économie d’énergie

Dans un communiqué de presse du 19 novembre 2019, l’ADEME publie les résultats de l’étude quinquennale « Dépenses énergétiques des collectivités locales » sur les consommations, les émissions de CO2, les dépenses énergétiques des communes et de leurs groupements à fiscalité propre pour leur patrimoine.

Cette étude, réalisée en partenariat avec la Caisse des Dépôts, la Fédération nationale des collectivités concédantes et régies (FNCCR), l’Association des Ingénieurs Territoriaux de France (AITF) et le réseau des CEP (Conseillers en Énergie Partagés), a pour principaux objectifs de connaître les consommations et les dépenses d’énergie en 2017, les émissions de CO2 associées, et d’apprécier l’évolution des consommations du patrimoine de ces collectivités locales en 5 ans (2012-2017).

Elle constate que même si la baisse du prix de l’énergie et l’augmentation de la concurrence ont permis une baisse des factures conjoncturelle de 5% sur la période 2012-2017, les consommations d’énergie ont, elles, augmenté de 4%.

En 2017, la consommation d’énergie des collectivités incluses dans le périmètre de l’étude est de 39,7 TWh se répartissant entre : 75% pour le bâtiment, 11% pour l’éclairage public, 8% pour la gestion des déchets et de l’eau et 6% pour les carburants. Les émissions de CO2 liées à ces consommations énergétiques atteignent les 6 millions de tonnes de CO2 en 2017, soit en moyenne 152 g de CO2 /kWh.

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Synthèse de l’ADEME :
Dépenses énergétique des collectivités locales : état des lieux en 2017

La baisse du coût d’achat des panneaux solaires photovoltaïques amène de plus en plus de personnes à vouloir s’équiper afin de chercher une autonomie électrique. Si l’autoconsommation photovoltaïque, c’est-à-dire la consommation directe de l’électricité produite, est énergétiquement intéressante, encore faut-il que le projet soit rentable !
Voici quelques principes pour optimiser son autoconsommation photovoltaïque, à la suite des conseils donnés dans cet article Des panneaux photovoltaïques, oui, mais pas à n’importe quel prix ! :

Quelle est ma consommation d’électricité ? 

Pour s’assurer que la future production électrique soit en cohérence avec la consommation d’électricité (énergie en kWh (kilo-Watt-heure), sur les factures), la première étape est de bien comprendre la consommation quotidienne : quelle est la puissance électrique à chaque instant (puissance en W Watt). Généralement, nous consommons un peu plus en début de matinée et également en soirée. Les logements équipés de compteurs communicants Linky peuvent demander une courbe précise de leur consommation. 

Exemple de consommation électrique résidentielle mesurée par le GEFOSAT
(les pics de consommations peuvent correspondre à un chauffe-eau électrique par exemple)
Les panneaux solaires produisent un courant continu, qui doit être transformé en courant alternatif : c’est le rôle primordial de l’onduleur. Ainsi, la production photovoltaïque peut alimenter le réseau électrique.

Schéma de connexion électrique :

 Il existe plusieurs manières de connecter les panneaux photovoltaïques au réseau électrique.

Source : GUIDE Programme pacte INSTALLATIONS PHOTOVOLTAÏQUES EN AUTOCONSOMMATION Juin 2019

Le schéma de droite montre une connexion indépendante, avec un compteur supplémentaire dédié au photovoltaïque. Ainsi, le propriétaire possède deux contrats, avec deux factures séparées, l’une de consommation d’électricité, l’autre de vente totale de la production.

Le schéma de gauche montre une connexion au réseau électrique domestique. Le compteur communicant Linky sera en mesure de compter à la fois la consommation, mais aussi l’éventuelle surproduction. Au moment de la production électrique, la demande au niveau du compteur sera plus faible. Ainsi l’électricité autoconsommée ne sera pas facturée. La facture d’électricité sera diminuée, les économies sur les factures permettront de rembourser l’installation photovoltaïque.

Au niveau technique et électrique, les électrons iront toujours au plus court : vous consommerez toujours en priorité l’électricité produite par les panneaux (avant l’électricité provenant du réseau électrique). Le choix de l’autoconsommation est donc plutôt un choix de rentabilité financière liée aux différences entre les tarifs d’électricité et les différents prix de vente de l’électricité produite.

Compatibilité entre production et consommation 

Le schéma suivant montre une production idéale d’une installation photovoltaïque journalière, ainsi qu’une consommation d’électricité qui correspondrait à un usage résidentiel, tôt le matin et tard le soir. La rentabilité d’une installation de panneaux photovoltaïques en autoconsommation dépend donc de la capacité à consommer la production photovoltaïque (par le taux d’autoconsommation), et de l’optimisation de l’éventuel surplus.

Exemple d’autoconsommation photovoltaïque (Source : AQC) : une maison qui aurait une consommation électrique représentative, avec un talon de consommation minimale d’environ 500W, pourrait autoconsommer environ 30 à 50 % de la production d’une centrale photovoltaïque. Le surplus pourra être vendu, stocké, etc.

Comme il n’y a pas de production durant la nuit, on peut étudier plusieurs pistes pour optimiser l’installation : 

– Diminuer le nombre de panneaux, et ainsi être en autoconsommation totale. L’installation devient plus simple, sans contrainte de surplus, mais la production s’en trouve d’autant diminuée. 

– Valoriser le surplus : o En interne : à l’aide de moyens de stockage (batteries, ballon d’eau chaude, …), ou d’une gestion adaptée de la consommation par rapport au photovoltaïque. Ces solutions permettent d’améliorer le taux d’autoconsommation, mais sont souvent très coûteuses. 

Vendre le surplus : Aujourd’hui, il est possible de vendre à tarif fixé, inférieur au tarif d’électricité, la production photovoltaïque. Ainsi les panneaux produiront au maximum de leur utilisation, et électriquement, la production ira au plus court : chez votre voisin ! 

Vendre la totalité de l’électricité produite, via un deuxième compteur. Lorsque le taux d’autoconsommation est faible, il est parfois plus intéressant de valoriser l’ensemble de la production à un tarif fixé pendant 20 ans. 

– Diminuer la consommation, car l’énergie la moins chère est celle que l’on ne consomme pas ! 

Plusieurs outils en ligne permettent d’étudier et de dimensionner le potentiel d’autoconsommation par rapport à votre consommation personnelle. Forts de ces quelques informations, vous pourrez contacter les artisans qualifiés les plus proches de chez vous (grâce au site www.faire.gouv.fr par exemple). Ils proposeront des solutions techniques adaptées à votre bâtiment. Ensuite, il est possible d’étudier vos devis non signés avec l’aide de votre conseiller info-énergie. 

Néanmoins, il convient de rappeler les priorités : à l’échelle d’un logement, les investissements doivent d’abord porter sur les économies d’énergie (notamment sur l’isolation thermique), et en second lieu sur la production d’énergie renouvelable. Des aides de l’agglomération de Saint-Brieuc existent pour financer une partie de l’installation photovoltaïque, mais également des travaux de rénovation performants. 

  • Outils

Évaluer votre devis photovoltaïque
AutoCalSol : logiciel de pré-dimensionnement pour vos installations

  • Pour aller plus loin

Des panneaux photovoltaïques, oui, mais pas à n’importe quel prix !
PhotoVoltaïque.info
Autoconsommation photovoltaïque : comment produire de l’électricité et la consommer chez soi ?
Plaquette technique : Photovoltaïque en autoconsommation, les points de vigilance pour tous types de bâtiments.
Photovoltaïque en collectivité

Chauffage et régulation : les bons gestes

Pendant cette période de confinement, attention à l’augmentation de vos consommations d’énergie !
Voici une petite vidéo préparée avec les moyens du bord pour vous rappeler les gestes à adopter pour faire des économies d’énergie dans votre logement.

Un jeu pour aborder le sujet en famille

La vidéo est accompagnée d’un jeu pour aborder le sujet de façon ludique en famille.
Téléchargez et imprimez le jeu pour aider notre RoRo à trouver la sortie du labyrinthe en faisant des économies d’énergie !

Nos conseiller•ère•s restent à votre écoute par téléphone au 02 96 52 15 70 à nos horaires d’ouverture habituels, et par email à l’adresse contact@alec-saint-brieuc.fr.

Quels sont les objectifs et les cibles du « décret tertiaire » ?

Entré en vigueur  le 1er octobre 2019, le décret tertiaire définit les modalités de mise en œuvre des obligations de réduction de la consommation d’énergie finale dans les bâtiments tertiaires publics et privés.

Ainsi, il fixe des objectifs de réduction des consommations pour les bâtiments de plus de 1 000 m², avec 2 options au choix du propriétaire ou preneur à bail :

  • Soit l’atteinte d’une valeur absolue déterminée par la catégorie d’activité
    (les niveaux seront fixés par un futur arrêté) pour 2030, 2040 et 2050,
  • Soit une baisse de 40 %, 50 % et 60% des consommations aux échéances citées ci-dessus.

Dans ce second cas de figure, l’année de référence devra être définie entre 2010 et 2019. Des modulations précisées dans un futur arrêté permettront de faire varier les objectifs. En effet, il sera tenu compte des contraintes techniques, architecturales ou patrimoniales, d’éventuels changement d’activité ou encore du temps de retour des actions par exemple.

Comment les données seront-elles renseignées ?

Les données caractéristiques des bâtiments et les consommations d’énergie finale de l’année de référence devront être renseignées avant le 30 septembre 2021 sur une plateforme numérique, dénommée OPERAT, mise en place par l’ADEME normalement à compter du 1er janvier 2020. Les propriétaires ou preneurs à bail devront ensuite les actualiser et renseigner la plateforme annuellement.

Quels moyens d’actions ?

Les leviers d’actions mobilisables pour l’atteinte des objectifs sont multiples. Ils peuvent bien entendu impliquer des travaux sur l’enveloppe (isolation, menuiseries, …) ou les systèmes (chauffage, eau chaude sanitaire, ventilation, éclairage, régulation, …). D’autre part, il sera important d’associer les usagers à un usage économe en énergie au travers d’actions de sensibilisation ou d’adaptation.

Quelles sont les sanctions prévues ?

Le décret tertiaire prévoit des sanctions financières et la publication sur un site internet de l’Etat du nom des structures publiques ou privées qui ne se seraient pas acquittées de leurs obligations.

Dans tous les cas, les conseillers énergie de l’Agence peuvent accompagner les structures ou collectivités adhérentes pour alimenter la base de données nationale ainsi que pour aider à  la définition des travaux envisageables pour satisfaire aux objectifs de réduction annoncés dans le décret.

En savoir plus :

En tant que propriétaire, vous voulez réaliser des travaux de rénovation énergétique : ils vont forcément profiter au locataire du logement, puisque celui-ci dépensera moins d’argent pour se chauffer, tout en bénéficiant d’un meilleur confort été comme hiver.

En toute logique, l’isolation ou la mise en place de doubles vitrages, par exemple, sont des arguments pour revoir votre loyer à la hausse : voici comment vous pouvez procéder.

Augmenter le loyer en cours de bail, c’est possible

Très concrètement, vous pouvez installer dans votre appartement une meilleure isolation, et revaloriser le loyer par la suite. Cependant, si vous êtes en cours de bail, il faut respecter certaines règles.

Chaque année, vous avez le droit de réviser le loyer : les propriétaires le font même en l’absence de travaux. Dès lors que vous êtes passé par la case « rénovation énergétique », vous pouvez appliquer une hausse correspondant à 15 % du montant des travaux (coût réel TTC) dans les zones tendues. À titre d’information, l’augmentation reste libre hors de ces secteurs où la demande est particulièrement forte.

Cette augmentation ne sera admissible que si vous avez lancé un chantier suffisamment important pour véritablement apporter du confort aux habitants du logement. En ce sens, vous ne pouvez pas l’envisager après de simples rafraîchissements (remplacement des revêtements de sol, par exemple) ou des mises aux normes.

De plus, cette hausse susceptible d’atteindre 15 % de vos dépenses doit avoir été validée en amont par le locataire. Dans les faits, vous ne pouvez pas prendre la décision sans le consulter et vous ne pouvez pas l’appliquer tant que vous n’avez pas trouvé un consensus.

Enfin, pour clarifier cette révision de loyer, sachez que vous devez rédiger une clause ou un avenant au bail, document sur lequel on verra systématiquement le montant de la majoration.

Quels travaux faire en premier ?

Vous souhaitez trouver les solutions de rénovation énergétique les plus adaptées à la situation du logement ?
Demandez conseils auprès des conseillers Info-Énergie FAIRE de l’ALEC du Pays de Saint-Brieuc.

Pour en savoir plus :