chaudière bois plaquettesL’association Énergies et Avenir vient de publier une étude sur la rénovation énergétique des bâtiments d’enseignement.

Quatre bâtiments types ont été étudiés, représentatifs de la diversité des typologies existantes dans l’enseignement primaire et secondaire. Les simulations réalisées démontrent que la rénovation du système de chauffage est le premier poste d’économies d’énergie. Ce n’est pas vraiment un hasard : l’association Energies et Avenir regroupe justement les professionnels de la filière du chauffage à eau chaude…

D’après ces professionnels donc, la modernisation des systèmes de chauffage permet, à elle seule, de réduire la consommation de 20 à 60% : voilà le changement de chaudière érigé en priorité numéro 1, meilleur compromis entre coûts d’investissement (30 € HT/m²) et gains d’efficacité énergétique (35 %)…

Mais attention : d’abord, en n’intervenant que sur le système de chauffage, le risque est de rendre économiquement non viable toute nouvelle action d’économie, et notamment les travaux d’isolation. C’est ce qu’on appelle « tuer le gisement » d’économies d’énergie sur le bâtiment. Une bonne gestion de patrimoine consisterait plutôt à coupler des travaux rentables sur le lot « chauffage » avec des travaux sur le lot « enveloppe » plus difficilement amortissables, les premiers permettant d’aider à l’amortissement des seconds.

Par ailleurs, la rentabilité dépend bien sûr de la vétusté du système de chauffage existant, de la manière dont il était géré, et de la performance du bâti : dans bien des cas, l’isolation thermique des parois pourra ainsi s’avérer plus intéressante.

De manière générale, une bonne rénovation s’appréhende dans un cadre global, en identifiant l’ensemble des postes à traiter pour entretenir le bâtiment et diminuer ses besoins de chauffage : ainsi, si une réfection de toiture est nécessaire, c’est naturellement l’occasion de revoir l’isolation… Et si c’est le changement de chaudière qui s’impose, il faut aussi réfléchir à l’isolation pour ne pas sur-dimensionner inutilement la puissance du système de chauffage par rapport à la puissance nécessaire si le bâtiment était correctement isolé.

Enfin, sans gros investissement, la conduite et la bonne gestion des chaufferies (isolation des réseaux, équilibrage, gestion des températures, programmation et régulation…) représentent déjà un gisement d’économies très important. Dans le cadre du service de Conseil en Energie Partagé, l’ALE organisera d’ailleurs au mois de novembre 2015 une rencontre technique sur ce thème.

Les établissements d’enseignement représentent plus de 720 000 m2 sur le Pays de Saint-Brieuc, soit 24% du parc tertiaire (20% en France). En 2010, leur consommation totale sur le territoire s’élevait à 142 000 MWh d’énergie primaire, soit l’équivalent de la consommation de 5 600 logements (source : ENERGES).

 

Source : www.lemoniteur.fr