conférence

Le 9 juin dernier, à l’invitation de l’Agence Locale de l’Energie et du Climat et du réseau Taranis, un ambassadeur de l’association négaWatt est venu présenter le tout dernier scénario conçu par les experts négaWatt. La conférence était organisée en partenariat avec Saint-Brieuc Armor Agglomération et avec Lamballe Terre & Mer, les deux intercommunalités étant labellisées « Territoire à Energie Positive » et porteuses d’un projet de Plan Climat Air Energie .

Le scénario négaWatt, établi à l’échelle nationale, présente la trajectoire à suivre d’ici à 2050 pour diviser par deux les consommations d’énergie, couvrir 100% des besoins énergétiques résiduels avec des énergies renouvelables, et ainsi diviser par 7 les émissions de gaz à effet de serre.

Il s’articule avec un autre exercice prospectif, baptisé Afterres 2050, et qui traite lui de l’évolution de l’assiette alimentaire et des pratiques culturales. Afterres démontre comment on peut garantir la sécurité alimentaire, tout en permettant le développement des matériaux biosourcés (pour le bâtiment et pour l’industrie) et des bioénergies.

Au final, en tenant compte des puits de carbone constitués par les terres et les forêts françaises, la mise en œuvre du scénario négaWatt permet d’atteindre la neutralité carbone en 2050 : les émissions annuelles résiduelles sont intégralement compensées par le stockage de carbone.

La présentation démontre d’abord que la transition énergétique n’est plus une lubie, mais une réalité déjà bien engagée : les consommations d’énergie ont commencé à baisser en France ; les émissions mondiales de gaz à effet de serre se stabilisent ; et les investissements mondiaux dans les énergies renouvelables ont dépassé les investissements dans les autres formes d’énergie ; les exercices de transition énergétique et de planification 100% renouvelable se multiplient partout dans le monde, à toutes les échelles, et démontrent de manière de plus en plus robuste et crédible qu’un monde 100% renouvelable est réaliste.

Il s’agit donc maintenant d’accélérer pour être au rendez-vous des grands objectifs climatiques.

Pour y arriver, une véritable synergie est nécessaire entre tous les acteurs, et à tous les niveaux :

  •  l’Etat et l’Europe, qui fixent un cadre (fiscal et économique notamment) et peuvent instaurer un certain nombre de règlementations et d’incitations décisives
  • les citoyens, habitants et consommateurs, qui par leurs choix (habitat, alimentation, consommation, déplacements…) sont liés à une part importante du bilan énergétique et climatique national
  • les entreprises, qui peuvent mettre en œuvre la réhabilitation thermique performante des bâtiments, développer les énergies renouvelables ou éco-convevoir des produits de consommation courante…
  • les collectivités locales et les territoires, animateurs locaux de la transition énergétique, qui peuvent initier, promouvoir et accompagner ces dynamiques

Les bénéfices collatéraux sont nombreux, que ce soit en termes de qualité de l’air, de précarité énergétique, de sécurité d’approvisionnement ou de création d’emplois.

Les débats ont traité notamment du développement des transports fonctionnant au gaz naturel issu de sources renouvelables, de l’enjeu majeur de la réduction des consommations énergétiques notamment dans les bâtiments et donc du développement des Plateformes de la rénovation de l’habitat, des modifications de comportement sur l’alimentation, du risque pesant sur agriculture dans le contexte de développement important des méthanisateurs, de l’avenir du stockage d’énergie sous forme d’hydrogène, du coût de l’énergie au niveau macro économique et micro économique…

Si vous n’avez pu vous rendre à cet événement, vous pouvez retrouver les éléments du scénario sur :

Un autre site de l’association négaWatt décrypte toutes les idées reçues et apporte plusieurs précisions techniques sur certains points de la transition énergétique : decrypterlenergie.org

Voici le programme de la journée technique du 3 mai 2017, organisée Kerval et l’ALEC , sur la valorisation locale des CSR.

L’inscription à cette journée se fait  en cliquant sur le lien ci-dessous :

https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSfPR3QmkkPWTwuLK2rElXHsBfa-gck4OBoUYITy7h7NEESWNw/viewform?c=0&w=1

réunion des rencontres techniquesLa première rencontre CEP technique de l’année 2016 a eu lieu le 17 mars à l’Espace Lamballe Communauté. Elle était consacrée aux retours d’expériences des différents acteurs  mobilisés dans le cadre des appels à projets « PREBAT » bâtiments performants et a réuni 15 participants.

Depuis 2006, la direction régionale de l’ADEME et la région Bretagne ont soutenu la réalisation de 261 bâtiments à basse consommation dont 100 en tertiaire dans le cadre de ce programme « Bâtiments démonstrateurs ».

Parmi ces 261 bâtiments, 46 ont été instrumentés pour mesurer leur performance énergétique sur 2 ans. Les 2 bâtiments constituant l’Espace Lamballe Communauté, dans l’un desquels s’est déroulée cette rencontre, ont fait l’objet de ces campagnes de mesures.

Cette rencontre avait pour objectif de présenter les retours d’expérience des différents protagonistes de ces projets et cela à travers les présentations suivantes :

  • L’ADEME pour un retour sur le premier appel à projets 2008-2014 ainsi qu’une information sur l’appel à projets Bâtiments Performants 2015-2016 et le Fonds de Soutien à l’Investissement Public Local (FSIPL) par Marie-Pierre Meillan
  • Le CEREMA (Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement) pour un retour sur les campagnes de suivi sur deux ans réalisées sur les projets lauréats et plus particulièrement sur les 2 bâtiments de l’Espace Lamballe Communauté par Didier Meaux et Daniel Abbé
  • La Collectivité avec un retour sur les 4 années de fonctionnement de l’Espace Lamballe Communauté par Pascal Gouttebel (CEP à l’ALE), Sébastien Carré (Responsable Bâtiments) et Christophe Servanin (Conducteur de travaux)

Télécharger les présentations et documents d’information diffusés à cette occasion :

flyer Reseau Breton Bar durable_Page_1Le 2 mars, l’ALE a participé à la rencontre technique organisée par le réseau Breton Bâtiment Durable à Rennes qui portait sur : L’usager, acteur principal de la performance énergétique du bâtiment ?

La première partie de journée portait sur cette question avec l’intervention de différents acteurs. La deuxième partie de la rencontre était axée sur des ateliers de réflexion autour de la mobilisation des usagers.

Vous pourrez trouver le résumé de ces ateliers ainsi que celui des interventions des différents acteurs sur le site du réseau Breton Bâtiment Durable

 

 

Logo_Fondation_Abbé_Pierre.svgLe 28 janvier dernier, l’ALE a participé à la présentation du 21e rapport annuel de la Fondation Abbé Pierre, à Paris. Il y était question de l’état du mal-logement en France, abordé sous deux angles : « le logement, une question de santé publique » et « mixité sociale ou droit au logement ? »

Deux aspects spécifiques sur lesquelles la Fondation souhaitait partager ses inquiétudes et ses propositions.

Les chiffres du mal-logement restent en augmentation avec 3,8 millions de personnes mal logées en France. La Fondation déplore d’abord le fait que l’augmentation des besoins se fait en parallèle d’une diminution des dotations. La question de la santé publique est de plus en plus en rapport avec l’état du logement. Une étude montre notamment qu’on retrouve plus de pathologies chez les ménages en situation de précarité énergétique.

De plus, encore aujourd’hui, 44% de personnes se privent de chauffage du fait de factures d’énergie trop élevées.

La question de la mixité sociale et du droit au logement a été débattue avec différents maires l’après-midi, montrant ainsi les dispositions prises au niveau des communes pour favoriser la mixité sociale dans les quartiers.

Cette journée s’est terminée par un nouvel appel de la Fondation aux pouvoirs publics, et ils ont répondu en lui confiant une mission pour aider l’Etat à trouver des solutions qui permettront d’atteindre ses objectifs en matière de politique du logement.

En espérant que les chiffres sur le mal-logement en France aient stoppé leur infernale ascension d’ici l’année prochaine, nous restons en action pour la lutte contre la précarité énergétique sur notre territoire.

Plus d’information sur site de la Fondation Abbé Pierre