Conseil en Energie Partagé

La voiture électrique

Après une petite pause estivale, les Tutos de l’ALEC sont de retour avec un nouveau numéro sur la voiture électrique.
Fonctionnement, recharge, coût, test d’accélération… notre pilote Baptiste vous donne quelques clés pour en savoir plus sur les véhicules électriques.

Attachez bien vos ceintures !

Le jeu : Mémobilité, une nouvelle version du memory

Téléchargez et imprimez le jeu pour jouer avec Baptiste sur le thème des moyens de transport !

Quelques liens pour aller + loin :

Centrale photovoltaïque de la salle omnisport de Langueux, 45kWc en autoconsommation (2019)

L’Agence Locale de L’Énergie et du Climat Montpellier Métropole a regroupé toutes les informations liées au photovoltaïque, à la production d’électricité et à l’autoconsommation sur une page dédiée de son site internet.

Ainsi, les principales nouveautés 2020 du photovoltaïque pour les collectivités sont :

  • Obligation d’équiper de dispositifs de production d’énergie renouvelable ou de végétaliser les nouvelles constructions de plus de 1000 m2 d’emprise au sol dédiées à une exploitation commerciale, un usage industriel ou artisanal ou au stationnement public couvert, et ceci sur 30 % de la surface de leur toiture ou des ombrières de parking créées.
  • Maintien de l’exonération de taxe foncière pour les bâtiments publics en cas d’installation photovoltaïque en toiture.
  • Participation ouverte au financement et à la gouvernance de projets photovoltaïques, notamment citoyens. En effet, les collectivités peuvent investir dans des Sociétés Locales de Projets en participant au capital ou en effectuant un apport en Compte Courant d’Associé. Cet apport ne doit pas dépasser 4 ans, au-delà de cette durée, il doit être remboursé ou incorporé au capital social.
  • Maille géographique des projets d’autoconsommations collectives étendue à 2km de rayon et puissance maximale rehaussée à 3MWc.

Les conseillers de l’Agence Locale de l’Énergie et du Climat du Pays de Saint-Brieuc peuvent étudier votre projet photovoltaïque, que vous soyez une collectivité, un particulier, ou une entreprise.

Pour en savoir +

Le ministère de la Transition écologique a publié, au Journal officiel, l’arrêté « coup de pouce », lié aux certificats d’économies d’énergie (CEE), permettant d’accompagner financièrement le changement des chaudières à énergies fossiles dans les bâtiments tertiaires.

Ce dispositif dont la vocation est d’inciter les acteurs à s’orienter vers les énergies renouvelables et les équipements les plus performants, correspond en fait à une bonification de plusieurs actions d’économies d’énergie engagées d’ici à fin 2021, avec des travaux réalisés avant fin 2022. Le demandeur doit en outre être signataire de la charte d’engagement « Coup de pouce Chauffage des bâtiments tertiaires ».

Les opérations d’économies d’énergie bonifiées sont l’installation :

  • d’une chaudière collective à haute performance énergétique,
  • d’une pompe à chaleur (PAC)
  • d’une chaudière biomasse ou d’un raccordement à un réseau de chaleur dans les bâtiments tertiaires

Ces opérations visent le remplacement des équipements non performants (toute technologie autre qu’à condensation) fonctionnant aux énergies fossiles (charbon, fioul ou gaz). Des coefficients de bonification des CEE sont mis en place et vont de 1,3, lors du recours à une pompe à chaleur à absorption ou à moteur gaz en remplacement d’une chaudière à gaz, à 4 pour une chaudière biomasse ou pompe à chaleur en remplacement d’une chaudière fioul. À noter, grâce à ce dispositif, le retour d’une fiche standardisée (BAT-TH-157) pour la mise en place d’une chaudière collective biomasse qui avait été supprimée pour le tertiaire il y a quelques années.

Ce type de remplacement doit être l’occasion de réfléchir aux besoins, à l’approvisionnement en énergie et au dimensionnement de l’installation. Cela peut également être le moment de se questionner sur la qualité thermique du bâtiment. En effet, des aides financières de cette nature permettent de limiter le budget à consacrer au système de chauffage. Cela dégage des marges de manœuvre pour envisager ou augmenter l’investissement pour l’isolation du bâtiment et ainsi améliorer le confort des occupants.

Si des travaux d’isolation ont été réalisés récemment, on peut alors en profiter pour faire une étude de dimensionnement en les intégrant et réaliser un désembouage/équilibrage du réseau pour optimiser ses performances !

N’hésitez pas à vous rapprocher de votre conseiller de l’ALEC pour évoquer un projet de cette nature.

Pour aller en savoir + :

Depuis plusieurs années, le SDE 22 porte un groupement d’achat pour la fourniture d’énergie des collectivités. Le 26 mai dernier, la commission d’appel d’offre du SDE 22 s’est réunie pour attribuer le lot 4 dédié aux tarifs bleus (petites puissances < à 36 kVA). Ce marché lancé pour répondre à la fin des tarifs réglementés de vente (TRV), qui sera effective le 1er janvier 2021, débutera à compter du 1er septembre 2020. Il est conclu pour une durée de 16 mois et se terminera le 31 décembre 2021.

Plusieurs fournisseurs étaient en lice (EDF, ENGIE, PLUM, TOTAL-DIRECT ENERGIE), et c’est finalement l’opérateur historique EDF qui a remporté le marché grâce aux meilleurs prix (fermes sur la durée du marché) et à une bonne note technique. Comme pour les autres marchés du SDE 22, les communes auront la possibilité de « verdir » leurs contrats en souscrivant une part de garantie d’origine renouvelable. Toutefois, le choix doit être fait rapidement pour laisser à l’opérateur la possibilité de commander les volumes nécessaires.

Dans le cadre de ce nouveau marché, pour les comptages équipés de Linky, la tarification pourra être modifiée avec l’ajout d’une saisonnalité (heures creuses / heures pleines, été et hiver) à l’instar de ce qui se pratique sur les tarifs jaunes (C4 moyennes puissances entre 36 et 250 kVA).

À titre indicatif, le SDE a calculé la différence de prix entre le TRV et l’offre d’EDF à partir de deux profils témoins :
Tarif de base 36 KVA, consommation de 30 MWH / an
→ 3% de gain pour l’offre EDF
Tarif de base 6 KVA, consommation de 4 MWH / an
→ 11% de gain  pour l’offre EDF

photo compteur linky
Photo © Sciences & Avenir

À noter également que les tarifs EJP et TEMPO ne seront plus maintenus et remplacés par une des 3 grilles tarifaires, la plus avantageuse. Pour ces deux tarifs, les simulations font également apparaitre un gain alors que les consommations en période rouge TEMPO et de pointe EJP ont été effacées.

Enfin, le contexte COVID aura pu empêcher certaines collectivités de se positionner sur ce marché. En fonction du nombre de contrats concernés, un second marché pourra être proposé par le SDE dans le courant du mois de septembre.

Dans un communiqué de presse du 19 novembre 2019, l’ADEME publie les résultats de l’étude quinquennale « Dépenses énergétiques des collectivités locales » sur les consommations, les émissions de CO2, les dépenses énergétiques des communes et de leurs groupements à fiscalité propre pour leur patrimoine.

Cette étude, réalisée en partenariat avec la Caisse des Dépôts, la Fédération nationale des collectivités concédantes et régies (FNCCR), l’Association des Ingénieurs Territoriaux de France (AITF) et le réseau des CEP (Conseillers en Énergie Partagés), a pour principaux objectifs de connaître les consommations et les dépenses d’énergie en 2017, les émissions de CO2 associées, et d’apprécier l’évolution des consommations du patrimoine de ces collectivités locales en 5 ans (2012-2017).

Elle constate que même si la baisse du prix de l’énergie et l’augmentation de la concurrence ont permis une baisse des factures conjoncturelle de 5% sur la période 2012-2017, les consommations d’énergie ont, elles, augmenté de 4%.

En 2017, la consommation d’énergie des collectivités incluses dans le périmètre de l’étude est de 39,7 TWh se répartissant entre : 75% pour le bâtiment, 11% pour l’éclairage public, 8% pour la gestion des déchets et de l’eau et 6% pour les carburants. Les émissions de CO2 liées à ces consommations énergétiques atteignent les 6 millions de tonnes de CO2 en 2017, soit en moyenne 152 g de CO2 /kWh.

  • En savoir plus

Synthèse de l’ADEME :
Dépenses énergétique des collectivités locales : état des lieux en 2017