chiffres énergie 2014L’Ademe vient de publier l’édition 2014 des Chiffres clés du climat, de l’air et de l’énergie. Ce rapport montre que le pays s’est engagé dans la bonne direction : l’intensité énergétique finale a diminué de 1,2% entre 2008 et 2013, et les émissions de gaz à effet de serre ont diminué de 12% entre 1990 et 2012. Ces chiffres semblent de bonne augure au regard des objectifs internationaux, notamment ceux qui seront décidés lors de la COP 21 (conférence des Nations Unies sur le changement climatique).

Mais le plus gros reste à faire. 31% des consommations d’énergie primaire sur le territoire national sont encore dues aux pertes liées à la production et la distribution d’énergie (cf diagramme ci-dessous). La recherche d’efficacité dans le secteur de l’énergie, en optimisant le rendement des moyens de production et en rapprochant les lieux de production des lieux de consommation, permettra de diminuer grandement ces pertes.chiffres énergie primaire

 

Lorsque l’on s’attache à l’énergie finale livrée aux consommateurs (c’est-à-dire en retirant ces pertes), ce sont bien les bâtiments (résidentiels et tertiaires) qui sont la principale source de consommation en France (45%), devant les transports (31%) et l’industrie (21%).

Les Conseillers Info-Energie (dédiés aux questions d’énergie dans les logements) et les Conseillers en Energie Partagés (dédiés à l’accompagnement des collectivités) ont pour mission d’aider particuliers et élus à diminuer leurs consommations d’énergie notamment par des travaux de rénovation énergétique des bâtiments ou l’amélioration des équipements. Ce faisant, ils contribuent activement au soutien de l’emploi dans ce secteur d’activité (+40% d’emplois par rapport à 2006 pour l’amélioration des logements). Mais il reste encore énormément de travail sur l’ensemble des logements en France, car 46% d’entre eux présentent une étiquette énergie (issue du diagnostic de performance énergétique) E, F ou G. C’est pourquoi la loi de Transition Energétique actuellement en débat au Parlement prévoit la mise en œuvre d’un vaste chantier de rénovation énergétique du parc résidentiel, de manière à ce que tous les logements énergivores (étiquettes F et G) aient fait l’objet d’une rénovation thermique d’ici à 2030.