ALEC

Le 14 octobre dernier, le Crédit Agricole des Côtes d’Armor a invité l’ALEC du Pays de Saint-Brieuc à animer des ateliers pour leurs conseillères et conseillers Logement. 

Ce partenariat a été initialement formalisé dans le cadre du programme Actimmo, porté par le CLER (réseau pour la transition énergétique), et mis en œuvre par l’ALEC sur le Pays de Saint-Brieuc.
Ce programme avait pour objectif de travailler avec les professionnels de la transaction immobilière afin qu’ils deviennent prescripteurs de la rénovation énergétique performante sur le territoire. S’il est maintenant terminé, le partenariat, lui, perdure. 

Un travail en commun semble évident puisque les conseillères et conseillers Logement du Crédit Agricole sont régulièrement en contact avec des personnes souhaitant rénover leur bien immobilier. Il est donc essentiel qu’ils puissent informer leurs clients de la manière la plus pertinente possible sur leurs projets ou sur les structures qui peuvent les accompagner, comme l’ALEC et l’ensemble des partenaires de l’Espace Info-Habitat, sur Saint-Brieuc Armor Agglomération, et Bonjour Habitat sur Lamballe Terre & Mer. 

L’objectif de ces ateliers du 14 octobre : renforcer le lien entre les conseillères et conseillers Info-Énergie de l’ALEC et les conseillères et conseillers logements du Crédit Agricole, et permettre à ces derniers de monter en compétence sur la rénovation énergétique. Après une rapide présentation de l’ALEC et de ces missions, les échanges ont donc permis de répondre à 3 questions :  

  • Quel est l’accompagnement proposé avec un conseil Info-Énergie à l’ALEC, ou dans les autres structures du département ? 
  • Quels réflexes peuvent avoir les conseillères et conseillers logement face à des projets courants et pourtant délicats de leurs clients ? La pompe à chaleur, les panneaux photovoltaïques, la ventilation ou l’isolation d’un mur en pierre. 

Ces informations ont été distillées à travers plusieurs épreuves en équipe, dynamiques et participatives, afin d’amener des informations techniques et parfois complexes, de manière ludique. « Qui aide qui ? », « Mais ils sont où les conseillers » ou encore « Le ping-pong énergétique » sont autant de défis qu’ont dû relever les 57 conseillères et conseillers Logement formés lors de ces ateliers, afin de pouvoir à leur tour être mieux armés pour aider les habitants et l’ALEC à relever le défi de la transition énergétique de notre territoire. 

L’ensemble des énergies a vu son prix évoluer au cours des derniers mois. En effet, le marché des énergies s’est tendu notamment à cause de la guerre en Ukraine et au peu de disponibilités des centrales nucléaires françaises. Malgré ce contexte, il faut rappeler que, pour les communes, le prix du gaz naturel conclu via le groupement d’achat du SDE22 (syndicat départemental d’énergie), restera fixe jusqu’au 31 décembre 2023. 

Face à ces augmentations, les collectivités devront continuer d’investir dans la sobriété énergétique voire le développement des énergies renouvelables puisque ces investissements deviennent de plus en plus rentables d’un point de vue économique et face à l’urgence climatique. 

Des actions rapides d’économies

En premier lieu, il sera nécessaire de mettre en place des actions rapides d’économies, du type : 

  • Ajuster le fonctionnement des systèmes de chauffage et de ventilation aux horaires d’utilisation des bâtiments 
  • Réfléchir aux possibilités de mutualisation de bâtiment 
  • Réduire la durée de l’éclairage public 
  • Sensibiliser les usagers des bâtiments de la collectivité

Une fois ces premières actions de sobriété mises en place, il est important d’élaborer une stratégie à plus long terme de réduction des consommations d’énergies. Celle-ci passe par le ciblage des bâtiments les plus consommateurs et la détermination des travaux à effectuer. 

Pour aller plus loin

Vous trouverez dans les liens suivants des documents listant les actions (rapides ou stratégiques) possibles : 

Bâtir un plan d’actions avec votre conseiller CEP

Le travail du conseil en énergie partagé permet de bâtir le plan d’actions mais parfois, il est nécessaire d’engager un audit sur certains bâtiments et de réaliser des études plus précises qui permettront de mieux appréhender les travaux les plus pertinents. Ces audits, qui peuvent être mobilisés notamment via le programme ACTEE porté par le SDE22, montreront plusieurs scénarii de travaux permettant d’atteindre des niveaux de performances plus ou moins élevés et faciliteront la rédaction d’un cahier des charges de consultation des entreprises pour la réalisation des travaux. 

En lien avec le SDE22, le CEP vous aidera à lancer les démarches d’audits et vous indiquera les possibilités d’aides financières pour ceux-ci. 

Dans bien des situations, les financeurs tels que l’État (DSIL, DETR, CAF, …) la Région (appel à projet « Bien Vivre en Bretagne », …) solliciteront des études pour le dossier de candidature à leurs aides financières. Ces audits seront alors les bienvenus. 

Avec la réalisation du bilan énergétique du patrimoine de votre commune, votre conseiller CEP vous a transmis un jeu de préconisations permettant de réduire votre consommation. Vous pouvez, dans un premier temps, vous appuyer sur ces éléments pour bâtir votre plan de sobriété. Il peut également vous aider à établir une stratégie de rénovation et vous accompagner dans la recherche de financement. 

En complément de ce jeu de préconisations, votre conseiller va prendre contact avec vous, dans les semaines à venir, pour vous remettre gracieusement (grâce à un financement de l’Ademe Bretagne) un kit d’économies d’énergie, destiné à initier les bonnes pratiques pour les usagers de votre patrimoine (veille des ordinateurs, écrans, température de la pièce, débit de robinet, etc.).

Un bon isolant ne suffit pas à se protéger du froid et du chaud !
L’étanchéité à l’air est elle aussi essentielle pour obtenir un bâtiment réellement performant : pourquoi, comment, avec quelles vérifications et obligations ?
On vous donne des réponses dans notre dernière vidéo :

À plusieurs reprises ces dernières semaines, des personnes habitant l’agglomération de Saint-Brieuc nous ont signalé avoir été démarchées pour des travaux de rénovation énergétique en se faisant passer pour l’ « Ademe de Saint-Brieuc », l’ « Agence pour la transition écologique de Saint-Brieuc », ou encore « Gouvernement Ma Prim Rénov »…

L’ALEC ne fait pas de démarchage téléphonique

Nous rappelons que nous sommes une association à but non lucratif et que notre champ d’action est de conseiller et éclairer les choix des habitants en matière de diminution des consommations d’énergie et/ou de production d’énergie. Nous sommes à la disposition de tous pour répondre aux questions, mais ne pratiquons jamais de démarchage. Notre intervention est gratuite pour les habitants car elle s’intègre dans les politiques portées par Saint-Brieuc Armor Agglomération et Lamballe Terre & Mer (qui nous financent).

Ce type de démarchage est illégal

En effet, le démarchage téléphonique pour des travaux de rénovation énergétique est illégal depuis la loi du 24 juillet 2020. Si vous rencontrez cette situation, nous vous encourageons à faire un signalement sur le site gouvernemental SignalConso.

Surtout ne rien signer

Si vous êtes démarchés, nous vous conseillons de ne rien signer (tout document, même présenté autrement, serait un engagement de votre part). Pour plus d’information, vous pouvez visionner le tuto sur le démarchage, que nous avons produit il y a près d’un an.

Si vous souhaitez des informations neutres, objectives et gratuites, nos conseillers sont à votre écoute, vous pouvez les contacter au 02 96 52 15 70 ou via notre formulaire de contact.

Vous n’êtes sans doute pas passés à côté des nombreux articles sur les évolutions du marché du granulé de bois ces derniers mois. Dans ses dernières notes, Propellet (association nationale des professionnels du chauffage au granulé de bois) explique les problèmes que rencontre la filière et les solutions qui sont en train d’être mises en place pour y remédier.

image ©Propellet

Dans un contexte de crises, sanitaire et géopolitique, plusieurs facteurs compliquent l’approvisionnement et provoquent l’augmentation des prix : accroissement rapide de la demande, difficultés d’approvisionnement international et évènements soudains, cela conduit inévitablement à des tensions.

Si le prix du granulé de bois est fortement impacté par l’augmentation du coût des matières premières, de l’électricité, du transport et de l’emballage, il augmente toutefois moins que les autres énergies et reste très compétitif.
Pour l’association Propellet, la filière du chauffage au granulé de bois est jeune mais solide, et possède une vision à long terme, comme le montre son rythme de développement avec une large couverture sur l’ensemble du territoire. Elle permet une plus grande indépendance énergétique tout en répondant aux enjeux écologiques actuels en termes de baisse d’émissions de gaz à effet de serre.

Le consommateur (entreprise, particulier, collectivité) a également un vrai rôle à jouer dans la réduction de ses consommations d’énergie : réduire les températures de 2°C et bien entretenir ses équipements sont deux actions simples à mettre en pratique pour aller vers davantage de sobriété énergétique.

Pour en savoir plus :