bâtiment passif

????????????????????????????????????Du 13 au 15 novembre se sont déroulées les journées portes ouvertes de la maison passive. Le samedi 14 au matin, l’Agence Locale de l’Energie avait organisé la visite d’une maison passive à Quintin. Ce fut l’occasion pour des particuliers de découvrir un habitat très économe en énergie et n’ayant pas besoin de système de chauffage !

Les particuliers (pour la plupart en cours de projet de construction) ont pu poser toutes leurs questions aux propriétaires, aux locataires qui vivent dans le logement depuis une année, mais aussi au concepteur Stéphane Gautier et au thermicien Eric Lerognon qui ont élaboré le projet de cette maison passive.

D’autres visites seront également prévues mais cette fois-ci pour un chantier de maison passive située à Binic. La visite est ouverte aux professionnels du bâtiment le mardi 1er décembre à 16h. Pour les particuliers qui souhaitent découvrir cette maison passive, le rendez-vous est donné le samedi 5 Décembre à 10h. L’architecte Jean-Yves Danno et le thermicien du bureau d’étude thermique B3E seront présents pour répondre à toutes vos questions.
Pour vous inscrire à l’une de ces visites et pour plus de renseignements, contactez l’Agence Locale de l’Energie au 02 96 52 15 70 ou contact@ale-saint-brieuc.org

Avec près d’une vingtaine d’exposants, les habitants de Quintin Communauté ont pu découvrir les savoir-faire des professionnels du bâtiment locaux et prendre des conseils sur les économies d’énergie, les travaux de rénovation ou des projets de construction performants auprès de l’ALE.

Ainsi 17 particuliers se sont succédé sur le stand pour des conseils techniques pour la mise en œuvre de travaux d’isolation ou la construction d’une maison passive.

Enfin, dans le cadre d’une tombola organisée par Quintin Communauté, le programme Vir’volt-ma-maison avait mis en jeu 3 thermographies de maison. Les trois gagnants sont issus des communes de Le Foeil, Lanfains et Saint-Brandan. Elles seront réalisées dans le courant de l’hiver lorsque la météo le permettra.

Dans le cadre des constructions performantes (BBC, RT 2012), l’écart entre les consommations conventionnelles, calculées lors de la conception, et les consommations réelles, constatées une fois les bâtiments mis en service, est une problématique récurrente.

carte BBC-RT2012


© Cerqual – Figure 1. Présentation et localisation, selon les zones climatiques définies par la réglementation thermique, des six résidences étudiées

Pour analyser et comprendre ces écarts, l’organisme certificateur CERQUAL a mené une étude sur six résidences (voir carte ci-contre), représentant 18 logements, ayant bénéficié du label BBC Effinergie. Il s’agissait également d’y étudier les divergences entre le vécu des occupants et le confort « mesuré » (température, hygrométrie).

 

L’étude rappelle d’abord que la règlementation française ne prend en compte que certains usages de l’énergie dans les logements. Les consommations liées à l’électroménager et à l’électronique domestique ne sont donc pas pris en compte dans les calculs conventionnels pour l’atteinte du label BBC ou le respect de la RT 2012.

Le label allemand Passivhaus définit lui un niveau maximum de consommation totale, tous usages confondus. L’étude le transpose dans le contexte français, à 97 kWhep/m².an, vu notamment les différences de coefficient énergie primaire-énergie finale. 11 ménages sont au-dessus de la convention Passivhaus, 7 sont au-dessous de la convention.

Selon l’étude, on peut faire des logements BBC performants sans ventilation double flux, sans triple vitrage, sans solaire thermique, sans solaire photovoltaïque. L’essentiel est que l’immeuble soit bien orienté, plutôt compact (mais la liberté de choix architecturaux est grande), bien isolé et bien ventilé. Il convient de faire attention aux idées reçues : une des opérations les plus performantes de l’échantillon est la résidence « tout électrique ».

Ce point de vue est à tempérer car, plus la performance énergétique du bâti augmente, plus la charge énergétique liée au renouvellement d’air augmente. En ventilation simple flux, la maîtrise de cette charge ne peut être faite qu’en réduisant les débits de renouvellement d’air, ce qui est de moins en moins recommandé pour des raisons de qualité de l’air intérieur.

Enfin, l’étude met en évidence six facteurs clés relatifs à l’usage et au comportement des occupants ayant une influence, qui peut être très forte, sur la consommation d’énergie :

  • le nombre de personnes dans le logement,
  • la durée d’occupation durant la journée, la semaine et l’année,
  • le niveau d’équipement d’appareils domestiques et l’intensité de leur usage,
  • la température intérieure choisie en hiver,
  • les pratiques d’aération du logement, notamment l’ouverture des fenêtres et des portes sur jardin,
  • la plus ou moins bonne maîtrise de la chaudière, de la ventilation, des volets et du chauffe-eau solaire quand il y en a un.

Ces facteurs clés expliquent qu’il est normal qu’il y ait toujours une différence, parfois importante, entre le calcul conventionnel BBC des consommations et les consommations réelles.

La convention retenue par la réglementation définit une température extérieure et un seul mode d’occupation, notamment fondé sur des températures de consigne de chauffage qui sont de 19°C en semaine jusqu’à 10h et après 18h et le week-end, et de 16°C entre 10h et 18h les jours de semaine.

Il faut retenir que, contrairement à ce que pense un grand nombre de professionnels et de chercheurs, le calcul thermique règlementaire n’est pas conçu pour prévoir les consommations, mais pour comparer des logements (vides) avant livraison.

C’est exactement le même principe qui régit le calcul des consommations conventionnelles des véhicules (cycle urbain, extra-urbain et mixte), qui ne correspond jamais aux consommations réelles observées à l’usage. Ces consommations sont calculées en laboratoire et ne visent qu’à comparer les véhicules entre eux dans des conditions similaires.

Plus d’information :

télécharger l’étude intégrale

EnerPhitDévelopper un modèle techniquement et économiquement pertinent de rénovation par étapes, étalées sur plusieurs années : c’est l’objectif du programme EuroPHit.

Ce programme européen, lancé en 2013, part du constat que les maitres d’ouvrages peuvent rarement rénover  de façon ambitieuse et d’un seul coup l’ensemble de leur patrimoine (budget serré, volonté de n’oublier personne…) : les bâtiments sont donc rénovés progressivement sur plusieurs années (ex : changement d’une partie des fenêtres en 2015, changement de chaudière en 2017…)

Le programme EuroPHit est coordonné par le Passivhaus Institut, et issu de l’expérience des rénovations labellisées passives. Il a pour but de créer un parcours de rénovation cohérent sur plusieurs années pour atteindre à terme le niveau Passivhaus en rénovation, tout en intégrant cette contrainte d’étalement des investissements sur le temps. Il s’agit ainsi d’élaborer un modèle économique, de définir des critères de certification pour les rénovations par étapes,  et d’intégrer le phasage annuel des opérations dans le moteur de calcul PHPP.

Ce programme permet d’investir au plus juste, en s’assurant que chaque étape du parcours de rénovation prévue est compatible et cohérente avec les étapes suivantes, et permettra bien à terme d’atteindre le niveau Passivhaus : compatibilité des techniques et matériaux utilisés, durée de vie des équipements…

Plusieurs maitres d’ouvrage en Europe ont participé à ce programme, à l’image du bailleur social SIA Habitat (Pas de Calais) qui a mis en place un cercle vertueux de rénovations sur ses 8000 logements sans surcoût pour les locataires : les économies sur les charges des locataires effectuées chaque année serviront à financer les travaux des années suivantes.

 

a-savoirDepuis le 1er Janvier 2015, la Réglementation Thermique 2012 a subi quelques changements sur les extensions de maisons individuelles. Si votre permis de construire a été déposé après cette date, votre projet peut ne plus être soumis à la RT2012. Voici les cas qui vous exonèrent de cette réglementation :

  • Si votre extension a une surface de plancher (Surface Thermique selon RT2012) inférieure à 50m², alors votre construction est soumise uniquement à la RT dans l’existant dite « élément par élément », et plus à la RT2012. Cette règlementation ne nécessite pas d’étude thermique du projet ; elle définit des exigences unitaires de performance des matériaux et équipements (par exemple la résistance thermique des murs), qui sont inférieures à la RT2012.
  • Si votre extension est comprise entre 50 et 100m², alors le projet est soumis à quelques critères comme le besoin bioclimatique (Bbio), une surface vitrée minimum et la pose d’une régulation de chauffage.
  • Au-delà de 100m², la RT2012 redevient la réglementation à appliquer.

Malgré ces assouplissements règlementaires, il reste indispensable de penser et optimiser la performance énergétique dans le cadre des projets d’extension. En effet, plus la conception bioclimatique et l’isolation sont pensés en amont, moins la facture énergétique sera chère et plus le confort sera assuré.

Pour vous assurer de l’utilisation de la bonne réglementation thermique selon votre projet, vous pouvez contacter un bureau d’étude thermique spécialisé ou votre Conseiller Info-Energie à l’Agence Locale de l’Energie du Pays de Saint-Brieuc.