changement climatique

Ce samedi, l’ALEC avait invité habitants et professionnels à découvrir un chantier d’isolation par l’extérieur utilisant des éco-matériaux. Cet événement était organisé dans le cadre de Rénovaction.

Malgré un temps menaçant, une vingtaine de personnes étaient présentes et ont pu échanger avec les propriétaires, le poseur de l’isolation et le technicien de l’ALEC.

Les propriétaires de la maison ont expliqué avoir choisi de la fibre de bois et du liège pour leur performance thermique, « mais aussi pour leur qualité écologique ! ».

En effet les matériaux et techniques utilisés sont peu fréquents : fibre de bois sous enduit pour isoler les murs et liège pour les soubassements.

Les personnes participantes ont posées des questions sur les techniques d’isolation par l’extérieur, sur les éco-matériaux et sur les aides financières mobilisables pour des travaux d’économie d’énergie.

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Echanger, partager nos expériences, faire évoluer nos pratiques, prendre du recul sur nos activités… tels étaient les objectifs de la journée organisée conjointement entre l’ALEC du Pays de Lorient (ALOEN) et l’ALEC du Pays de Saint-Brieuc. L’ensemble des salariés, accompagnés de quelques membres des bureaux de nos associations, y ont participé.

La matinée était consacrée à des visites : l’Espace Info-Habitat de Lorient Agglomération (qui regroupe le service habitat, le service instructeur des permis de construire, l’ADIL et l’ALEC), l’installation photovoltaïque de l’hôtel de l’Agglomération (en autoconsommation totale sur le bâtiment) et la maison de l’enfance de Quistinic (bâtiment biosourcé isolé en paille, construit avec l’aide des habitants au cours de plusieurs chantiers participatifs).

 

 

L’après-midi, les 2 équipes ont échangé des manières de faire et questionné leurs pratiques… au travers de six ateliers :

  • Quelle raison d’être, quelle vision stratégique pour les ALEC ? une réflexion sur l’opportunité de structurer un projet associatif
  • Trouver des manières d’animer, de sensibiliser plus fun, plus efficaces
  • Rôle des ALEC dans les projets d’ENR citoyens
  • Comment utiliser les compteurs communicants dans nos métiers ?
  • Mobiliser les entreprises du territoire dans la transition énergétique
  • Comment les plateformes de la rénovation de l’habitat font et vont faire évoluer nos ALEC et nos métiers ?

Avec des territoires différents, mais des activités proches, ce type de rencontres permet une prise de recul sur nos pratiques et enrichit nos actions de manière concrète.

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Le 9 juin dernier, à l’invitation de l’Agence Locale de l’Energie et du Climat et du réseau Taranis, un ambassadeur de l’association négaWatt est venu présenter le tout dernier scénario conçu par les experts négaWatt. La conférence était organisée en partenariat avec Saint-Brieuc Armor Agglomération et avec Lamballe Terre & Mer, les deux intercommunalités étant labellisées « Territoire à Energie Positive » et porteuses d’un projet de Plan Climat Air Energie .

Le scénario négaWatt, établi à l’échelle nationale, présente la trajectoire à suivre d’ici à 2050 pour diviser par deux les consommations d’énergie, couvrir 100% des besoins énergétiques résiduels avec des énergies renouvelables, et ainsi diviser par 7 les émissions de gaz à effet de serre.

Il s’articule avec un autre exercice prospectif, baptisé Afterres 2050, et qui traite lui de l’évolution de l’assiette alimentaire et des pratiques culturales. Afterres démontre comment on peut garantir la sécurité alimentaire, tout en permettant le développement des matériaux biosourcés (pour le bâtiment et pour l’industrie) et des bioénergies.

Au final, en tenant compte des puits de carbone constitués par les terres et les forêts françaises, la mise en œuvre du scénario négaWatt permet d’atteindre la neutralité carbone en 2050 : les émissions annuelles résiduelles sont intégralement compensées par le stockage de carbone.

La présentation démontre d’abord que la transition énergétique n’est plus une lubie, mais une réalité déjà bien engagée : les consommations d’énergie ont commencé à baisser en France ; les émissions mondiales de gaz à effet de serre se stabilisent ; et les investissements mondiaux dans les énergies renouvelables ont dépassé les investissements dans les autres formes d’énergie ; les exercices de transition énergétique et de planification 100% renouvelable se multiplient partout dans le monde, à toutes les échelles, et démontrent de manière de plus en plus robuste et crédible qu’un monde 100% renouvelable est réaliste.

Il s’agit donc maintenant d’accélérer pour être au rendez-vous des grands objectifs climatiques.

Pour y arriver, une véritable synergie est nécessaire entre tous les acteurs, et à tous les niveaux :

  •  l’Etat et l’Europe, qui fixent un cadre (fiscal et économique notamment) et peuvent instaurer un certain nombre de règlementations et d’incitations décisives
  • les citoyens, habitants et consommateurs, qui par leurs choix (habitat, alimentation, consommation, déplacements…) sont liés à une part importante du bilan énergétique et climatique national
  • les entreprises, qui peuvent mettre en œuvre la réhabilitation thermique performante des bâtiments, développer les énergies renouvelables ou éco-convevoir des produits de consommation courante…
  • les collectivités locales et les territoires, animateurs locaux de la transition énergétique, qui peuvent initier, promouvoir et accompagner ces dynamiques

Les bénéfices collatéraux sont nombreux, que ce soit en termes de qualité de l’air, de précarité énergétique, de sécurité d’approvisionnement ou de création d’emplois.

Les débats ont traité notamment du développement des transports fonctionnant au gaz naturel issu de sources renouvelables, de l’enjeu majeur de la réduction des consommations énergétiques notamment dans les bâtiments et donc du développement des Plateformes de la rénovation de l’habitat, des modifications de comportement sur l’alimentation, du risque pesant sur agriculture dans le contexte de développement important des méthanisateurs, de l’avenir du stockage d’énergie sous forme d’hydrogène, du coût de l’énergie au niveau macro économique et micro économique…

Si vous n’avez pu vous rendre à cet événement, vous pouvez retrouver les éléments du scénario sur :

Un autre site de l’association négaWatt décrypte toutes les idées reçues et apporte plusieurs précisions techniques sur certains points de la transition énergétique : decrypterlenergie.org

Janvier 2017 – Obligation de mises à disposition publiques sur les consommations d’énergie
Depuis le début des années 2010, les collectivités doivent réaliser un nombre croissant de schémas et d’exercices de planification (Schémas de Cohérence Territoriale, Plans Climat Energie…). Pour élaborer ces documents et en évaluer l’impact au fil du temps, les besoins en données n’ont cessé de se faire de plus en plus pressants.

De nombreuses négociations ont eu lieu à toutes les échelles territoriales afin de lever petit à petit les blocages, liés notamment au secret statistique et au secret commercial.

Dernière évolution en date, la loi de Transition Energétique pour la Croissance Verte de 2015 a inscrit dans son article 179 la mise à disposition par les opérateurs des données locales de l’énergie. Sa mise en œuvre est précisée dans un Décret et un Arrêté datés du 18 juillet 2016.
Les données locales sont fournies au niveau national par le Service Observation et Statistiques (SOeS) du Ministère en charge de l’Energie, et sur les sites internet des opérateurs énergétiques.

Les données sont mises à disposition par :

On peut ainsi accéder – plus ou moins directement et plus ou moins facilement – à des données tout-à-fait intéressantes comme par exemple la consommation d’électricité et de gaz par secteur d’activité (résidentiel, tertiaire, industrie, agriculture) et par quartier IRIS.

Plus d’information :

N’hésitez pas à nous contacter pour toute question relative à l’analyse et l’interprétation de ces données.

 

Dans le cadre du réseau des « Plans Climat Air Energie Territoriaux », l’ADEME organise cette année plusieurs modules de formation en Bretagne. A noter, en particulier, un module d’une journée à destination des élus, qui se tiendra le 19 octobre à Saint-Brieuc.

 

Du 23 au 24 mai à Rennes. Infos et inscriptions :  https://formations.ademe.fr/solutions/stage.php?stageid=4637&folid=26

  • Formation Chargés de missions  : « Construire, piloter, et accompagner un PCET (Collectivités débutantes) » – CLIMAT25

Du 04 au 06 juillet à Vannes. Infos et inscriptions : https://formations.ademe.fr/solutions/stage.php?stageid=4631&folid=26

  • Formation élus « Les enjeux d’un projet politique de développement durable (Collectivités débutantes) » – CLIMAT08

Le 27 juin à Vannes et le 19 octobre à Saint Brieuc. Infos et inscriptions : https://formations.ademe.fr/solutions/stage.php?stageid=4632&folid=26