DPE - ALEPSB 2De nombreuses associations françaises le disent depuis longtemps, la précarité énergétique crée ou aggrave les problèmes de santé. En Angleterre, c’est le gouvernement qui l’affirme et met en place des actions fortes pour lutter contre ce phénomène.

Pour cela, le Ministère de la l’Energie et celui de la Santé s’associent pour généraliser une expérimentation qui s’appuie sur les médecins généralistes. Ces derniers sont chargés d’identifier les personnes dont les problèmes de santé sont liés à la précarité énergétique. Ils leur délivrent alors un certificat leur permettant d’accéder à des aides pour l’amélioration de leur logement. Cette expérimentation montre que les bénéficiaires de ce dispositif ont diminué d’un tiers le nombre de leurs visites chez leur praticien.

Les anglais, bien connus pour leur pragmatisme, ont fait quelques calculs. L’investissement dans la rénovation thermique des logements serait moins important que le cumul du surcoût énergétique des logements « passoires » et du coût des dépenses de santé qui y sont liés.

Pour inciter fortement les propriétaires de logements locatifs à engager des travaux, le gouvernement britannique interdira, d’ici à 2018, la location de biens si ceux-ci n’ont pas au moins le niveau E des Energy performance certificates (un équivalent de notre Diagnostic de Performance Energétique). Et, d’ici à avril 2016, les locataires pourront demander à leur bailleur d’améliorer leur logement. En contrepartie, le propriétaire pourra faire appel au dispositif de Green Deal. Ce programme prévoit que les travaux soient financés par les économies réalisées par les occupants du logement. En revanche, si le propriétaire n’engage pas de travaux, il devra se justifier.

 

source : Le moniteur