étiquette chuaffageA partir du 26 septembre, l’étiquette énergie figurera sur (presque) tous les nouveaux équipements de chauffage. Cela viendra compléter les étiquettes qui ont déjà un impact fort lors de l’achat d’électroménager, d’un logement, d’une voiture.

Dans les logements anciens, le chauffage est le premier poste de consommation énergétique, mais les équipements étaient jusqu’à présent dispensés d’étiquette énergie. Les installateurs devront maintenant faire figurer l’étiquette énergie sur leur devis et la présenter lors de la pose. En plus de cela, ils seront obligés de calculer l’étiquette énergie composée par deux équipements différents (par exemple une chaudière  couplée à un chauffe-eau solaire). Le classement énergétique de chaque équipement sera évalué en fonction de son Efficacité Energétique Saisonnière qui correspond au rendement annuel du système. Cette valeur remplace les rendements et Coefficients de Performance (COP) actuellement utilisés.

Seul bémol de cette nouvelle règle, les radiateurs électriques et les poêles à bois ne sont pas intégrés à cette nouvelle mesure car ces équipements sont considérés comme des chauffages d’appoint par l’Union Européenne. Sauf qu’en France, plus de 30% des logements sont principalement chauffés à l’électricité et qu’il s’agit aujourd’hui de l’énergie la plus coûteuse. On peut donc regretter que les radiateurs électriques soient exclus du dispositif car les consommateurs n’auront pas la possibilité d’évaluer l’impact énergétique que représente l’utilisation de l’électricité pour se chauffer.

La Commission Européenne va devoir fixer des règles strictes pour limiter l’absence et les erreurs d’étiquetage qui sont trop souvent rencontrées aujourd’hui sur les équipements dont l’étiquette énergie est déjà obligatoire.

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