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 Votre Agence Locale de l’Energie part en vacances, elle sera donc fermée la semaine du 13 au 17 août. Pendant cette période, les appels pour le Conseiller Info-Energie seront redirigés vers un autre Espace Info-Energie breton.
Il sera toujours possible de nous laisser des messages sur notre répondeur téléphonique ou nos boîtes mail et nous en prendrons connaissance dès notre retour le lundi 21 août.

Profitez de la période estivale pour faire des économies et retrouvez quelques conseils sur l’article « Economiser de l’énergie pendant vos vacances« .

Les modes d’éclairage ont changé. Quels sont les nouveaux critères ? Comment faire son choix ? Voici quelques éléments de réponse.

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Lorsque, il y a quelques temps, nous devions changer une lampe, on ne se posait pas beaucoup de question : j’avais une 100 W, je reprenais une 100 W… Aujourd’hui, nous avons le choix ! Et cela nous permet notamment de mieux adapter notre éclairage à nos besoins et de faire des économies d’énergie.

Par quoi remplacer ma lampe à incandescence de 60 W ?
En incandescence, nous nous fiions à la puissance (ex : 60 W) pour connaître l’intensité de l’éclairage. Cette notion n’est plus suffisante avec les lampes basse consommation (lampe fluo compactes ou LED). L’information sera donnée par le « flux lumineux » exprimée en lumens. Cette mesure existait déjà, mais elle n’était pas accessible aux consommateurs.
Par exemple, ma lampe à incandescence de 60W émettait 750 lumens. Pour avoir l’équivalent en Lampe Fluo compacte (LFC), j’en prends une de 15W.

Et la couleur de la lumière, ça compte !
Si les premières Lampes basse consommation (LBC) émettaient une couleur assez blanche, aujourd’hui, on trouve de tout. Cette couleur de la lumière est exprimée en « température de couleur » (unité : « Kelvin » ou K). Pour retrouver la couleur qu’émettaient les lampes à incandescence, il faut choisir une lampe dont la température de couleur est entre 2700 K et 3000 K. Au dessus de 4000 K, la lumière tend vers la couleur blanche puis bleue.

Savoir lire l’étiquetage…
Beaucoup d’informations complémentaires sont maintenant inscrites sur les étiquettes des lampes fluo compactes (il n’y a pas encore d’obligation pour les LEDs) comme la classe énergétique (de A à G), la durée de vie (en heures d’éclairage), la puissance (en Watt), le flux lumineux (en Lumens), la température de couleur (en Kelvin). Et puis, apparaissent d’autres critères :
. l’indice IRC noté de 0 à 100 (cf image) qui donne la capacité de la lampe à restituer les couleurs naturelles et manière durable dans le temps (0 = faible capacité, 100 = bonne capacité)
. le temps d’allumage (temps qu’il faut pour que la lampe émette 60% du flux lumineux indiqué sur l’emballage), aujourd’hui, le temps d’allumage des LBC a énormément diminué (et pour les LEDs c’est quasi instantané !)
. le nombre de cycle d’allumage et d’extinction
. la capacité de la lampe à être sur un variateur ou en extérieur…

Les petits trucs en plus
La forme de l’ampoule peut avoir son importance. Par exemple, dans une cuisine, les ampoules ont tendances à se couvrir d’un film de graisse et de poussière. Afin de pouvoir les nettoyer (et donc de conserver toute son efficacité), il est conseillé d’opter pour une ampoule de forme ronde plutôt qu’un tube enroulé qui ne sera pas facilement lavable.
Dans un couloir ou un endroit de passage, le principal critère de choix peut être le nombre de cycle d’allumage et d’extinction. Ce sera ce nombre qui déterminera la durée de vie de la lampe. A l’inverse, dans une pièce de vie (comme le salon), la durée de vie de la lampe sera contrainte par le temps d’éclairage.

Plus d’informations en contactant votre conseiller Info-Energie ou en téléchargeant le guide de l’Ademe « Bien choisir son éclairage » ou son avis technique.

L’Europe a soulevé la question de savoir si les pompes à chaleur sont un source directe d’énergie renouvelable. Et la réponse est « non, mais oui »…

Fonctionnement d’une pompe à chaleur – © Ademe / Hippocampe

Principe de fonctionnement
La pompe à chaleur permet de récupérer les calories ambiantes (dans l’air, le sol ou l’eau) et de les transférer à un fluide en les concentrant. Pour faire simple, avec de l’eau à 13°C, elle fait de l’eau à 50°C ou 60°C ! Sur le principe c’est extrêmement intéressant. Mais cette concentration en calories ne se fait pas sans une certaine dépense d’énergie liée au fonctionnement de pompes et ventilateurs notamment.

Les coefficients
Afin de se rendre compte de l’efficacité des pompes à chaleur et de pouvoir les comparer entre elles, deux coefficients ont été créés : le coefficient de performance (CoP) et le coefficient moyen annuel d’exploitation (CoE). Le CoP est un calcul standardisé qui permet connaître la dépense énergétique nécessaire en fonction d’une température ambiante définie (en général +7°C pour l’air) et d’une température de sortie de l’eau fixée également (en général +35°C pour alimenter un plancher chauffant). Prenons un exemple : une pompe à chaleur Aérothermique (ou air-eau) alimentée à l’électricité affichant un CoP de 4. Cela signifie que la pompe à chaleur va consommer 1kWh d’électricité pour produire 4kWh de chaleur dans des conditions de température d’air extérieur de 7°C et pour alimenter un plancher chauffant avec de l’eau à 35°C. Le CoP sera d’autant plus élevé que l’écart entre la température de l’air et celle de l’eau de chauffage sera faible.
Changeons maintenant un petit peu les paramètres pour se rapprocher des conditions réelles. Imaginons une période hivernale un peu plus fraîche avec une température de l’air qui tombe à 0°C. Le Cop peut alors descendre en dessous de 3, soit une consommation de 1kWh d’électricité pour une production de chaleur inférieure à 3 kWh. (Vous pouvez retrouver les CoP des pompes à chaleur certifiées NF sur le site internet de Certita, organisme de certification). Ces variations saisonnières sont donc à prendre en compte lors du choix d’un appareil. Pour cela, une Directive européenne (Energies renouvelables 2009/28) définit le Coefficient moyen annuel d’exploitation ou CoE. Celui-ci décrit le rendement réel d’un appareil au court de l’année entière.

Pompe à chaleur et énergie renouvelable
C’est grâce à ce dernier coefficient que l’Europe classe ou non les pompes à chaleur en énergie renouvelable. Pour une pompe à chaleur alimentée à l’électricité, il faut que le CoE soit au minimum de 2,9 pour qu’elle soit considérée comme une énergie renouvelable directe. Dans les autres cas, elle est décrite comme un outil favorisant certaines énergies renouvelables. Donc une pompe à chaleur ne doit pas systématiquement être considérée comme une énergie renouvelable ! Malheureusement, aujourd’hui, ce coefficient moyen annuel d’exploitation n’est pas mentionné dans les documents de présentation des appareils. La Commission Européenne a jusqu’au 1er janvier 2013 pour donner aux Etats membres les modalités de calcul de ce coefficient en fonction des conditions climatiques.

Si vous souhaitez installer une pompe à chaleur, n’oublier pas que votre Conseiller Info-Energie peut vous accompagner pour décrypter ces informations.

sources : CLER Infos
Plus d’informations :
. guide de l’Ademe « les pompes à chaleur« 
. fiche pratique des Espaces Info-Energie bretons « les pompes à chaleur électriques« 
. rubrique « Comment ça marche » de Qualit ENR

D’après une enquête TNS-Sofres de janvier 2012, les français prennent de plus en compte l’efficacité énergétique des bâtiments lors de l’achat ou de la location.
Cette enquête a été mené auprès de ménages, d’agents immobilier et de notaires. Les résultats montrent un intérêt croissant des acheteurs ou locataires potentiels pour le Diagnostic de Performance Energétique (DPE). Ce constat peut être attribué à deux facteurs principaux :
. l’obligation d’affichage de l’étiquette énergétique sur les offres de vente ou de location
. l’augmentation du prix des énergies.

Une étude de l’ADEME, en partenariat avec le CSTB et le Cired, réalisée par le cabinet Artelia, a cherché à définir la « valeur verte » dans l’immobilier. Cette notion prend notamment en compte l’efficacité énergétique des bâtiments. Il en ressort que 2/3 des personnes interrogées estiment que la performance énergétique sera désormais à prendre en compte dans le choix d’un logement.

En d’autres termes, le marché commence à intégrer la performance énergétique dans les éléments contribuant à l’établissement du prix d’un logement.
Votre Conseiller Info-Energie peut vous accompagner dans vos projets de construction ou de rénovation pour minimiser leurs besoins énergies.

plus d’informations sur le n°32 de Stratégies & études

Vous partez en vacances ? En faisant vos valises, pensez aux économies d’énergie que vous pouvez faire chez vous pendant votre absence.

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En votre absence, presque tous les appareils restés branchés vont continuer à consommer. Vous savez, toutes les petites lumières qui restent allumées alors que l’appareil est éteint, tout cela consomme. Et les chargeurs ou transformateurs qui restent sur la prise, ils utilisent en permanence de l’électricité ! Profitez de vos vacances pour leur faire faire une pause. Avant de partir, pensez à tout débrancher : ordinateur, télévision, chaine HiFi, réveil…

Chez vous, il y a d’autres gros consommateurs : le chauffe-eau, la chaudière, le réfrigérateur, le congélateur… Tous ces appareils représentent une part non négligeable de votre facture d’électricité. Alors avant de partir, débranchez votre chauffe-eau ou votre chaudière et profitez des vacances pour dégivrer votre réfrigérateur et votre congélateur. Saviez-vous qu’un centimètre de givre dans votre réfrigérateur ou congélateur augmente ses consommations de 30% !

Pour aller plus loin pendant vos vacances, vous pouvez aussi choisir un mode de transport moins énergivore, ou des activités plus sobres en énergie. L’Ademe vous propose des conseils pour des vacances plus respectueuses de l’environnement.