Le réseau des Espace Info-Energie bretons s’est élargi depuis sa création en 2001 pour compter aujourd’hui 17 relais de proximité couvrant l’intégralité de la région.

Les 15 conseillers qui animent ces Espaces Info-Energie sont à l’écoute des particuliers pour répondre à toutes les questions sur l’énergie dans le logement : isolation, chauffage, éclairage, équipements et appareils électriques, production d’énergie renouvelable…).

Bilan 2011 : plus de 6800 conseils personnalisés et 12000 foyers sensibilisés
L’ensemble des conseillers a répondu par téléphone, mail ou lors d’entretiens physiques à plus 6 800 questions. 75% des demandes portent sur des projets de rénovation et 25% sur de la construction.

Plus de 38% des personnes qui ont contacté l’Espace Info-Energie ont eu connaissance de son existence par le bouche à oreille. Cette donnée est révélatrice de la qualité du conseil qui y est dispensé.

Les Conseillers ont également une mission de sensibilisation à la problématique énergétique. Pour cela, en 2011, ils ont organisé ou intégré plus de 200 événements (conférence, café citoyen, salon, visite de site exemplaire…) auxquels ont participé plus de 12 000 personnes.

Grâce à l’activité des Espaces Info-Energie bretons 2 300 TeqCO2 (tonne équivalent CO2) ont été économisées et plus de 6,4 millions d’euros de chiffres d’affaires ont été générés dans le bâtiment (calculs réalisés d’après la note de Grégory Chedin du service économique de l’Ademe en avril  2010).

Pour plus d’information :
. téléchargez le rapport d’activité 2011 des Espace Info-Energie bretons
. rendez-vous sur le site des Espaces Info-Energie bretons www.bretagne-energie.fr

Au 1er octobre, le tarif réglementé du gaz augmentera de 2%. Ce sera la troisième augmentation de l’année 2012. Au total le prix du gaz de réseau aura pris près de 10% en un an. Pour limiter l’impact sur nos porte-feuilles de cette hausse, il nous faut diminuer nos consommations.

Principe de fonctionnement d’une chaudière à condensation © Hippocampe/Ademe EIE

Pour faire des économies d’énergie, tous les gestes comptent.

Le chauffage est le premier poste de consommation de gaz dans un logement (65%). Le moindre geste que nous pouvons faire aura donc un impact fort. Parmi ces gestes, nous pouvons citer la fermeture des volets et des rideaux dès que le soleil est couché. Cela permet de diminuer les déperditions par les fenêtres et de réduire la sensation de paroi froide. Le choix des températures de chaque pièce est également déterminant. Il est conseillé de limiter la température du salon et pièces de vie à 19°C et 16°C dans les chambres. Évidemment, ces températures sont indiquées en cas de présence dans la maison. Pendant les périodes d’absence, elles peuvent être diminuées. A titre d’exemple, si je diminue la température de mon salon de 1°C (je passe de 20°C à 19°C), je fais 7% d’économie d’énergie !
Et pour que ma chaudière fonctionne correctement, je dois l’entretenir au moins une fois par an. Cela permet de vérifier qu’elle est bien réglée, que la température de l’eau chaude n’est pas trop élevée… Et hop, encore 8% à 12% d’économie !
La cuisson ne doit pas être oubliée, elle représente 6,5% des consommations d’énergie de mon logement. Alors, lorsque je suis derrière les fourneaux, j’utilise des couvercles sur mes casseroles (30% d’énergie en moins) et j’adapte mon récipient à la taille de mon feu.

L’isolation, un investissement rentable.
Pour diminuer mes consommations de chauffage, au delà des gestes, il y a également des travaux qui peuvent s’avérer rentables notamment l’isolation. En effet, elle permet de limiter à la chaleur de sortir de ma maison. Pour cela, la priorité sera donnée à une bonne isolation de la toiture (environ 30% des déperditions de chaleur), puis les murs (environ 25%), enfin les fenêtres (environ 13%). Mais si j’engage des travaux d’isolation, je dois également penser au renouvellement de l’air qui peut se faire grâce à ventilation mécanique contrôlée (VMC). On peut se demander pourquoi, en faisant sortir de l’air chaud, je fais des économies ? En améliorant l’isolation de mon logement, je le rends plus étanche à l’air. Il y a donc moins de renouvellement et la vapeur d’eau qui se dégage de mes activités (cuisine, douche…) et par ma simple présence (par la respiration, la sueur…) s’accumule dans l’air intérieur. Or, comme nous le savons bien en Bretagne, à température égale, dans un air humide, la sensation de froid est plus importante. Plus l’air est humide et plus nous avons tendance à vouloir augmenter le chauffage.
En isolant ma maison, je peux diviser ma consommation de chauffage par deux voire plus !
Un autre investissement qui peut s’avérer intéressant est le remplacement de la chaudière (si celle-ci est assez ancienne). Dans ce cas, la réflexion sur une chaudière à condensation (cf schéma si ci-dessus) est à prendre en compte ou bien un changement d’énergie pour aller vers celle dont le coût devrait être relativement stable comme le bois par exemple.
Pour toutes ces questions, l’Espace Info-Energie de Saint-Brieuc peut vous aider à faire un bilan de vos consommations, évaluer avec vous les gestes ou les investissement les plus pertinents et vous orienter vers les aides financières existantes. Son conseil est neutre, objectif, gratuit et accessible sur rendez-vous ou par téléphone au 0805 203 205.

pour aller plus loin :
guide Ademe « Chauffage, régulation, eau chaude« .
guides des Espaces Info-Energie Bretons : « Économies d’énergie, des gestes qui comptent« , « La rénovation thermique« , « Les équipements performants dans l’habitat« .

L’Agence de l’Environnement et de la Maitrise de l’Energie (Ademe) vient de publier son baromètre annuel du comportement des Français face à la performance énergétique de leur logement.

© Ademe

Malgré une prise en compte plus importante de l’efficacité énergétique des logements lors de l’achat ou de la location de leur logement (cf enquête TNS-Sofres, janv 2012), en 2011, les Français ont moins investi dans les économies d’énergie.

Crise financière versus crise énergétique ?
Ce baromètre a été établi à partir d’une enquête réalisée auprès de 10 000 ménages. Ce travail montre, sans surprise, que la facture énergétique moyenne des Français est à la hausse avec une dépense annuelle moyenne en 2010 de 1368 € contre 1394 € en 2011. Pratiquement la moitié des foyers interrogés (48%) considèrent que la part de l’énergie dans leur budget est trop importante. De ce fait, 63% d’entre eux évoquent l’augmentation du prix des énergies comme motivation première pour réduire leur consommation d’énergie. En ce sens, la crise financière pourrait être vue comme un accélérateur pour la maîtrise de la demande énergétique.
Mais tout n’est pas si simple. Cette crise a également pour conséquence de limiter le pouvoir d’achat des ménages et leur capacité d’investissement. La part des travaux réalisés est donc en repli par rapport aux années précédentes : 12,8% en 2011 contre 14,4% en 2010 (et 14,8% en 2009). La répartition de ces travaux est également en évolution avec une diminution des travaux sur le bâti (isolation de la toiture, des murs, des fenêtres…) qui passe de 72,5% en 2010 à 66,4% en 2011 au profit des interventions sur le chauffage avec 27,5% en 2010 et 33,6% en 2011.

L’accompagnement financier et technique au niveau national n’est pas toujours décisif.
Les aides mises en place par l’Etat, le crédit d’impôt développement durable et l’Eco-Prêt à taux zéro, n’ont plus le même impact pour déclencher les travaux. Cela va de pair avec une diminution du taux du crédit d’impôt et une baisse significative de la connaissance de l’Eco-Prêt à taux zéro (40% de notoriété contre 54% en 2010).
Concernant l’information des ménages, le vecteur privilégié est le recours aux professionnels (47% des foyers interrogés) alors que seulement 4% on fait appel aux Espaces Info-Energie (conseils techniques et financiers, neutres, objectifs et gratuits).
Pour réaliser les objectifs européens de 20% d’amélioration d’efficacité énergétique et de 20% de diminution des gaz à effet de serre d’ici 2020, il faudra notamment améliorer la notoriété des Espaces Info-Energie qui peuvent aider les particuliers à choisir les travaux les plus efficaces et à bénéficier des aides financières nationales et locales. Sur notre territoire, l’Espace Info-Energie du Pays de Saint-Brieuc a permis de générer 1 036 107 € d’investissement et d’économiser 378 Tonnes équivalent CO2 soit l’équivalent de la consommation d’une voiture qui aurait fait 67 tours du monde. Ces chiffres sont à retrouver dans le rapport d’activité de l’ALE.

Comme les grandes, les petites éoliennes produisent de l’électricité grâce à l’énergie du vent. Elles peuvent être installées sur un mât ou fixées au pignon d’une maison. Ce système de production d’électricité verte se développe rapidement depuis quelques temps, mais des dérives sont observées. En effet, le taux de crédit d’impôt intéressant booste artificiellement le développement de nombreuses d’entreprises. Avant de s’engager, quelques éléments sont importants à vérifier.
© Ademe / Hippocampe

En dessous de 12 mètres de haut, il n’y a pas de démarche administrative à faire. Seules les règles d’urbanisme et de relations de bon voisinage s’appliquent. Cela simplifie considérablement l’installation de ces machines et il n’existe aucune limitation du nombre de petites éoliennes qui peuvent être installées sur un territoire (sauf si les documents d’urbanisme locaux le stipulent, c’est à vérifier auprès de la mairie).

Le tarif d’achat de l’électricité produite par ce type de machine est relativement bas (8cts d’euros le kiloWatt/heure) et en dessous du coût moyen de l’électricité (12 cts d’euros  le kiloWatt/heure). Dans ces conditions, dans la grande majorité des cas, l’énergie produite est auto-consommée c’est-à-dire que la production est utilisée directement par les appareils électriques de la maison. Cela implique qu’il faut adapter la puissance (et donc la taille) de l’éolienne aux besoins de la maison. En conséquence, la plupart du temps, la machines proposées sont de moins de 2000 Watts.

Une rentabilité à discuter…
La production de l’éolienne dépendra essentiellement de deux facteurs : le niveau de vent (et sa régularité) et la qualité de l’installation.
Dans les Côtes d’Armor, d’après le cahier technique du schéma régional éolien (datant de 2006), à 40 mètres de haut, les vents moyens mesurés n’excèdent pas 7m/s. Plus l’éolienne sera haute, plus le vent sera fort et régulier. Hors, une petite éolienne (sur mât ou sur pignon) ne sera pas installée à plus de 12 mètres de haut. De plus, pour qu’un vent soit régulier, il ne faut pas qu’il rencontre d’obstacle que sont, par exemple, les arbres, les murs, les habitations… Plus l’éolienne se trouvera éloignée de ces obstacles, moins le vent sera perturbé et mieux l’éolienne produira.
Dans ces conditions, nous pouvons faire une approximation de la production annuelle attendue qui sera de l’ordre de 1000 à 1500 kiloWatt/heure. Si cette électricité est consommée sur place, cela représente une baisse de 120 € à 180 € sur la facture annuelle.

Pour accompagner le développement de cette filière de production d’énergie renouvelable, l’Etat a mis en place un crédit d’impôts (appelé crédit d’impôt développement durable). Il est de 32% du prix d’achat de l’éolienne (sans prendre en compte le coût de la main d’œuvre et des autres équipements type onduleur…). Ce taux peut monter à 40% si, en plus de l’installation d’une éolienne, d’autres travaux sont réalisés sur le logement (ex : isolation des murs ou de la toiture…). Mais, même avec cette aide de l’Etat, ce genre d’opération n’est réellement rentable que dans les cas d’impossibilité de raccordement du logement au réseau d’électricité. 

Néanmoins, l’installation d’une petite éolienne, lorsque les conditions de vents sont optimum, est une démarche citoyenne qui va dans le bon sens en permettant de soulager le réseau et de consommer une électricité locale produite par une énergie propre.

Depuis le 1er juillet 2007, nous pouvons tous choisir notre fournisseur d’énergie (électricité et gaz). Pour se décider, nous avons maintenant plus d’informations à notre disposition et les critères ne manquent pas : coût du kiloWatt/heure, origine de l’énergie, abonnement…

© Ademe / Hippocampe

L’ouverture du marché de l’énergie est plus large que la possibilité du particulier de choisir son fournisseur. Elle permet également l’installation de producteurs et de fournisseurs et le droit d’accès au réseau de transport et de distribution de l’énergie pour tous les utilisateurs.

Jusqu’en 2007, pour alimenter nos logements en électricité et en gaz, nous n’avions que deux interlocuteurs possibles (sauf exception) : EDF pour l’électricité et GDF Suez pour le gaz. Aujourd’hui, ils sont plusieurs dizaines. Ce qui signifie que nous pouvons voire même, que nous devons, comparer les propositions. Les opérateurs historiques sont toujours présents, mais ils peuvent maintenant proposer plusieurs tarifs soumis ou non à une régulation de l’Etat. En effet, sont appelés « tarifs réglementés » les prix du gaz et de l’électricité fixés par l’Etat. Ces tarifs réglementés ne sont proposés que par les opérateurs historiques. Evidemment, ce n’est pas parce que l’on change d’opérateur ou d’offre, que la qualité de l’énergie est différente. Ce sont uniquement les contrats qui diffèrent.

Pourquoi changer de fournisseur ?
Chaque fournisseur peut avoir des spécificités : un prix d’abonnement moins cher, une énergie d’origine renouvelable, un prix du kiloWatt/heure plus faible… Ces spécificités permettent d’avoir une offre qui correspond au mieux à nos besoins et/ou à notre idéal. Je peux, par exemple, choisir de soutenir le développement des énergies renouvelables en souscrivant une offre chez un fournisseur qui me garantit que l’énergie que je consomme est 100% d’origine renouvelable…

Ce qui ne change pas…
Sur ma facture d’énergie, il y a trois postes : les taxes (30% de ma facture), l’acheminement de l’énergie (33% de ma facture) et la fourniture de l’énergie (la quantité d’énergie que je consomme). Seul le dernier poste peut changer en fonction de mon fournisseur. Les deux premiers sont fixés par l’Etat et applicable sur l’ensemble du territoire français.

Les aides à la décision
Evidemment, tout cela demande de s’informer. Heureusement, nous ne sommes pas seul face à cela. Le médiateur national de l’énergie a créé spécifiquement un site internet qui présente les possibilités, les démarches et permet de comparer les offres et les fournisseurs : www.energie-info.fr. Les Espaces Info-Energie peuvent aussi aider par l’analyse en amont de nos factures d’énergie et le décryptage des offres.

Pour aller plus loin :
guide pratique du marché de l’électricité et du gaz édité par le Médiateur de l’énergie.