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Les constructions performantes à basse consommation, mais aussi les travaux de rénovation énergétique, révolutionnent les méthodes de travail des professionnels du bâtiment : nouveaux matériaux et nouvelles technologies, interaction entre les corps d’état, prise en compte de l’étanchéité à l’air…

Les économies d’énergie tant attendues peuvent aussi générer des désordres dans le bâti, notamment des problèmes liés à l’humidité dans les parois. Plusieurs programmes de recherche et d’analyse sur les opérations récentes visent donc à tirer des retours d’expérience, puis à promouvoir les bonnes pratiques et faire évoluer les règles de l’art.

C’est l’objet du PACTE – programme d’actions pour la qualité de la construction et la transition énergétique – lancé le 17 février dernier par la Ministre du Logement et la Vice-Présidente de la CAPEB. Ce grand chantier de la modernisation de la filière du bâtiment vise à :

  • valoriser l’expérience sur la sinistralité des constructions et des rénovations performantes sur le plan énergétique, et promouvoir la diffusion des techniques les plus efficientes,
  • poursuivre la modernisation des règles de l’art de mise en œuvre et développer des outils d’autocontrôle sur les chantiers,
  • développer un réseau territorial de plateaux de formation initiale et continue aux gestes de mise en œuvre.

Le programme d’actions permettra par exemple de créer des calepins de chantier pour diffuser les bonnes pratiques de mise en œuvre jusque dans la poche de l’artisan, et de mettre au point des méthodes d’instrumentation des bâtiments et de mesure de la performance énergétique réelle des bâtiments.

Une étude de retours d’expérience sur les bâtiments performants a déjà été réalisée par l’Agence Qualité Construction, afin d’identifier les non-qualités qui ont un impact sur la performance énergétique ou la qualité environnementale des bâtiments. Sa troisième édition a été publiée en octobre 2014,et est résumée en images sur leur site.

Plus d’informations :

article sur lemoniteur.fr

 

entretien_conseiller_fond_blanc2Le bilan 2014 de l’Espace Info-Energie témoigne du besoin croissant d’information des particuliers sur les questions énergétiques. Les deux Conseillers Info-Energie ont ainsi répondu à plus de 2000 demandes très variées :

  • questions techniques sur les performances de l’isolation, sur les systèmes de chauffage, sur l’installation d’énergies renouvelables…
  • questions sur les aides financières : Crédit d’Impôt, Eco-prêt à taux zéro, Certificat d’économie d’énergie…

D’après une enquête de satisfaction menée par l’Ademe, près de 98% des particuliers ayant fait appel à l’Espace Info-Energie ont trouvé les conseils clairs et explicites !

Plus d’information avec le bilan de l’Espace Info-Energie de Saint-Brieuc.

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La réglementation thermique dite « 2012 » (ou RT 2012) définit les performances énergétique des bâtiments neufs en regardant notamment l’optimisation des apports solaires, le niveau d’isolation et l’efficacité des équipements de chauffage.

En pratique, de nouveaux éléments sont pris en compte et vérifiés par une étude thermique (à joindre à la demande de permis). Cette étude est réalisée par un bureau d’étude thermique et comprend plusieurs critères. Le premier est la conception (orientation du bâtiment, compacité…) et le niveau d’isolation. On l’appelle Bbio (besoins bioclimatiques). Ce calcul doit être inférieur à une valeur maximum spécifiée dans la loi. Le second correspond à la consommation d’énergie nécessaire pour le chauffage, l’eau chaude sanitaire, le refroidissement, les auxiliaires (ventilation…) et l’éclairage. C’est le Cep. En Bretagne, il ne doit pas dépasser 55kWh/m².an pour une maison de 120m². Enfin, l’indice Tic (température intérieure de confort) caractérise le confort d’été (pour éviter les surchauffes). La bonne mise en œuvre des matériaux doit être validée par la réalisation d’un test d’étanchéité à l’air. Pour finir, une partie des besoins énergétiques doit être couverte par une énergie renouvelable.

Concrètement, cette réglementation n’impose pas ou n’interdit pas de matériaux.


Depuis le 1er janvier 2013, tous les permis de construire sont soumis à une nouvelle règlementation thermique : la RT 2012. Mais, qu’est-ce qui change ?
Cette nouvelle réglementation s’appuie en partie sur les principes de construction des maisons BBC (Bâtiment Basse Consommation). En pratique, de nouveaux éléments sont pris en compte et vérifiés par une étude thermique (qui doit être jointe à la demande de permis). Cette étude est réalisée par un bureau d’étude thermique et comprend plusieurs critères. Le premier est la conception (orientation du bâtiment, compacité…) et le niveau d’isolation. Ce coefficient s’appelle le Bbio (besoins bioclimatiques). Le second critère correspond à la consommation d’énergie nécessaire pour le chauffage, l’eau chaude sanitaire, le refroidissement, les auxiliaires (ventilation…) et l’éclairage. C’est le Cep. En Bretagne, ce Cep ne doit pas dépasser 55kWh/m².an pour une maison de 120m². Enfin, l’indice Tic (température intérieur de confort) caractérise le confort d’été (pour éviter les surchauffes l’été). La bonne mise en œuvre des matériaux doit être validée par la réalisation d’un test d’étanchéité à l’air. Pour finir, une partie des besoins énergétiques doit être couverte par une énergie renouvelable.

Si vous avez un projet de construction, le conseiller Info-Energie est à votre disposition pour répondre à toutes vos questions de manière objective et gratuite.

Pour aller plus loin, consulter la lettre des Espaces Info-Energie Bretons qui consacre un dossier à cette nouvelle réglementation thermique.

D’après une enquête TNS-Sofres de janvier 2012, les français prennent de plus en compte l’efficacité énergétique des bâtiments lors de l’achat ou de la location.
Cette enquête a été mené auprès de ménages, d’agents immobilier et de notaires. Les résultats montrent un intérêt croissant des acheteurs ou locataires potentiels pour le Diagnostic de Performance Energétique (DPE). Ce constat peut être attribué à deux facteurs principaux :
. l’obligation d’affichage de l’étiquette énergétique sur les offres de vente ou de location
. l’augmentation du prix des énergies.

Une étude de l’ADEME, en partenariat avec le CSTB et le Cired, réalisée par le cabinet Artelia, a cherché à définir la « valeur verte » dans l’immobilier. Cette notion prend notamment en compte l’efficacité énergétique des bâtiments. Il en ressort que 2/3 des personnes interrogées estiment que la performance énergétique sera désormais à prendre en compte dans le choix d’un logement.

En d’autres termes, le marché commence à intégrer la performance énergétique dans les éléments contribuant à l’établissement du prix d’un logement.
Votre Conseiller Info-Energie peut vous accompagner dans vos projets de construction ou de rénovation pour minimiser leurs besoins énergies.

plus d’informations sur le n°32 de Stratégies & études