changement climatique

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Saint-Brieuc Agglomération a reçu cette semaine le prix de « Territoire à Energie Positive pour la Croissance Verte », suite à un Appel à Projet lancé par la Ministre Ségolène Royal.
Ce label récompense la démarche de Boucle énergétique locale engagée par l’Agglomération, et soutenue par le Conseil régional de Bretagne.

La démarche comporte plusieurs volets complémentaires :

  • l’interconnexion et la gestion des réseaux d’énergie

Dans un objectif de réduction de ses émissions de GES et de sa dépendance énergétique, le territoire se dote progressivement de différents outils de production d’énergies renouvelables (parc éolien off-shore en Baie de Saint Brieuc, parcs photovoltaïques, chaufferies bois, unités de méthanisation / injection de biogaz, unité de tri-préparation des déchets à haut-PCI…). L’objectif du projet est de mettre en place une approche intégrée de la production et de la gestion d’énergie (chaleur, gaz et électricité) sur le territoire afin de répondre à une politique de production décentralisée et de consommation locale. Cela consiste donc à travailler sur l’interconnexion des réseaux et des sources de production, mais aussi sur une gestion intelligente de ces réseaux.

  • le stockage de l’électricité

Il s’agit d’étudier les solutions de stockage et/ou de conversion d’électricité qui permettront une meilleure valorisation énergétique des sources d’énergie renouvelable sur le territoire. L’objectif est de travailler sur l’amélioration de solutions existantes comme par exemple la production d’hydrogène par électrolyse de l’eau. Cela pourra se traduire dans un second temps par la création d’une plateforme de stockage de démonstration.

  • la distribution de l’énergie via des réseaux de chaleur

L’élaboration d’un schéma directeur des réseaux de chaleur permettra de repérer les sites du territoire susceptibles d’être alimenté par un réseau de chaleur urbain alimenté par les sources de production du territoire.

 

Le 10 février 2015, Kevin Fèvre, Conseiller en Energie Partagé et Jean-Marc Labbé, Conseiller municipal en charge du Développement durable à La Méaugon ont participé à une émission de radio sur RCF Clarté (100.6 MHz) pour présenter le travail en partenariat réalisé entre la commune et l’ALE depuis 2010. L’émission était animée par Charline Lasterre, Chargée d’animation à l’ALE.

La Méaugon, commune de 1300 habitants, a été l’une des premières collectivités à adhérer à l’ALE et à bénéficier de l’accompagnement des Conseillers en Energie Partagé. Jean-Marc Labbé présente, dans cette émission, les actions et l’évolution des décisions avec l’appui technique de Kevin Fèvre.

actu_bilan_elec_2014RTE (Réseau de Transport d’Electricité) vient de publier le bilan électrique français pour l’année 2014. Il en ressort trois points importants : la consommation électrique française a baissé de 6% par rapport à 2013, la part d’électricité d’origine renouvelable a augmenté pour atteindre près de 20% des consommations, et les émissions de gaz à effet de serre ont diminué de 40%. Toutefois, il est important de nuancer ces résultats.

D’abord, la baisse des consommations électriques est essentiellement due à la clémence de l’année 2014 (la plus chaude depuis  le début du XXème siècle). Si l’on corrige la consommation des aléas climatiques, alors la baisse des consommations n’est plus que de 0,4%, en lien avec un ralentissement de l’activité économique et avec des actions d’efficacité énergétique.

Ensuite, l’augmentation de la part des renouvelables est effectivement due à de nouvelles installations notamment éoliennes et photovoltaïques… mais si l’on atteint un taux de 20%, c’est surtout grâce à la baisse des consommations : si la consommation avait été celle de 2013, la production n’atteindrait pas les 20%.

Enfin, la baisse importante des émissions de gaz à effet de serre est également directement liée à la baisse de la consommation : les centrales thermiques fossiles (charbon, fioul, gaz), qui sont les principales émettrices de gaz à effet de serre du système électrique français, sont principalement utilisées pour assurer l’appoint de production lors des pics de consommation hivernaux.  L’année 2014 ayant présenté peu d’épisodes de froid et donc de pics de consommation, il n’a pas été nécessaire d’avoir recours à ces centrales, ce qui explique en grande partie la diminution globale des émissions de gaz à effet de serre.

L’exemple de l’année 2014 illustre bien comment la réduction des consommations d’énergie amène avec elle trois effets induits positifs : la réduction des émissions de gaz à effet de serre, l’augmentation du taux de couverture en renouvelables, auxquels on pourrait ajouter la baisse de la facture pour le consommateur final et pour le pays tout entier…

 

Pour aller plus loin :

???????????????????????????????Sur ce graphique, l’évolution des émissions de gaz à effet de serre et de la
facture énergétique de la Ville de Trégueux, dans le scénario « tendanciel ».

La démarche de Plan Climat Communal a été initiée par Saint-Brieuc Agglomération dans le cadre de son propre Plan Climat Energie Territorial (PCET), et mise en oeuvre par l’ALE auprès des communes de l’Agglomération. Elle vise à définir, conjointement avec les élus et les services techniques d’une commune, des scénarios pluriannuels de travaux plus ou moins ambitieux sur le patrimoine communal, et de modéliser leur impact sur les consommations d’énergie et les émissions de gaz à effet de serre de la commune à l’horizon 2020.

La commune bénéficie ainsi d’une feuille de route pour la rénovation énergétique de son patrimoine, afin d’atteindre les objectifs de réduction de consommation et d’émission de gaz à effet de serre.

Aux Assises nationales de l’énergie à Bordeaux, le conseiller CEP en charge de cet accompagnement a présenté à titre d’exemple les résultats obtenus sur la Ville de Trégueux qui a été la première à se lancer, avec enthousiasme, dans la démarche. Ces rencontres annuelles réunissent élus et techniciens des collectivités (1500 participants pour cette première édition bordelaise), et permettent de bénéficier de nombreux retours d’expérience et de présenter ses propres travaux.

Six autres communes de l’agglomération se sont engagées dans cette démarche volontaire : Hillion, Langueux, Plérin, Ploufragan, Saint-Julien, Trégueux, Yffiniac.


 Nous sommes de plus en plus nombreux à utiliser, chaque jour, au bureau ou à la maison, les « Technologies de l’Information et de la Communication » (TIC) : e-mails, réseaux sociaux, recherche d’information sur Internet, commerce en ligne, visio-conférence, ordinateurs, smartphones, tablettes, etc.
Ces nouvelles pratiques ont considérablement amélioré la rapidité des échanges, et facilitent le partage des informations. En évitant d’imprimer du papier, de transporter des sacs de courrier ou de prendre la voiture pour se réunir, cela peut participer à la réduction des consommations d’énergie et des émissions de gaz à effet de serre.
Mais en y regardant de plus près, le bilan n’est pas si vert… Les bénéfices environnementaux attendus ne sont pas forcément au rendez-vous, car la consommation de papier et les déplacements ne semblent pas diminuer autant qu’on aurait pu l’espérer…
© Ademe
Lorsque l’on envoie un e-mail à un correspondant, aussi proche soit-il, il ne prendra pas le chemin le plus court et pourra transiter par les quatre coins du globe, sur des serveurs de stockage particulièrement énergivores…
Et derrière nos petits écrans, se cachent des équipements de plus en plus gourmands en énergie : les réseaux de communication, les centres de routage et de stockage de données, sans oublier les usines qui fabriquent les téléphones et les ordinateurs que nous renouvelons régulièrement…
Une étude du cabinet américain spécialisé Digital Power Group estime que la consommation électrique totale du secteur représente 50% de plus que la consommation d’énergie de l’aviation internationale, soit l’équivalent de la consommation domestique de l’Allemagne et du Japon réunis. Le seuil des 10% de la demande électrique mondiale sera bientôt franchi.
Et cela n’est pas prêt de s’arrêter. La croissance se poursuit à une vitesse folle : le volume d’information circulant en une heure sur Internet devrait prochainement dépasser le trafic enregistré durant toute l’année 2000. De plus, les communications sans fil (Wi-Fi, 3G, 4G…) sur lesquels reposent les tablettes et les smartphones consomment bien plus d’énergie que les systèmes câblés…
Au niveau individuel, des éco-gestes simples peuvent contribuer à réduire ces consommations : éteindre la veille de nos box Internet, la nuit ; veiller à réduire la taille des pièces jointes et à bien cibler le nombre des destinataires de nos e-mails ; accéder directement aux sites Internet plutôt que de faire des requêtes sur un moteur de recherche ; faire durer autant que possible nos équipements, etc.
Plus d’informations : Espace Info Energie du Pays de Saint-Brieuc – 14bis rue de Gouédic à Saint-Brieuc – 0805 203 205 (n° vert)