir d’une enquête réalisée auprès de 10 000 ménages. Ce travail montre, sans surprise, que la facture énergétique moyenne des Français est à la hausse avec une dépense annuelle moyenne en 2010 de 1368 € contre 1394 € en 2011. Pratiquement la moitié des foyers interrogés (48%) considèrent que la part de l’énergie dans leur budget est trop importante. De ce fait, 63% d’entre eux évoquent l’augmentation du prix des énergies comme motivation première pour réduire leur consommation d’énergie. En ce sens, la crise financière pourrait être vue comme un accélérateur pour la maîtrise de la demande énergétique.
Mais tout n’est pas si simple. Cette crise a également pour conséquence de limiter le pouvoir d’achat des ménages et leur capacité d’investissement. La part des travaux réalisés est donc en repli par rapport aux années précédentes : 12,8% en 2011 contre 14,4% en 2010 (et 14,8% en 2009). La répartition de ces travaux est également en évolution avec une diminution des travaux sur le bâti (isolation de la toiture, des murs, des fenêtres…) qui passe de 72,5% en 2010 à 66,4% en 2011 au profit des interventions sur le chauffage avec 27,5% en 2010 et 33,6% en 2011.

L’accompagnement financier et technique au niveau national n’est pas toujours décisif.
Les aides mises en place par l’Etat, le crédit d’impôt développement durable et l’Eco-Prêt à taux zéro, n’ont plus le même impact pour déclencher les travaux. Cela va de pair avec une diminution du taux du crédit d’impôt et une baisse significative de la connaissance de l’Eco-Prêt à taux zéro (40% de notoriété contre 54% en 2010).
Concernant l’information des ménages, le vecteur privilégié est le recours aux professionnels (47% des foyers interrogés) alors que seulement 4% on fait appel aux Espaces Info-Energie (conseils techniques et financiers, neutres, objectifs et gratuits).
Pour réaliser les objectifs européens de 20% d’amélioration d’efficacité énergétique et de 20% de diminution des gaz à effet de serre d’ici 2020, il faudra notamment améliorer la notoriété des Espaces Info-Energie qui peuvent aider les particuliers à choisir les travaux les plus efficaces et à bénéficier des aides financières nationales et locales. Sur notre territoire, l’Espace Info-Energie du Pays de Saint-Brieuc a permis de générer 1 036 107 € d’investissement et d’économiser 378 Tonnes équivalent CO2 soit l’équivalent de la consommation d’une voiture qui aurait fait 67 tours du monde. Ces chiffres sont à retrouver dans le rapport d’activité de l’ALE.