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Depuis le 1er janvier 2013, tous les permis de construire sont soumis à une nouvelle règlementation thermique : la RT 2012. Mais, qu’est-ce qui change ?
Cette nouvelle réglementation s’appuie en partie sur les principes de construction des maisons BBC (Bâtiment Basse Consommation). En pratique, de nouveaux éléments sont pris en compte et vérifiés par une étude thermique (qui doit être jointe à la demande de permis). Cette étude est réalisée par un bureau d’étude thermique et comprend plusieurs critères. Le premier est la conception (orientation du bâtiment, compacité…) et le niveau d’isolation. Ce coefficient s’appelle le Bbio (besoins bioclimatiques). Le second critère correspond à la consommation d’énergie nécessaire pour le chauffage, l’eau chaude sanitaire, le refroidissement, les auxiliaires (ventilation…) et l’éclairage. C’est le Cep. En Bretagne, ce Cep ne doit pas dépasser 55kWh/m².an pour une maison de 120m². Enfin, l’indice Tic (température intérieur de confort) caractérise le confort d’été (pour éviter les surchauffes l’été). La bonne mise en œuvre des matériaux doit être validée par la réalisation d’un test d’étanchéité à l’air. Pour finir, une partie des besoins énergétiques doit être couverte par une énergie renouvelable.

Si vous avez un projet de construction, le conseiller Info-Energie est à votre disposition pour répondre à toutes vos questions de manière objective et gratuite.

Pour aller plus loin, consulter la lettre des Espaces Info-Energie Bretons qui consacre un dossier à cette nouvelle réglementation thermique.


photo ALE du Pays de Saint-Brieuc

Le 27 octobre dernier a été inauguré un nouveau parc éolien terrestre à Lamballe. C’est l’occasion pour nous de faire un petit point sur cette technologie que l’on voit fleurir sur notre territoire. Rappelons tout d’abord que ces grands moulins servent à capter l’énergie du vent pour la transformer, à l’aide d’un alternateur, en énergie électrique. Cette électricité est ensuite injectée dans le réseau qui alimente tous les bâtiments. La production par des éoliennes n’est pas négligeable en Bretagne et s’intensifiera pour respecter les objectifs du Pacte électrique breton. En effet, ce pacte, signé notamment par l’Etat et la région Bretagne, prévoit de multiplier par 4 la production d’électricité d’origine renouvelable en Bretagne. L’éolien terrestre y prendra sa place au côté d’autres énergies comme l’éolien offshore, le photovoltaïque, la biomasse… A notre échelle, nous pouvons également soutenir les énergies renouvelables par exemple en investissant dans un projet d’énergie citoyenne. Le principe est de regrouper des personnes ayant un potentiel d’investissement (même petit : 100€) et de monter un projet d’installation d’énergie renouvelable. Le réseau breton Taranis recense toutes ces initiatives sur son site internet : www.reseau-taranis.fr. Vous pourrez trouver à l’ALE des compléments d’information.

L’Agence de l’Environnement et de la Maitrise de l’Energie (Ademe) vient de publier son baromètre annuel du comportement des Français face à la performance énergétique de leur logement.

© Ademe

Malgré une prise en compte plus importante de l’efficacité énergétique des logements lors de l’achat ou de la location de leur logement (cf enquête TNS-Sofres, janv 2012), en 2011, les Français ont moins investi dans les économies d’énergie.

Crise financière versus crise énergétique ?
Ce baromètre a été établi à partir d’une enquête réalisée auprès de 10 000 ménages. Ce travail montre, sans surprise, que la facture énergétique moyenne des Français est à la hausse avec une dépense annuelle moyenne en 2010 de 1368 € contre 1394 € en 2011. Pratiquement la moitié des foyers interrogés (48%) considèrent que la part de l’énergie dans leur budget est trop importante. De ce fait, 63% d’entre eux évoquent l’augmentation du prix des énergies comme motivation première pour réduire leur consommation d’énergie. En ce sens, la crise financière pourrait être vue comme un accélérateur pour la maîtrise de la demande énergétique.
Mais tout n’est pas si simple. Cette crise a également pour conséquence de limiter le pouvoir d’achat des ménages et leur capacité d’investissement. La part des travaux réalisés est donc en repli par rapport aux années précédentes : 12,8% en 2011 contre 14,4% en 2010 (et 14,8% en 2009). La répartition de ces travaux est également en évolution avec une diminution des travaux sur le bâti (isolation de la toiture, des murs, des fenêtres…) qui passe de 72,5% en 2010 à 66,4% en 2011 au profit des interventions sur le chauffage avec 27,5% en 2010 et 33,6% en 2011.

L’accompagnement financier et technique au niveau national n’est pas toujours décisif.
Les aides mises en place par l’Etat, le crédit d’impôt développement durable et l’Eco-Prêt à taux zéro, n’ont plus le même impact pour déclencher les travaux. Cela va de pair avec une diminution du taux du crédit d’impôt et une baisse significative de la connaissance de l’Eco-Prêt à taux zéro (40% de notoriété contre 54% en 2010).
Concernant l’information des ménages, le vecteur privilégié est le recours aux professionnels (47% des foyers interrogés) alors que seulement 4% on fait appel aux Espaces Info-Energie (conseils techniques et financiers, neutres, objectifs et gratuits).
Pour réaliser les objectifs européens de 20% d’amélioration d’efficacité énergétique et de 20% de diminution des gaz à effet de serre d’ici 2020, il faudra notamment améliorer la notoriété des Espaces Info-Energie qui peuvent aider les particuliers à choisir les travaux les plus efficaces et à bénéficier des aides financières nationales et locales. Sur notre territoire, l’Espace Info-Energie du Pays de Saint-Brieuc a permis de générer 1 036 107 € d’investissement et d’économiser 378 Tonnes équivalent CO2 soit l’équivalent de la consommation d’une voiture qui aurait fait 67 tours du monde. Ces chiffres sont à retrouver dans le rapport d’activité de l’ALE.

Comme les grandes, les petites éoliennes produisent de l’électricité grâce à l’énergie du vent. Elles peuvent être installées sur un mât ou fixées au pignon d’une maison. Ce système de production d’électricité verte se développe rapidement depuis quelques temps, mais des dérives sont observées. En effet, le taux de crédit d’impôt intéressant booste artificiellement le développement de nombreuses d’entreprises. Avant de s’engager, quelques éléments sont importants à vérifier.
© Ademe / Hippocampe

En dessous de 12 mètres de haut, il n’y a pas de démarche administrative à faire. Seules les règles d’urbanisme et de relations de bon voisinage s’appliquent. Cela simplifie considérablement l’installation de ces machines et il n’existe aucune limitation du nombre de petites éoliennes qui peuvent être installées sur un territoire (sauf si les documents d’urbanisme locaux le stipulent, c’est à vérifier auprès de la mairie).

Le tarif d’achat de l’électricité produite par ce type de machine est relativement bas (8cts d’euros le kiloWatt/heure) et en dessous du coût moyen de l’électricité (12 cts d’euros  le kiloWatt/heure). Dans ces conditions, dans la grande majorité des cas, l’énergie produite est auto-consommée c’est-à-dire que la production est utilisée directement par les appareils électriques de la maison. Cela implique qu’il faut adapter la puissance (et donc la taille) de l’éolienne aux besoins de la maison. En conséquence, la plupart du temps, la machines proposées sont de moins de 2000 Watts.

Une rentabilité à discuter…
La production de l’éolienne dépendra essentiellement de deux facteurs : le niveau de vent (et sa régularité) et la qualité de l’installation.
Dans les Côtes d’Armor, d’après le cahier technique du schéma régional éolien (datant de 2006), à 40 mètres de haut, les vents moyens mesurés n’excèdent pas 7m/s. Plus l’éolienne sera haute, plus le vent sera fort et régulier. Hors, une petite éolienne (sur mât ou sur pignon) ne sera pas installée à plus de 12 mètres de haut. De plus, pour qu’un vent soit régulier, il ne faut pas qu’il rencontre d’obstacle que sont, par exemple, les arbres, les murs, les habitations… Plus l’éolienne se trouvera éloignée de ces obstacles, moins le vent sera perturbé et mieux l’éolienne produira.
Dans ces conditions, nous pouvons faire une approximation de la production annuelle attendue qui sera de l’ordre de 1000 à 1500 kiloWatt/heure. Si cette électricité est consommée sur place, cela représente une baisse de 120 € à 180 € sur la facture annuelle.

Pour accompagner le développement de cette filière de production d’énergie renouvelable, l’Etat a mis en place un crédit d’impôts (appelé crédit d’impôt développement durable). Il est de 32% du prix d’achat de l’éolienne (sans prendre en compte le coût de la main d’œuvre et des autres équipements type onduleur…). Ce taux peut monter à 40% si, en plus de l’installation d’une éolienne, d’autres travaux sont réalisés sur le logement (ex : isolation des murs ou de la toiture…). Mais, même avec cette aide de l’Etat, ce genre d’opération n’est réellement rentable que dans les cas d’impossibilité de raccordement du logement au réseau d’électricité. 

Néanmoins, l’installation d’une petite éolienne, lorsque les conditions de vents sont optimum, est une démarche citoyenne qui va dans le bon sens en permettant de soulager le réseau et de consommer une électricité locale produite par une énergie propre.

Depuis le 1er juillet 2007, nous pouvons tous choisir notre fournisseur d’énergie (électricité et gaz). Pour se décider, nous avons maintenant plus d’informations à notre disposition et les critères ne manquent pas : coût du kiloWatt/heure, origine de l’énergie, abonnement…

© Ademe / Hippocampe

L’ouverture du marché de l’énergie est plus large que la possibilité du particulier de choisir son fournisseur. Elle permet également l’installation de producteurs et de fournisseurs et le droit d’accès au réseau de transport et de distribution de l’énergie pour tous les utilisateurs.

Jusqu’en 2007, pour alimenter nos logements en électricité et en gaz, nous n’avions que deux interlocuteurs possibles (sauf exception) : EDF pour l’électricité et GDF Suez pour le gaz. Aujourd’hui, ils sont plusieurs dizaines. Ce qui signifie que nous pouvons voire même, que nous devons, comparer les propositions. Les opérateurs historiques sont toujours présents, mais ils peuvent maintenant proposer plusieurs tarifs soumis ou non à une régulation de l’Etat. En effet, sont appelés « tarifs réglementés » les prix du gaz et de l’électricité fixés par l’Etat. Ces tarifs réglementés ne sont proposés que par les opérateurs historiques. Evidemment, ce n’est pas parce que l’on change d’opérateur ou d’offre, que la qualité de l’énergie est différente. Ce sont uniquement les contrats qui diffèrent.

Pourquoi changer de fournisseur ?
Chaque fournisseur peut avoir des spécificités : un prix d’abonnement moins cher, une énergie d’origine renouvelable, un prix du kiloWatt/heure plus faible… Ces spécificités permettent d’avoir une offre qui correspond au mieux à nos besoins et/ou à notre idéal. Je peux, par exemple, choisir de soutenir le développement des énergies renouvelables en souscrivant une offre chez un fournisseur qui me garantit que l’énergie que je consomme est 100% d’origine renouvelable…

Ce qui ne change pas…
Sur ma facture d’énergie, il y a trois postes : les taxes (30% de ma facture), l’acheminement de l’énergie (33% de ma facture) et la fourniture de l’énergie (la quantité d’énergie que je consomme). Seul le dernier poste peut changer en fonction de mon fournisseur. Les deux premiers sont fixés par l’Etat et applicable sur l’ensemble du territoire français.

Les aides à la décision
Evidemment, tout cela demande de s’informer. Heureusement, nous ne sommes pas seul face à cela. Le médiateur national de l’énergie a créé spécifiquement un site internet qui présente les possibilités, les démarches et permet de comparer les offres et les fournisseurs : www.energie-info.fr. Les Espaces Info-Energie peuvent aussi aider par l’analyse en amont de nos factures d’énergie et le décryptage des offres.

Pour aller plus loin :
guide pratique du marché de l’électricité et du gaz édité par le Médiateur de l’énergie.