chauffage


copyright : ADEME

Après la fin de l’hiver, vous pouvez penser à éteindre votre chaudière. C’est peut-être également le bon moment pour réaliser un entretien ! En le faisant dès maintenant (plutôt qu’à l’approche de l’hiver), vous trouverez plus facilement un professionnel qualifié. Savez-vous que cette opération est obligatoire chaque année depuis 2009 ?
Lors de cette visite, le professionnel a des obligations que l’on peut résumer ainsi :
. vérifier l’état de la chaudière et la nettoyer si nécessaire
. faire les réglages pour optimiser le rendement et éviter l’émission de monoxyde de carbone (CO) dangereux pour la santé
. évaluer les performances énergétiques (rendement, émissions de polluants…) et les comparer à celles des nouveaux équipements
. apporter des conseils sur le bon usage de l’équipement et les gestes économes.
Sous 15 jours après être intervenu, il doit vous faire parvenir une attestation d’entretien (à conserver pendant deux ans).
En réalisant cet entretien annuel, vous augmentez la durée de vie de votre équipement, vous évitez les pannes, vous consommez moins de combustible et polluez moins. En outre, vous garantissez un fonctionnement en toute sécurité notamment par rapport aux émanations de CO.
Pour aller plus loin, consultez le guide de l’ADEME sur l’entretien des chaudières.

Votre conseiller Info-Energie peut répondre à vos questions sur ce sujet.

Vir’volt-ma-maison est le nouveau dispositif local pour encourager les propriétaires de maison chauffée à l’électricité à réaliser des travaux de rénovation thermique. Il constitue une belle opportunité pour réduire votre facture d’électricité et améliorer votre confort : aides financières, prêts bonifiés, primes, réalisation des travaux par des entreprises et artisans locaux labellisés et conseils techniques avec accompagnement gratuit de A à Z par un conseiller Vir’volt-ma-maison de l’Agence Locale de l’Énergie du Pays de Saint-Brieuc.

Une opération pilote sur le territoire du Pays de Saint-Brieuc

Vir’volt-ma-maison est exclusivement proposé aux habitants du pays de Saint-Brieuc. C’est une opération pilote menée dans le cadre du Pacte électrique breton, en partenariat avec l’État, l’ADEME Bretagne, la Région Bretagne et le Conseil général des Côtes d’Armor. Ce programme est soutenu par l’ensemble des Communautés de communes et l’Agglomération qui constituent le Pays de Saint-Brieuc.

Autodiagnostic énergétique sur www.virvolt-ma-maison.fr

C’est le site de l’opération. Simple et accessible, vous y trouverez toutes les informations sur les avantages, les offres, les étapes d’accompagnement du dispositif… Vous êtes aussi invité à réaliser votre autodiagnostic énergétique. Si vous le souhaitez, votre conseiller Vir’volt-ma-maison peut vous aider à l’analyser et à évaluer vos gains énergétiques potentiels.

Contact : Agence Locale de l’Énergie du Pays de Saint-Brieuc
Tél. 02 96 52 56 56
virvolt@ale-saint-brieuc.org
www.virvolt-ma-maison.fr


Depuis le 1er janvier 2013, tous les permis de construire sont soumis à une nouvelle règlementation thermique : la RT 2012. Mais, qu’est-ce qui change ?
Cette nouvelle réglementation s’appuie en partie sur les principes de construction des maisons BBC (Bâtiment Basse Consommation). En pratique, de nouveaux éléments sont pris en compte et vérifiés par une étude thermique (qui doit être jointe à la demande de permis). Cette étude est réalisée par un bureau d’étude thermique et comprend plusieurs critères. Le premier est la conception (orientation du bâtiment, compacité…) et le niveau d’isolation. Ce coefficient s’appelle le Bbio (besoins bioclimatiques). Le second critère correspond à la consommation d’énergie nécessaire pour le chauffage, l’eau chaude sanitaire, le refroidissement, les auxiliaires (ventilation…) et l’éclairage. C’est le Cep. En Bretagne, ce Cep ne doit pas dépasser 55kWh/m².an pour une maison de 120m². Enfin, l’indice Tic (température intérieur de confort) caractérise le confort d’été (pour éviter les surchauffes l’été). La bonne mise en œuvre des matériaux doit être validée par la réalisation d’un test d’étanchéité à l’air. Pour finir, une partie des besoins énergétiques doit être couverte par une énergie renouvelable.

Si vous avez un projet de construction, le conseiller Info-Energie est à votre disposition pour répondre à toutes vos questions de manière objective et gratuite.

Pour aller plus loin, consulter la lettre des Espaces Info-Energie Bretons qui consacre un dossier à cette nouvelle réglementation thermique.

Au 1er octobre, le tarif réglementé du gaz augmentera de 2%. Ce sera la troisième augmentation de l’année 2012. Au total le prix du gaz de réseau aura pris près de 10% en un an. Pour limiter l’impact sur nos porte-feuilles de cette hausse, il nous faut diminuer nos consommations.

Principe de fonctionnement d’une chaudière à condensation © Hippocampe/Ademe EIE

Pour faire des économies d’énergie, tous les gestes comptent.

Le chauffage est le premier poste de consommation de gaz dans un logement (65%). Le moindre geste que nous pouvons faire aura donc un impact fort. Parmi ces gestes, nous pouvons citer la fermeture des volets et des rideaux dès que le soleil est couché. Cela permet de diminuer les déperditions par les fenêtres et de réduire la sensation de paroi froide. Le choix des températures de chaque pièce est également déterminant. Il est conseillé de limiter la température du salon et pièces de vie à 19°C et 16°C dans les chambres. Évidemment, ces températures sont indiquées en cas de présence dans la maison. Pendant les périodes d’absence, elles peuvent être diminuées. A titre d’exemple, si je diminue la température de mon salon de 1°C (je passe de 20°C à 19°C), je fais 7% d’économie d’énergie !
Et pour que ma chaudière fonctionne correctement, je dois l’entretenir au moins une fois par an. Cela permet de vérifier qu’elle est bien réglée, que la température de l’eau chaude n’est pas trop élevée… Et hop, encore 8% à 12% d’économie !
La cuisson ne doit pas être oubliée, elle représente 6,5% des consommations d’énergie de mon logement. Alors, lorsque je suis derrière les fourneaux, j’utilise des couvercles sur mes casseroles (30% d’énergie en moins) et j’adapte mon récipient à la taille de mon feu.

L’isolation, un investissement rentable.
Pour diminuer mes consommations de chauffage, au delà des gestes, il y a également des travaux qui peuvent s’avérer rentables notamment l’isolation. En effet, elle permet de limiter à la chaleur de sortir de ma maison. Pour cela, la priorité sera donnée à une bonne isolation de la toiture (environ 30% des déperditions de chaleur), puis les murs (environ 25%), enfin les fenêtres (environ 13%). Mais si j’engage des travaux d’isolation, je dois également penser au renouvellement de l’air qui peut se faire grâce à ventilation mécanique contrôlée (VMC). On peut se demander pourquoi, en faisant sortir de l’air chaud, je fais des économies ? En améliorant l’isolation de mon logement, je le rends plus étanche à l’air. Il y a donc moins de renouvellement et la vapeur d’eau qui se dégage de mes activités (cuisine, douche…) et par ma simple présence (par la respiration, la sueur…) s’accumule dans l’air intérieur. Or, comme nous le savons bien en Bretagne, à température égale, dans un air humide, la sensation de froid est plus importante. Plus l’air est humide et plus nous avons tendance à vouloir augmenter le chauffage.
En isolant ma maison, je peux diviser ma consommation de chauffage par deux voire plus !
Un autre investissement qui peut s’avérer intéressant est le remplacement de la chaudière (si celle-ci est assez ancienne). Dans ce cas, la réflexion sur une chaudière à condensation (cf schéma si ci-dessus) est à prendre en compte ou bien un changement d’énergie pour aller vers celle dont le coût devrait être relativement stable comme le bois par exemple.
Pour toutes ces questions, l’Espace Info-Energie de Saint-Brieuc peut vous aider à faire un bilan de vos consommations, évaluer avec vous les gestes ou les investissement les plus pertinents et vous orienter vers les aides financières existantes. Son conseil est neutre, objectif, gratuit et accessible sur rendez-vous ou par téléphone au 0805 203 205.

pour aller plus loin :
guide Ademe « Chauffage, régulation, eau chaude« .
guides des Espaces Info-Energie Bretons : « Économies d’énergie, des gestes qui comptent« , « La rénovation thermique« , « Les équipements performants dans l’habitat« .

L’Europe a soulevé la question de savoir si les pompes à chaleur sont un source directe d’énergie renouvelable. Et la réponse est « non, mais oui »…

Fonctionnement d’une pompe à chaleur – © Ademe / Hippocampe

Principe de fonctionnement
La pompe à chaleur permet de récupérer les calories ambiantes (dans l’air, le sol ou l’eau) et de les transférer à un fluide en les concentrant. Pour faire simple, avec de l’eau à 13°C, elle fait de l’eau à 50°C ou 60°C ! Sur le principe c’est extrêmement intéressant. Mais cette concentration en calories ne se fait pas sans une certaine dépense d’énergie liée au fonctionnement de pompes et ventilateurs notamment.

Les coefficients
Afin de se rendre compte de l’efficacité des pompes à chaleur et de pouvoir les comparer entre elles, deux coefficients ont été créés : le coefficient de performance (CoP) et le coefficient moyen annuel d’exploitation (CoE). Le CoP est un calcul standardisé qui permet connaître la dépense énergétique nécessaire en fonction d’une température ambiante définie (en général +7°C pour l’air) et d’une température de sortie de l’eau fixée également (en général +35°C pour alimenter un plancher chauffant). Prenons un exemple : une pompe à chaleur Aérothermique (ou air-eau) alimentée à l’électricité affichant un CoP de 4. Cela signifie que la pompe à chaleur va consommer 1kWh d’électricité pour produire 4kWh de chaleur dans des conditions de température d’air extérieur de 7°C et pour alimenter un plancher chauffant avec de l’eau à 35°C. Le CoP sera d’autant plus élevé que l’écart entre la température de l’air et celle de l’eau de chauffage sera faible.
Changeons maintenant un petit peu les paramètres pour se rapprocher des conditions réelles. Imaginons une période hivernale un peu plus fraîche avec une température de l’air qui tombe à 0°C. Le Cop peut alors descendre en dessous de 3, soit une consommation de 1kWh d’électricité pour une production de chaleur inférieure à 3 kWh. (Vous pouvez retrouver les CoP des pompes à chaleur certifiées NF sur le site internet de Certita, organisme de certification). Ces variations saisonnières sont donc à prendre en compte lors du choix d’un appareil. Pour cela, une Directive européenne (Energies renouvelables 2009/28) définit le Coefficient moyen annuel d’exploitation ou CoE. Celui-ci décrit le rendement réel d’un appareil au court de l’année entière.

Pompe à chaleur et énergie renouvelable
C’est grâce à ce dernier coefficient que l’Europe classe ou non les pompes à chaleur en énergie renouvelable. Pour une pompe à chaleur alimentée à l’électricité, il faut que le CoE soit au minimum de 2,9 pour qu’elle soit considérée comme une énergie renouvelable directe. Dans les autres cas, elle est décrite comme un outil favorisant certaines énergies renouvelables. Donc une pompe à chaleur ne doit pas systématiquement être considérée comme une énergie renouvelable ! Malheureusement, aujourd’hui, ce coefficient moyen annuel d’exploitation n’est pas mentionné dans les documents de présentation des appareils. La Commission Européenne a jusqu’au 1er janvier 2013 pour donner aux Etats membres les modalités de calcul de ce coefficient en fonction des conditions climatiques.

Si vous souhaitez installer une pompe à chaleur, n’oublier pas que votre Conseiller Info-Energie peut vous accompagner pour décrypter ces informations.

sources : CLER Infos
Plus d’informations :
. guide de l’Ademe « les pompes à chaleur« 
. fiche pratique des Espaces Info-Energie bretons « les pompes à chaleur électriques« 
. rubrique « Comment ça marche » de Qualit ENR